‹ De la connaissance de Dieu et de soi-mêmeChapitre 86 sur 207 · CHAPITRE XXXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVIII

Quand on a trouvé TeBsence, et ce qui répond aux idées, on peut dire qu^il est impossible que les choses soient autrement.

Que si cela est une fois posé, il s'ensuit que quand on a trouvé l'essence, c'est-à-dire ce qui répond premièrement et précisément à l'idée, on a trouvé en même temps ce qui ne peut être changé, en sorte qu'il est impossible que la chose soit autrement.

n n'y a pour cela qu'à poser de suite les choses déjà établies. Toute idée a pour objet quelque vérité ; cette vérité est immuable et étemelle, et, comme telle, est l'objet de la science ; cette vérité subsiste éternellement en Dieu,*dans ses idées étemelles, comme les appelle Platon ; dans ses raisons immuables, comme les appelle saint Augustin : et tout cela, c'est Dieu

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mtoie. Il est dono autant imposBible que la vérité qui répond préciaémeni à Tidée change jamais^ qu'il est impossible que Dieu ne soit pas : et ainsi, quand on sera assuré d'avoir démêlé précisément ce qui répond à notre idée, on aura trouvé Tessence invariable des choses, et on pourra dire qu'il est impossible qu'elles soientjamais autrement.

De même, il se peut bien faire qu'il n'y ait point d'homme, car rien n'a forcé Dieu à le faire; mais, supposé qu'il soit, il sera toujours une créature raisonnable née pour connaître et aimer Dieu ; et faire autre chose que cela, ne serait pas faire un homme.

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