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lorsqu'ils apprennent, il se fait quelque chose de pareil en eux. Car ils ont un cerveau de même nature que celui des animaux ; et ils font plus facilement les mouvements qui se font souvent en leur présence, sans doute parce que leur cerveau, imprime du caractère de ce mouvement, est disposé ])ar là à en produire un semblable. Mais cela n'est |)as apprendre; c'est recevoir une impression, dont on ne sait ni les raisons, ni les causes, ni les convenances.
C'est ce qui paraît clairement dans le chant, et même dans la parole. Laissons-nous aller à nousmêmes, nous parlerons du même ton qu'on nous parle. Un écho en fait bien autant. Qu'on mette deux cordes de luth à l'unisson, l'une sonne quand on touche l'autre. Il se fait quelque chose de semblable en nous, quand nous chantons sur le même ton dont on commence. Un maître de musique nous le fait faire; mais ce n'est pas lui qui nous l'apprend: i la nature nous l'a appris avant lui, quand elle a mis une si gr^mde correspondance enti'e l'oreille qui reçoit les sons, et la trachée-artère qui les forme*. (iCux qui savent l'anatomie connaissent les nerfs et les muscles qui font cette correspondance, et elle ne dépend point du raisonnement.
C'est ce qui fait que les rossignols se répondent les uns aux autres, que les sansonnets et les perroquets répètent les paroles dont ils sont frappés. Ce sont comme des échos, ou plutôt ce sont de ces cordes montées sur le même ton, qui se répondent nécessairement l'une à l'autre. i
Nous ne sommes pas seulement disposés à chanter j sur le même ton que nous écoutons, mais encore tout notre corps s'ébranle en cadence, pour peu que nous ayons l'oreille juste ; et cela dépend si peu de