‹ De la connaissance de Dieu et de soi-mêmeChapitre 61 sur 207 · CHAPITRE XVn · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVn

Dans les termes oôgatirs , il faut tot:\jours regarder ce qui leur répond

de positif dans Tesprit.

De là s'ensuit qu'en écoutant quelque terme négatif, qui le veut entendre comme il faut doit considérer ce qui lui répond de réel et de positif dans Tesprit : comme pour entendre ce terme iavincibUj il faut considérer, avant toutes choses, ce qui est posé dans ce terme : parce que ce qui est posé, c'est-à-dire une

force supérieure, est le premier, et ce qui fonde Texclusion de la victoire des autres.

Ainsi, quand on dit : Dieu est immuable^ on pourrait croire que ce terme n'enferme rien autre chose qu*une simple exclusion de changement. Mais, au contraire, cette exclusion du changement est fondée sur la plénitude de rètre de Dieu. Parce qu'il est de lui-même, il est toujours, et il est toi\jours ce qu'il est, et ne cesse jamais de Tôtre.

De sorte que le changement, qui est signifié par un terme positif, est plutôt une privation que l'immutabilité : parce qu'être changeant, n'est autre chose qu'une déchéance, pour ainsi parler, de la plénitude d'être, qui fait que celui qui est propr«nent, c'est-à-dire qui est de soi, est toujours le même.

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