‹ De la connexion des sciences physiques, ou Expose simple et rapide de tous les principaux phenomenes astronomiques, physiques, chimiques, geologiques et meteorologiques accompagne des decouvertes et experiences le plus remarquables des savans modernes, tant francais qu'etrangersChapitre 70 sur 112 · I.IGNbS 1SOGEOTHKRMKS · texte numérisé non relu

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[Sect. xxv.Jr

leu ir la température de l’espace. La puissance du soleil étant plus grande entre les tropiques que partout ailleurs, il en résulte que dans toute l’étendue de cette zone le calorique pénètre plus avant dans l’intérieur du globe qu’en tout autre point de la surface terrestre; la profondeur k laquelle il parvient décroît graduellement en allant vers les pôles. Toutefois, il est une circonstance qui contribue à tempérer la rigueur des climats polaires: c’est la transmission latérale de la chaleur qui a lieu des couches chaudes de l’équateur, aux couches froides des zones nord et sud.

Au-dessus de la couche de température constante, on détermine la chaleur moyenne de la terre d’après celle des sources: si la source qui sert à l’observation est située sur un sol élevé, il faut réduire par le calcul la température à ce qu’elle serait au niveau de la mer, en admettant que la chaleur du sol varie suivant la meme loi que la chaleur île l’atmosphère , c’est-à-dire, d’environ i° du thermomètre de Fahrenheit ( o°,’555 cenlig. ) par chaque 333,7 ( ioam., 7 environ ) d’élévation. D’après la comparaison de la température d’un grand nombre de sources avec "celle de l’air, Sir David Brewster a conclu qu’il existe une certaine ligne, passant près de Berlin , suivant laquelle la température des sources et celle de l’atmosphère coïncident" et qu’a mesure qu’on approche du cercle arctique, la température des sources est toujours plus haute que celle de l’air, tandis qu’au contra re elle devient plus basse à mesure qu’on avance vers l’équateur.

La chaleur des couches superficielles de la terre allant en décroissant de l’équateur aux pôles, il en résulte que dans les deux hémisphères il est plusieurs lieux où le sol a la même température moyenne. Des lignes passant par tous les points des eouehes supérieures du globe, dont la .» température annuelle moyenne est la même, seraient près-

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que parallèles à l’équateur, entre les tropiques, et deviendraient de plus en plus irrégulières et sinueuses à mesure qu’on approcherait des pôles. Ces lignes imaginaires ont été appelées lignes isogéothermes. Diverses circonstances * •„ t... J locales dérangent leur parallélisme, même entre les tro- ^

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A l’équateur, la température du sol est plus basse sur les côtes et dans les îles que dans l’intérieur des conti- ■ nens; la partie la plus chaude est située dans l’intérieur de l’Afrique, mais elle est sensiblement affectée par la nature du sol , surtout s’il est volcanique. , ^

L’on s’est beaucoup occupé depuis quelques années ' •

d’établir la manière dont la chaleur est distribuée sur la' -jj§]

surface de notre planète, ainsi que les variations de climat; cette étude comprend en général toutes les modifications qui ont lieu dans l’atmosphère , telles que les changemcns de température, d’humidité, les variations qui s’opèrent dans la pression barométrique, la pureté de l’air, la sérénité du ciel, les effets des vents et la tension électrique. La tempérai lire dépend de la propriété que

possèdent plus ou moins tous les corps, d’absorber et .

d’émettre perpétuellement de la chaleur. Quand l’échange est égal, la température du corps reste la même; mais quand le rayonnement excède l’absorption , la température s’abaisse , et vice versa. Afin de déterminer la distribution de la chaleur sur la surface de la terre, il est nécessaire de trouver une mesure commune à l’aide de laquelle on puisse comparer les températures à des latitudes différentes. Il faut, pour cela, établir au moyen de l’observation , la température moyenne du jour, du mois et de l’année, en autant de lieux que possible sur toute l’étendue de la terre. La température annuelle moyenne peut être déterminée en ajoutant ensemble les températures moyennes de tous les mois ile l’année, et en divisant la somme par dou/.e. En pre-

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