‹ De la connexion des sciences physiques, ou Expose simple et rapide de tous les principaux phenomenes astronomiques, physiques, chimiques, geologiques et meteorologiques accompagne des decouvertes et experiences le plus remarquables des savans modernes, tant francais qu'etrangersChapitre 44 sur 112 · THÉORIE DU SON · texte numérisé non relu

THÉORIE DU SON

[Sect. XVI.]

transmission des ondulations. Mais les vibrations des particules d’air qui produisent le son diffèrent de celles-ci, en ee qu’elles s’accomplissent dans la même direction que les ondulations du son lui-même. La propagation du son peut être rendue sensible par la comparaison d’un champ de blé agité par un vent violent; car, quclqueirrégulicr que ,, puisse paraître le mouvement des épis, si on ne l'examine que superficiellement, l’on trouvera, en y faisant plus d’attention, et si l’intensité du xenl est constante, que les ondulations sont toutes précisément semblables et égales, et que toutes sont séparées par des intervalles de temps égaux, et se meuvent dans des temps égaux.

Une impulsion subite de vent abaisse également et successivement chaque épi dans la direction même du vent; mais, par suite de l’élasticité des tiges et de la force de l’impulsion , chaque épi non seulement se relève aussitôt que la pression a cessé d’agir sur lui , mais se courbe en arrière presqueaulant qu’il s’élait d’abord incliné dans la direct iou contraire, et continue ainsi à osciller en arrière et eu avant, en temps égaux, comme un pendule, l’amplitude des oscillations diminuant d’ailleurs graduellement, jusqu’à ee que la résistance de l’air ait entièrement anéanti 4e *nouvcineut. Ces vibrations sont les mêmes pour chaque épi de blé individuellement. Cependant, comme Jeux s oscillations ne commencent pas toutes au même moment, mais successivement, les épis ont pour un certain moment., des positions diverses. Quelques uns des épis qui se dirigent en avant , en rencontrent d’autres qui retournent en arrière, et comme la durée de l’oscillation est égale pour ■tous , ils se trouvent refoulés les uns contre les autres , a .intervalles réguliers. Entre ces intervalles, il y a des ntomens d’égale durée où les épis sont peu nombreux , par .suite de leur courbure dans des directions opposées; et à si’ autres intervalles égaux eufin , ils se trouvent dans leur

[Sect. X.VI. ] ONDULATIONS I)E L’AIIt.

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position naturelle, qui est la direction verticale; de sorte g

que sur toute l’étendue du tlianip , il y a, parmi les épis ^ " '

de blé, une série régulière de condensations et de raré- >( |

factions, séparées par des intervalles égaux, où les épis sont •>' [y

dans leur état naturel de densité. Par suite dcces change- „■ ù* mens, le champ parait comme sillonné de lignes alternati- . , vement sombres et brillantes. Ainsi , les ondulations suc- J' cessives qui se répandent sur toute la surface du blé avec la vitesse du vent, sont totalement distinctes, et entièrement indépendantes de l’étendue des oscillations de chaque épi considéré individuellement , quoique ces deux espèces de mouvement s’opèrent dans la même direction. La longueur d’une ondulation est égale à l’espace compris entre deux épis qui se trouvent précisément dans le même état de mouvement , ou qui se meuvent de la même manière , ' et le temps de la vibration de chaque épi cSfc égal à celui ?

qui s’écoule entre l’arrivée au meme point de deux ondti- , <#( t

lations successives. La seule différence qui existe entre les. y- JH ondulations d’un champ de blé et celles de l’air qui pro- * y», cluisent Je son , c’est que chaque épi de blé est mis en mou- ■ t * J vement par une cause extérieure, sans être influencé par ; le mouvement des fluide compressible

autres; tandis que dans .l’air, qui est un . ; i

’ et élastique, dès qu’une particule com- . , » •

vibrations successives des particules de l’air, les mêmes condensations et raréfactions régulières qui s’observent dans un champ de blé ont lieu, ce qui produit des ondulations dans toute l’étendue de la masse de l’air, quoique dans ce mouvement, chaque molécule, de même que chaque épi de blé, ne s’écarte jamais beaucoup de son état de repos. Il est évident que les petites ondulations d’un liquide ou de l’air, de même que les ondulations des épis de bk-, ne

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