LIBRATION DE LA LDNE
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plus rigoureuse exactitude, l’attraction de la terre aurait ramené le grand axe à la direction de la ligne joignant les centres de la lune et de la terre; de sorte qu’il aurait vibré «le chaque coté de cette ligne, de la même manière qu’un pendide oscille de chaque côté de la verticale, par suite de l’influence de la gravitation. Une telle libration n’est nullement sensible ; et, comme la plus petite perturbation la rendrait évidente, il est certain que si jamais la lune a été heurtée par une comète, la masse de cette dernière doit avoir été extrêmement petite ; car, si elle avait été seulement de la cent millième partie de celle de la terre, elle aurait rendu la libration sensible. Suivant l’analyse, une libration semblable existe dans les mouvemens des satellites de Jupiter, mais elle reste encore insensible à l’observation.
Il est vrai que la lune est sujette à des librations qui dépendent de la position du spectateur. Une partie du bord occidental de son disque, qui est visible à son lever, est invisible à son coucher, et le contraire a lieu par rapport à son bord oriental. 11 y a aussi des librations qui proviennent des positions relatives de la terre et de la lune dans leurs orbites respectives; mais comme ce ne sont que des apparences optiques, l’on peut affirmer en définitive que l’un des hémisphères lunaires demeurera éternellement caché à la terre. Par la même raison, la terre, qui doit offrir un spectacle si resplendissant et si magnifique à l’un des hémisphères de la lune, restera à tout jamais couverte d’un voile impénétrable pour l’autre. De ces circonstances il résulte que l’hémisphère lunaire le plus éloigné, a son jour de la longueur d’une quinzaine des nôtres, et uue nuit de la même durée; mais cette nuit n’a pas même l’avantage d’être éclairée par une lune, tandis que celle du côté privilégié jouit de la lumière réfléchie par la terre. L’on se figure aisément qu’une planète représentant une surface
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treize fois plus grande que celle de la lune, avec toutes les •variétés de nuages, de terre, et d’eau, que présente successivement notre globe , doit être un objet de surprise et d’admiration pour un habitant du côté de la lune opposé à la terre, en voyage vers ses antipodes. La hauteur prodigieuse des montagnes de la lune a probablement une influence considérable sur les phénomènes de son mouvement, et cette influence doit être en rapport direct avec sa masse , et en rapport inverse avec son aplatissement. La courbe qui passe par les pôles et le diamètre de la luno qui se dirige toujours vers la terre, détermine un méridien permanent auquel les différentes taches de sa surface ont été rapportées : leurs positions sont établies avec autant d’exactitude que celles d’un grand nombre des principaux lieux de la surface de notre globe.
Il est très difficile, par suite de la distance et de la petitesse des satellites de Jupiter, de déterminer leur rotation. Sir William Herschcl la détermina cependant d’après leur éclat relatif. 11 observa qu’ils se surpassaient mutuellement et alternativement en clarté, et, en comparant les maxiina et les minima de ccttc clarté à leurs positions, considérées relativement au soleil et à leur planète, il trouva que, de même que pour la lune, le temps de leur rotation est égal à la période de leur révolution autour de Jupiter. Miraldi fut conduit à la même conclusion à l’égard du quatrième satellite, d’après le mouvement d’une tache qu il remarqua sur sa surface.
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