‹ De la connaissance de l'âmeChapitre 10 sur 38 · livre au sens réprouvé; Dieu les rejette , ils sont dignes de nH>rt · texte numérisé non relu

livre au sens réprouvé; Dieu les rejette , ils sont dignes de nH>rt

Si tout cela est manifeste chez les prévaricateurs de la tête, les idolâtres de la lumière humaine, il faut ajouter : Thomme même qui se Uvre au plus légitime exercice de la pensée, sent en lui la mc^ nace de la funeste loi des deux foyers , pour peu qu*il sorte de cette sobriété de la lumière , dout parle saint Paul {sapere ad sobrieiaiem). Le moindre excès de la pensée, la moindre exaltation ^ tête a son contre-coup dans les sens. Les sens s*exalt€»nt, le coeur s*éteint, et la pensée s^évanouit.

Cest toujours notre loi; la vie se divise, s^exalk^ en haut, s*exalte en has, mais le coeur, centre d^la lumière, foyer de la %Taie flamme et de la \k' ardente et lumineuse, le coeur s'éteint et s'obscurcit. Leur cœur n*est plus un centre, leur cœur est \ide : leur cœur, dit la sainte Écriture, est un sépulcre ouvert.

Ainsi ces deux classes d'hommes, et ceux dont b tête est le Dieu, et ceux qui se font un Dieu de leur ventre, cvs deux liasses classes du g«*nre humain, sont soumises Tuik' H l'autre ii la méoM' l4»i de mort. Ces iiUH*s sans unité di\i!îent la \ie, i^

LA TRANSFORMàTION. ift9

sont mortes par cette division, et tiient leur corps lie la même mort. Elles arrêtent la circulation de la \ îe dans Fàme et dans le corps. La seconde puissaiK^ garde la vie pour elle et ne produit pas la troisième : ^le épuise la première, en n*y retournant pas par la troisième, lien des deux autres. Elle sp détruit en s^isolant.

Je vois dans ces esprits et dans cçs corps, trop éloignés de Dieu, Tabsence du lien divin. Dieu ne maintient pas ces âmes dans Tiuiité de la vie, parce qu^elles s*y refusent; ces âmes ne maintiennent ]ias letir corps dans cette unité qu^^les n*ont pas. Tout se relâche, se divise et se décompose : deux foyers principaux, deux centres faux, attirent et dévorent tout, et je vois Tépuisement, la vieillesse et la mort devancer partout la nature , et faire violence à la volonté même de Dieu, qui veut donner la vie plus durable et plus abondante.

^Test-ce pas le manifeste commentaire de la parole évang^ique : « Prenez garde que la lumière « qui est en nous ne deWenne ténèbres ?» Et cette lumière , dit llÊvangile , reste lumière par la simplicité, mais die devient ténèbres qiuind se perd h sinqilicité.

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