poids ATOMtijrES. . •[ Sect. xiv
autre proportion, elles ne formeront qu’un mélange ,et non pas une combinaison. Par exemple , une partie, en poids, d'hydrogène, se combinera avec huit parties, en poids, d’oxigène, pour former de l’eau; ou avec seize parties, en poids, d’oxigène, pour former la substance •Épelée deuloxide d 'hydrogène ; mais cette même quantité d’iiydrogène. , ajoutée à tout autre poids d'oxigène, produira l’un de ces composés, ou même tous les deux, mêlés avec la portion d’oxigène-ou d’hydrogène en excès. La loi de proportion définie, établie par le docteur Dalton, sur ce principe, que tous leî corps composés consistent en une certaine combinaison des atonies qui les constituent, estime loi générale qui, fournissant un moyen inespéré ( jusqu’alors de se rendre compte des opérations les pltis défi ça tes et fies plus secrètes de la nature, met à même de connaître les poids relatifs dés derniers atomes materiels, et forme par là l’une des découvertes les plus importantes de la physique moderne.- Ainsi-, un atome d’oxigène, réuni a un atome d'hydrogène, forme le composé qu’on appelle qau. Mais comme charpie goutte d’eau, quelque po.titê qu’elle soit, consiste en une partie, en poids, d’hydrogène, et en huit parues-, en poids, d’oxigène , il s’ensuit qu'un atome d’oxigène est huit- fois plus pesant qu’un atome d’hVdrogène. pe% oléine , le gaz hydrogène sulfuré consistant en une partie en ffoid^ d’hydrogène, et en seize partes de soufre* il cnarésulle qu’un atome de soufre est seize fois plus pesant qu’;in atome d’hvdrogène. LV.xiile de carbone est composé de six parties,* en poids, de^carbone, et do huit" parties d’oifijape* or, comme un atome doxigene pèse huit fois atitan| qu’un atonie d'hydrogène, il s’ensuit qu’un atome de rai.bone est six fois plus pesant qu un atome 'd’hydrogène. La même proportion «définie, avant été trouvée dans la composition de tous les corps soumis à l’analyse, on peut eu conclure qu'il existe des
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[Sect. XIV.] PROPORTIONS DÉFINIES DF. I.’ÉI.ECTRICITÉ. 141
différences très grandes parmi les poids des dernières molécules matérielles. M. Gay-Lussac a découvert que les gaz se combinent en volume, dans des proportions aussi simples que bien définies, comme un à un, un à deux, un à trois, etc. Ainsi, par exemple, un volume ou une mesure d’oxigène se combine avec deux volumes ou deux mesures d'hydrogène pour former de l’eau.
L’affinité^ modifiée par l’état électrique des molécules matérielles, a été considérée jusqu’ici comme étant la cause des combinaisons chimiques. Cependant, le docteur Faraday a prouvé, par des expériences récentes, faites sur des corps en solution et en fusion, que l’affinité chimique est simplement le résultat de l'état électrique des molécules matérielles. Or, il faut observer, que la composition des corps, aussi bien que leur décomposition, peut s’effectuerau moyen de l’électricité; et le docteur Faraday a trouvé que celte composition et cette décomposition chimiques effectuées à l’aide d’un courant électrique donné, ne manquent jamais de s’accomplir suivant la loi des proportions définies , et que la quantité d’électricité nécessaire à la dé- ►«' composition d’un corps est exactement égale à celle qu'exige sa composition. Ainsi donc, la quantité d’élec- . tricité nécessaire à la décomposition d’un grain d’eau, est exactement égale à la quantité d’électricité qui maintient la réunion des élémens de cc grain d’eau , et équivaut à la quantité d’électricité atmosphérique qui se développe dans *: un orage très violent. Ces lois sont universelles, etappar- • tiennent àxcct ordre général et élevé qui caractérise les ‘ *
grandes découvertes.
