‹ De la connaissance de Dieu et de soimêmeChapitre 29 sur 93 · IV. Les parties qui sont au-dessous de la · texte numérisé non relu

IV. Les parties qui sont au-dessous de la

poitrine.

Au-dessous du poumon est l'estomac, qui est une grande membrane en forme d'une bourse ou d'une cornemuse, et c'est là que se fait la digei-tion des viandes.

Du côté droit est le foie. Il enveloppe un côté de l'estomac, et aide à la digestion par sa chaleur. U fait la séparation de la bile d'avec le sang: de là vient qu'il a par-dessous un petit vaisseau, comme

poumons ne servent ni à ranraiebir le cœur ni à en eothaler des fumées ; mais, au moyen de l'air, à rendre au sang altéré par la nutrition ses quahtés priantÎTes.

•I . Il n'y a point de circulation directe de la mère à Fenfaut ; celui-ci ne reçoit donc

pas dans ses vaisseaux du sai^ tout préparé, mais élabore, pour se les approprier et s*en nourrir, les éléments du sang qui lui sont présentés par sa mère comme véritable aliment.

2. Ou dit aujourd'hui plèvrêy et c'est le même mot. Le terme pleurésie n'a point été modifié»

uue petite bouteille, qn'on apjwlle la vésicule du fief, où la bile se riimasse, et d'où yllc se décharge dansles intestÎDs. Cette hooieui' dcre, en les picotant, les jgite, et leur sert comme d'une espèce de lavement aaturel peur leur faire jeter les excréments ' .

La; rate est à l'opposite du foie. C'est une espèce' d'épongé, ow s'imbibe l'humeur terresti-e mélancolique, d'où viennent, à ce qu'on lient, les vapeurs qui causent ces noirs chagrins dont on ne peut dire le sujet ^.

Deriière son* les deux reins, où se séparent et s amassent les sérosités, qui tombent dans la vessie par deux petits tuyaux qu'on appelle les uretères, et font les urines.

Au-dessous de toutes ces parties sont les entrailles ou intestira, où, par divers détours, les excréments se séparent, et tombent dans les lieux par où la nature s'eft déi^arge.

Les intestins sont attachés et comme cotisas aux estrémites du mésent«^re; aussi ce mot signifie-t-iL k milieu des entrailles^

Le mésentère est la partie qui s'appelle fraise dan» les atùmaux, par le rajiport qu'elle a aux fraises qu'on portait autrefois au cou.

C'est une gi-ande membrane étendue à peu près-en rond, maLs repliée plusieurs fois sur ette-même: ce qui iait que les intestins qui la bordent dans toute sa circonférence se replient de la même sorte et se répandent dans tout le lias-Tcntre par divers détours.

On voit sur- le mésentère une infinité de petites-

l'in- a. Le> funotioDs ds !■ rat»

veines plus minces que des cheveux, qu'on appelle des veines lactées, à cause qu'elles contiennent une liqueur semblable au lait, blanche et douce comme lui, dont on verra dans la suite la génération.

A.U reste, les veines lactées sont si petites, qu'on ne peut les apercevoir dans l'animal qu'en l'ouvrant un peu après qu'il a mangé; parce que c'est alors, comme il sera dit, qu'elles se remplissent de ce suc blanc, et qu'elles en prennent la couleur.

Au miUeu du mésentère est une glande assez petite. Les veines lactées sortent toutes des intestins, et aboutissent à cette glande comme à leur centre*.

Il paraît, par la seule situation, que la liqueur dont ces veines sont remplies leur doit venir des entrailles, et qu'elle est portée à cette glande, d'où elle est conduite en d'autres parties qui seront marquées dans la suite.

Tous les intestins ont leur pellicule commune, qu on app(41e le péritoine, qui les enveloppe, et qui contient divers vaisseaux, entre autres, les ombilicaux, appelés ainsi parce qu'ils se terminent au nombril^. Ce sont ceux par où le sang et la nourriture sont portés au cœur de l'enfant, tant qu'il est dans le ventre de sa mère. Ensuite ils n'ont plus d'usage, et aussi se resserrent-ils tellement, qu'à peine les peut on apercevoir dans la dissection.

