‹ De la connaissance de Dieu et de soi-mêmeChapitre 30 sur 207 · CONCLUSION DB CB CHAPITRB · texte numérisé non relu

CONCLUSION DB CB CHAPITRB

Que si mon ftme connaît la grandeur de Dieu, la connaissance de Dieu m'apprend aussi à juger de la dignité de mon ftme, que je ne voi&41evée que par le pouvoir qu'elle a de s'unir à son auteur, avec le secours de sa grftce.

C'est donc cette partie spirituelle et divine, capable de posséder Dieu, que je dois principalement estimer et cultiver en moi-même. Je dois, par un amour sincère, attacher immuablement mon esprit au père de tous les esprits, c'estrà-dire à Dieu.

Je dois aussi aimer, pour l'amour de lui, ceux à qui il a donné une ftme semblable à la mienne, et qu'il a faits, comme moi, capables de le connaître et de l'aimer.

Car le lien de la société le plus étroit qui puisse être entre les honunes, c'est qu'ils peuvent tous en commun posséder le même bien, qui est Dieu.

Je dois aussi considérer que les autres hommes ont,

comme moi, un corps infirme, si^jet à mille besoins et à mille travaux : ce qui m'oblige à compatir à leurs misères.

Ainsi, je me rends semblable à celui qui m*a fait à son image, en imitant sa bonté. A quoi les princes sont d'autant plus obligés, que Dieu, qui les a établis pour le représenter sur la terre, leur demandera compte des hommes qu'il leur a confiés.

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