DU CORPS. SI
qu'ils ne la ressentent guère moins grande dans les autres parties.
On peut penser toutefois que le coeur , par son mouvement le plus vif et le plus violent qui soit dans le coi'ps, s'échaufferait beaucoup plus, et jusqu'à un excès insupportiible, si cette chaleur n'était tempérée par l'air que le poumon attire.
Le poumon est une substance molle et poreuse, qui, en sedilatautet se resserrant àla manière d'un soulDet, reçoit et rend l'air que nous respirons. Ce mouvement s'appelle dilatation et compression, en général lespii-atioD.
En particulier, quand le poumon attire Viùr en se dilatant, cela s'appelle inspiration ; et quand il le rend en se resserrant , cela s'appelle aspiration ou expiration ' .
Les moQvements du poumon se fout par le mojen des muscles insérés eu divers endroits au dedans du corps, et par lesquels la partie est comprimée et dilatée.
Cette compression et dilatation se fait aussi sentir dans le bas-ventre, qui s'enfle et s'abaisse au mouvement de la poitrine, par le mojeu de certains muscles qui font la communication de l'une et de l'autre partie'.
Le poumon se répand de part et d'autre dans toute la capacité de la poitrine. 11 est autour du coeur, pour le rafraîchir par l'air qu'il attire. En rejetant cet air, on dit qu'il pousse au dehors les fumées que le '■ceur excite par sa chaleur, et qui le suffoqueraient, si elles n'étaient évaporées'. Cette même fraîcheur de l'air
I . Oa n'cmplnif pli» sujgur- rois de l'abdomen duat il «E d'hui qœ If mut iipiraiion quetliun kl lont cumptnei ) ili dam ™ ilflmipr sens. Aspira- dépendent a la lois de la cnn-
sert aussi à épaissir le sang et à corriger sa trop» • grande subtilité. Le poumon a encore beaucoup d'au- ^ très usages qui s'entendront beaucoup mieux par la ■I suite.
C'est une chose admirable, comme l'animal, qui
: I n'a pas besoin de respirer dans le ventre de sa mère,
'-* aussitôt qu'il en est dehors ne peut plus vivre sans
respiration: ce qui vient de la différente manière
dont il se nourrit dans l'un et dans l'autre état.
Sa mère mange, digère et respire pour lui; et par les vaisseaux disposés à cet effet, lui envoie le sang tout préparé et conditionné comme il faut, pour circuler dans son corps et le nourrir * .
Le dedans de la poitrine est tendu d'une peau assez déhcate qu'on appelle /?/ettre^. Elle est fort sensible, et c'est d'elle que nous viennent les douleurs de la pleurésie,