‹ De la connaissance de Dieu et de soimêmeChapitre 20 sur 93 · AME. 4K · texte numérisé non relu

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■es tendent à l'action, et

es sont la métaphysique, lus immatérielles, comme

particulier de Dieu et des son image; la physique, ïmétrie, qui démontre l'esgrandeurs, comme l'arilhs ; l'astronomie, qui ap-

et par là le système unidire la disposition de ses !ui peut Être aussi rappor-

sont la logique et la moeigne à bien raisonner, et

es arts, qui ont apporté tHité à la vie humaine.

c les sciences, en ce que, nt produire quelque ouue les sciences exercent opérations mtellectuelles :

rts travaillent en matière e s'accommode aux pasenles; la grammaire, au r usage vaiiable ; l'archiations ; mais les sciences ernel et invariable, ainsi

s'n< parti Fulièrement fandé au moyrn Ige pour drconicrlre le

gique dt Boisuel. lir. I, chap.

iii»ii et ixi>m) que l'aulpur j'appuie îinrloiit sur l'amuiltÉ

Quelques-uns mettent la logique et la morale parmi les arts, parce qu'elles tendent à l'action. Mais leur action est purement intellectuelle ; et il semble que ce doit être quelque chose de plus qu'un art, qui nous appreime par où le raisonnement et la volonté est droite ;, cliose immuable, et supériem-e k tous les changements de la nature et de l'usage.

U est pourtant vrai qu'à prendre le mot d'art pour industrie et pour mëtho<k, on peut dire qu'il j a beaucoup d'art dans les moyens qu'emploient laiogique et la morale à nous faire bien raisonner et bien vivre; joint aussi que, dans Tapplicationr il peut y avoir certains préceptes qui clwingent selon les personnes.

Les principaux art& sont : la grammaire, qui fait parler correctement; la rhétorique, qui fait pai*ler éloquemment ; la poétique, qui fait parler divinement et comme si l'on était insiûré; la musique, qui par la ^uste proportion des tons, donne à la voix une force secrète pour délecter et pour émouvoir ; la médecine et ses dépends mces, qui tiennent le corps humain en bofn état; l'anthmjétique pratique, qui apprend à calculer sûrement et facilement; l'architecture,. <|ui donne la commodité et la beauté aux édiEces pubUcs et particuliers, qui orne les villes et les fortifie, qui bâtit des palais aux rois et des temples à Dieu ; la mécanique, qpji fait jouer les ressorts et transp(Mrter aisément les corps pesants, comme les pierres pour élever les édifices, et les eaux pour le plaisir ou pour la commodité de la vie ; la sculpture et la

de Platon et de saint Âagostin. Prise dans sa rigueur, cette délimitation est, du reste, un peu étroite. Au moins faut-il, selon la remarque de saint Thomas, recounaître une science là où les idées uniyerselles et nécessaires donnent k des faits

particuliers et contingents la lumière et l'unité. Or, à ce compte, ce n'est pas seulement la logique et la morale, c'est encore la mécanique et la plupart des parties de la médecine qu'il faut admettre au nombre des seicncâi.

pcinlare, qm, en iniilani le naturel, recmmaissent qa'eUes demeurent beaucoup au-desEous ; et autres semblaUes.

Ces arts sont ap|>elés libëraax, parce qa'Hs sont dignes d'un homme libre, à ta dinérence des arts, qui ont quelque cliose de servile, que notre langue appelle métiers et «rts mécaniques, (fnoi([ue te nom de mécanique ait mie plus nottle Mgnificaiion lorsqu'il exprime ce bel art qui apprend l'usHge des ressorts et lii construction des madiines. Mais les métiers serviles usent seulement les maclûnes, sans en connaître la force et la construclion.

Les arts règlent les métiers; t' architecture commande ans maçons, am menuisiers et aux autres ; l'art de manier les (ilievnus. dii'ige ceux qui font les mors, les fers, les brides, et les autres choses semblables.

Les arts libe'raux et mécaniques sont distingués, en ce que les premiers travaillent de rcsj>rit plutôt que de la main; et les autres, dont le succè.i dépend de la routine et de l'usage plutôt »iue de U scàence, traTaïIlent -plus de la main que de l'esprit*.

La peinture, qui travaille de la main plus que les autres arts libéi'aui, s'est acquis rang parmi eux, à cause que le dessin, qui est rdme de fa pebture, est un des plus excellents ouvrages de l'esprit, et que d'ailleurs le peintre, qui imite tout, d«it savoir de tout. Ten dis autant de la sculpture, qui a sur la peinture l'avauUige du relief, comme la peinture a sur elle celui des couleurs.

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