‹ De la connexion des sciences physiques, ou Expose simple et rapide de tous les principaux phenomenes astronomiques, physiques, chimiques, geologiques et meteorologiques accompagne des decouvertes et experiences le plus remarquables des savans modernes, tant francais qu'etrangersChapitre 66 sur 112 · LV · texte numérisé non relu

LV

- • On

206 CHALEUR INTÉRIEURE DE L V TERRE. [SeCt. XXV. j s’élève jusqu’à la surface du sol en conservant toute sa

pureté. Il est aisé de concevoir que pour arriver à ce puits, et avant de s’élever par cette ouverture, l’eau a dû descendre d’un terrain élevé en se frayant une issue souterraine. Elle participe donc de la température des couches qu’elle a traversées, et est d’autant plus chaude que le puits est plus profond. Toutefois, il est évident que l’on ne peut déterminer ainsi la loi d’accroissement de la température. Les expériences les plus satisfaisantes que l’on ait faites à ce sujet datent de i833, et sont dues i MM. Auguste de La Rive et F. Marcet, qui ont eu occasion à cette époque de forer un puits à une lieue environ de Geneve, et a 3i8 pieds ( ç)7 mètres environ) audessus du niveau du lac. La profondeur du trou de sonde était de 727 pieds (221 mètres environ) sur 4 à 5 pouces ( 102 à 17,‘j millimètres environ ) de diamètre. Ils ne trouvèrent point de source, mais le trou se remplit de vase, formée par le mélange de l’humidité du terrain et de la terre que la sonde déplaçait; — circonstance on ne peut plus favorable aux expériences , puisque l’on avait ainsi, pour chaque profondeur, la température qui v correspond. Aussi, en employant toutes les précautions nécessaires, et n’ayant d’ailleurs à craindre dans cette circonstance aucune des causes ordinaires d’erreur, on a trouvé que la chaleur terrestre augmente d’une manière régulière

et uniforme avec la profondeur, à raison de i° de

Fahrenheit ( o°,555 centig. ) par 52 pieds ( i5m,8 environ). L’on ne peut donc plus avoir de doutes sur l’augmentation de la chaleur terrestre à mesure qu’on avance dans la croûte du globe, mais il reste encore l’incertitude la plus grande relativement à la loi de cette augmentation , qui varié avec la nature du sol et autres circonstances locales. Toutefois, on a calculé qu’en somme elle

Page 1