‹ De la connaissance de Dieu et de soimêmeChapitre 67 sur 93 · DE DIED CRÉATFCR DE L'AME ET D0 CORPS. (M · texte numérisé non relu

DE DIED CRÉATFCR DE L'AME ET D0 CORPS. (M

fuir'. C'est sans doute un grand secret de la nature. (c'est-à-diri; de Dieu) d'avoir premièrement i]u-opor ■ tioDné les forces du corps à ses besoins ordiitainea j mais d'avoir trouvé le mojen de doubler les forces dans les besoins eïtraordlnairement pressants, et de . disposer tellement le cerveaa, le cœur et le sang. que les esprits, d'où dépend toute l'action du corps, devinssent dans les grands périls plus abondants ou plus, vifs ; et en même tcmiis fussent portés, sans que nous le sussions, aux parties oh ils peuvent rendre la défense plus vignurcuse, ou la fuite ^plus légère: c'est l'effet d'une sagesse infuiie.

Et cette augmeatatioa de forces, proportionnée à nos besoins, nous fait voir que les passions, dans leur fond et dans la première institution de la nature, étaient fuites pour nous aider ; et que ai maintenant elles nous nuisent aussi souvent qu'elles font, il faut'qu'il soit arrivé depiHs quelque désordre.

En effet, l'opération des passions dans le corps des animaux, loin de les embarrasser, les aide à ce que leur état dem.mde (j'evcepte certains cas qui ont des causes particulières) ; et le contraire n'arriverait pas à l'homme, s'il n'avait mérité, par quelque faute, qu'il se fit en lui quelque espèce de renversement.

Que si, avec tant de moyens que Dieu nous a préparés pour la conservation de notre corps, il iaut que chaque homme meure, l'univers n'y perd rien; piiisqi^p, dans les mêmes, principes qui conservent l'iiomme durant tant d'années, il se trouve encore de quoi en produire d'autres jusqu'à l'iurmi. Ce qui le nourrit, le rend fécond, et rend l'espèce immor-r telle. Un seul liomme, un seul anîmid, une seule. plaote suffit pour pe;ipler toute la terre ; el le dessein de Dieu est si suivi, qu'une infinité de géuéca.-

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