PARIS
LIBRAIBIE HACHETTE ET 0"
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AVERTISSEMEINT.
Celte éditioQ du traite de la CannaissarKe lie Dieu et de soi-même reproduit, rnnis en partie ^ulement, celle que nous avons publiée en 1843, et deux fois depuis, sous le titre à'OEuvres philosophiques de Bossuet.
Les notes, empruntées pottr !a plupart à cet ouvrage, sont à peu près exclusivement philosophiques. Dans ujie ^ition destinée surtout à des jeunes gens qui ont fait leur rhétorique, on a cru pouvoir s'abstenir d'expliquer les latinismes si fréquents dans les écrits de Bossuet, de faire ressortir les expressions hardies, les tours originaux qui caractérisent son style. Ou s'est borné, sôos ce rap- ])ort, à éclaircir çà et là quelques équivoques de langage, à traduire un petit nombre de mots tout à ait vieillis et devenus par là même obscurs. Un !»auiientaire plus complet , en chai'geant démesuré* ment le bas des pages , edt détourné incessamment l'attention du lecteur de la suite des penstes du
L'Introduction a été refaite et mise plus directe-
TIIl AVERTISSEMENT.
^ ment en rapport avec Tunique ti'aité compris dans ce volume.
Quant au texte, nous avons suivi celui qu'a donné en 4846 le savant abbé Caron, de la Société de Saint- Sulpice. Ce texte est devenu classique aujourd'hui par l'adoption qu'en a faite dans sa Bibliothèque spirituelle un critique éminent, M. S. de Sacy, membre de l'Académie française
ENTRODUCnON.
Jacques-Bénigne Bossuet, né à Dijon le 27 septembre 1627, d'une famille de magistrats, litseslium.inilés et sa rhétorique an collège des Jésuites de cette ville et y obtint de brillants succès.
Ses parents l'avaient de bonne heure destiné a l'Ëglise. A quin/.e ans il quitta sa ville natale où la théologie n'était pas enseignée , pour entrer au collège de Navarre, à Paris. Il commença par étudier la philosophie sous le célèbre Cornet , grand maître de l'établissement,» pour qui il s'est montré toujours reconnaissant et dont il a fait l'oraison funèbre.
Nous omettons les autres éludes qu'accomplit le jeune disciple dans cette savante maison. On sait ses tiebuts précoces de prédicateur à l'hfttel de Rambouillet et l'éclat d'une de ses thèses de philosophie présidée par le grand Condé, qui fut tenté , dit-on , de se mesurer lui-même avec le candidat. Bossuet fut ordonné prêtre en 1652 et reçu presque en même tem[)s docteur en Snrbonne.
A partir de cette époque jusque vers 1668 ou 1669, c'est-à-dire pendant près de sehe ans, il résida habituellement à Met:e , comme chanoine d'à-