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6 centig.), tandis qu’à Edinburgh la température moyenne de l’été est de 58°28 (-}- i4°6 centig. ), et celle de l’hiver de 38°66 (-j- 3°7<> centig. ); d’où il suit que la différence de température d’hiver est beaucoup plus grande que celle d’été. A Quebec, les étés sont aussi chauds qu’à Paris, et le raisin mûrit quelquefois en plein air; tandis que les hivers sont aussi rigoureux qu’à Saint-Pétersbourg; la neige V séjourne pendant plusieurs mois, à une profondeur de 5 pieds; l’on ne peut faire usage de voitures à roues; la glace est trop dure pour aller à patins, et l’on voyage en traîneau. Il n’est pas rare de parcourir ainsi la rivière Saint-Laurent, si souvent transformée en un vaste champ de glace. Sir Edward Parry rapporte que le i5 janvier 1820, il éprouva, à l’ile Melville, un froid de 55’ au-dessous de zéro du thermomètre de Fahrenheit ( — 48°67 centig.), ce qui n’est que 3° ( i°67 centig.) au-dessus de la température des régions êthérées. D’après cela, qui croirait que la chaleur de l’été est insupportable dans tes hautes latitudes ?
L’observation semble prouver que tous les climats de la terre sont stables, et que leurs changemens ne consistent qu’en périodes ou oscillations d’une étendue plus ou moins grande, qui disparaissent quand on prend la température annuelle moyenne d’un nombre d’années suffisant. Cette constance de la température annuelle moyenne des différens lieux de la surface du globe sert à prouver que la terre reçoit annuellement une quantité de chaleur égale à celle qu’elle rayonne annuellement vers l’espace. Diverses causes, néanmoins, peuvent faire varier le climat d’un lieu quelconque ; la culture, par exemple , peut le rendre plus chaud ; mais c’est toujours aux dépens de quelque autre lieu, qui se refroidit dans le même rapport. Un pays peut offrir une suite d’étés froids et d’hivers doux, mais à la condition indispensable que le contraire
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ait lieu dans quelque autre pays, afin que l’équilibre se maintienne. C’est par l'entremise du vent, de la pluie, de la neige, du brouillard, et des autres phénomènes météo- 1 ' rologiques que ces chaugcmeus s’accomplissent. La distribution de la chaleur peut varier avec une multitude de circonstances diverses, mais la quantité absolue de calorique, gagnée et perdue dans le cours d’une année, par la terre entière, reste invariablement la même (*).
(*} La manière tout à la fois approfondie et remplie de clarté arec laquelle M. Arago a traité dans les Annuaires du bureau des longitudes , pour 1833. 1834 et 1833, la plupart des questions renfermées dans ce chapitre , engage le traducteur à renvoyer aux notices intéressantes ayant pour titre : Sur Celât thermometrique du globe terrestre , et sur Us puits artésiens , ceux de ses lecteurs qui voudraient avoir sur ces sujets des notions pins étendues.
C'est au savant qui vient d’étre cité que l'on doit l’heureuse idée de faire servir la température des eaux des fontaines artésiennes à 1a détermination de la température des couches intérieuresoù elles prennent naissance. {Note du traducteur.)