Toute cette basse région, qui commence à l'estomac, est séparée de la poitrine par une grande mem-

4 . Les veines lactées ou yaisseaux chyliferes trayersent dans le mésentère de nombreuses glandes ou ganglions et yersent ensuite leur contenu, c'est-àdire le rJbyle, dans le torrent de la circubtion. Si la glande assfz petite (on dirait plutôt assez i;r<inde) désignée dans cette {ilirase est le pancréas, on

ne peut dire qu*il soit l'aboatissant des veines lactées , auxquelles il est étranger.

2. Comme les membranes séreuses, en général, le péritoine enveloppe les intestins et let ▼iscères sans les contenir dans sa cavité. Il se comporte de même par rapport aux vaisseaux ombilicaux.

DU co&ps, n

brane muscnleuse, ou, pour mieiis dire, |)nr un muscle qui s'appelle le diaphragme. Il s"étend d'uo côté à l'autre duus toute la circoiifcrcnce des côtes, et semble ainsi étendu pour empêcher que les fumées

3 ut sortent de l'estomac et du bas-ventre, à cause es aliments et des excréments, n'oflusquentle coeur'.

Mais son pnnclpal usage est de seri-ir à la respiration. Pour l'aider, il se hausse et se baisse par un mouvement continuel, qui peut être hâté ou ralenti par diverses causes.

En se baissant, il appuie sur les intestins et les presse, ce qui a de grands usages qu'il faudra considérer en leur lieu.

Le diaphragme est percé, pour donner passage aux vaisseaux qui doivent s'étendre" dans les parties inférieures.

Le foie et la rate y sont attachés. Quand il est secoué violemment , ce qui arrive quand nous rions avec éclat, la rate, secouée en même temps, se purge des humeurs qui la surchargent; d'où vient qu'en certains états on se sent beaucoup soulagé par un ris éclatant'.

Voilà les parties principales qui sont renfermées dans la capacité de la pinlrine et dans le bas-ventre. Outre cela, il y en a d'autres qui servent de passage pour conduire à celles-là.

A l'entrée de la gorge sont attachés l'œsophage, autrement le gosier, et la trachée-artère. CEsopliage signifie, en grec, ce qui porte la nourriture. Trachée-

artère et âpre artère, c'est la même chose. Elle est ainsi appelée à cause qu étant composée de divers anneaux, le passage n'en est pas uni.

L'œsophage, selon son nom, est le conduit par où les viandes sont portées à l'estomac, qui n'est qu'un allongement, ou, comme parle la médecine, une production* de l'œsophage. La situation et l'usage de ce conduit font voir qu'il doit traverser le diaphragme.

La trachée-artère est le conduit par où l'air qu'on respire est porté dans le poumon, où elle se répand en une infinité de petites branches qui à la fin déviennent imperceptibles, ce qui fait que le poumon s'enfle tout entier par la respiration.

Le poumon, repoussant l'air par la trachée-artere avec effort, forme la voix, de la même sorte qu'il se forme un son par un tuyau d'orgue. Avec l'air sont aussi poussées au dehors les humidités superflues qui s'engendrent dans le poumon, et que nous crachons.

La trachée-artère a dans son entrée une petite languette qui s'ouvre pour donner passage aux choses qui doivent sortir par cet endroit-là. Elle s'ouvre plus ou moins, ce qui sert à former la voix, et à diversifier les tons^.

La même languette se ferme exactement quand on avale; de sorte que les viandes passent par-dessus ])our aller dans l'œsophage, sans entrer dans la trachée-artère, qu'il faut laisser libre à la respiration. Car si l'aliment passait de ce côté-là, on étoufferait : ce qui paraît par la violence qu'on souffre , et par l'effort qu'on fait, lorsque la trachée -artère étant un peu entr' ou verte, il y entre quelque goutte d'eau qu'on veut repousser. .

La disposition de cette languette étant telle qu'on

4, Production est pris ici dans son sens latin j ducere pro, signifie conduire en ayant^ prolonger, continuer.

2. Cette petite languette est répiglotte. C*est de la glotte»

orifice supérieur du larynx»

qu'il feut entendre ce qui suit.

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