Le docteur Faraday a présenté nn singulier exemple clc combinaison chimique produite par la force de cohésion., dans l’expérience suivante, qui semble avoir les rapports les plus grands avec la découverte faite par M. Dœberciner, en relativement à la combustion spontanée
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442 COMB!«. CHIM. RÉSttl.T. DE LA COHÉSION. [S«Ct. JUV.t]
de l'éponge de platine 'exposée à uncouraul d'hydrogène et d’air atmosphérique. Si l’ou plonge une plaque de platine, à surfaces extrêmement nettes, dans un mélange dosa gène et d’hydrogène, dont les quantités soient proportionnelles à celles qui constituent l'eau, il y aura combinaison des deux gaz, formation d'eau , incandescence du platine, et enfin explosion; les seules conditions nécessaires au succès de cette expérience curieuse consistent en une pureté parfoite des gaz, et de la surface de la plaque. On uc peut réussir à donner à la surface métallique le degré de ] Mire té convenable, qu’en plongeant le platine dans une préparation chaude et très forte d’acide sulfurique, et le lavas! ensuite à l'eau distillée, ou bien eu le plaçant au pèle positif d’une pile , dans une solution d’acide sulfurique affaibli. Il [tarait que la force de cohésion, de niéiuc que l'aflinité, que manifestent les molécules matérielles, s’étend à toutes les molécules comprises dans un espace d’ou rayon très petit; et de là il suit, que le platine en attirant à sa surface les particules des deux gaz , en vertu de la grande attraction de cohésion qui lui est propre, les rapproche tellement les unes des autres, qu'elles entrent dans leur sphère d’nlliuité mutuelle , e* qu’une combinaison chimique a lieu. Le docteur Faraday attribue aussi eu partie cet effet a la diminution d élasticité qui s’opère dans les molécules gazeuses, sur ceux de leurs. coté» qui sont contigus au platine, et à leur mélange parfait, nimi qu’à l’action positive du métal qui les condense contre sa surface, en vertu de sa force attractive. Les molécules, ainsi rcuoies par ce procédé chimique, s’échappent de la surface métallique, en gouttes d’eau, par l’effet de leur propre pesanteur, ou se dissipent en vapeur, pour faire place à d'autres molécules.
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Diqitigod I:
[Sect. xrvj] TiKI6tai.usatio5. {4MB
Les molécules matérielles sont tellement petites, qu'on ne connaît de leur forme tfoe la dissemblance de leurs différons côtés dans de certains eas, — disst.-mhiam.-e qui se manifeste parleurs attractions réciproques durant la cristallisation , ces attractions étant plus ou moins fentes, selon les chiés que les molécules «e présentent mutuellement.
La cristallisa trou, qui est un effet d’attraction moléculaire,
■est soumise à certaines lois, suivant lesquelles les «tontes de Hit-ms espèce se réunissent |>o>ir former des ligures régulières, — fart dont il est facile d’acquérir la preuve en dissolvant un morceau d’alun dans de leau pure. L’attraction nuiltielle des molécules est détruite par l’eau; mais si l’on fait évaperer ee liquide, les -molécules sc réunissent, et forment , en se réunissant , des figures à huit faees , que l’on appelle octaèdres1. Ces figures, cependant, ne sont pas toutes exactement semblables. Dans quelques unes, les angles ou les arêtes, ou même les angles et les arêtes a la fois sont coupés, tandis que le reste du cristal prend «ne forme régulière. 11 est tont-à-fait évident que les mémes-civeonstances qui occasionent l'agrégation de quelques molécules doivent occasioner également celle d’un plus grand nombre, quand ces circonstances sont maintenues assez long- temps pont' eda; et le phénomène continue à s 'accomplir tant qu’il reste quelques molécules libres dans le voisinage . du noyau primitif, dont le volume augmente, mais dont la forme ne change pas , la figure des molécules étant dis- ’ posée de manière à maintenir la régularité et le poli des surfaces du solide, ainsi que leum inclinaisons mutuelles.
Uu cristal rompu reprend peu à peu sa figure régulière si ou le remet de nouveau dans une solution d'alun ; ce qui prouve que les snoléenlee intérieures «t extérieures -sont semblables , et que r’nttrac-liim qu’elles exercent sur les
■ Note i55.