GÉOGRAPHIQUE DES PLANTES TERRESTRES ET MARINES. CORAL
LINKS, COQUILLAGES, REPTILES, INSECTES, OISEAUX ET QUADRU- PEDES. IDENTITÉ D'ESPÈCE DES DIFFÉRENTES RACES HUMAINES.
La diminution graduelle qui, de l’équateur aux pôles, a lieu dans la température de l’air et de la terre, se manifeste évidemment par son influence sur la végétation. Dans les vallées de la Zone Torride, où la température annuelle moyenne est très élevée, et où il y a abondance d’humidité, la nature orne le sol de tout le luxe des productions d’un été perpétuel. Le palmier, le bombax ceiba, ou cotonnier de Mapou , et une moj^itude d’arbres superbes, s’élèvent à la hauteur de i5o ou 200 pjipds (45m, 75 ou Gim) au-dessus du bananier, du bambou, de la fougère arborescente, et autres productions sans nombre des tropiques, tellement entrelacées de plantes parasites et rampantes, que souvent elles présentent au voyageur une barrière impénétrable. Mais la richesse de la végétation diminue graduellement avec la température ; à la splendeur des forêts tropiques succèdent les régions de l’olive et de la vigne;. celles-ci sont suivies à leur tour des prairies verdoyantes des climats plus tempérés ; viennent ensuite le bouleau et le pin, qui probablement doivent leur existence sous de très hautes latitudes , plutôt à la chaleur- du sol
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DISTMBUTION DES PLANTES.
[Sect. XX’
qu’à celle de l’air. Ces arbres memes , enfin , tout robu qu ils sont, finissent par se rabougrir et devenir de cht arbrisseaux, jusqu’à ce qu’un tapis verdoyant de mousse de lichens, émaillé de fleurs, vienne durant les étés cou mais brulans, des régions polaires, présenter les dern signes de l’existence végétale. Tel est l'effet du froid su règne végétal, que les espèces qui croissent sous la ligi et aux 45* et 68' degrés de latitude septentrionale , s dans la proportion des nombres 12, 4 et i. Malgré différence remarquable qui existe entre une flore t pique et une flore polaire , l'humidité parait être la se condition véritablement nécessaire à la végétation, puisi ni la chaleur, ni le froid, ni même l’obscurité , ne détr sent la fertilité de la nature. Ce n’est absolument que d Jes plaines de sel et les déserts sablonneux que règne 1 stérilité complète. Certaines plantes croissent sur les bo des sources chaudes. D’autres forment des oasis , part où , au milieu des sables brùlans de VA-fn'quç. ^ fro quelque humidité. Ôn en réheontre aussi qui, bi«u général languissantes et sans couleur, naisse llâîî 3 des Üçux dépourvus de Iumièdans son sein une abondan*
même, non seuleme
par Saussu"
qu
’.-nt et vi\ .e. L’Océan enh .e végétation. La neige t .it produit une algue rouge, découvi .e, sur les déclivités glacées des Alpes, et trou ... abondance par l'auteur en traversant le col de 11 homme pour aller de Savoie en Piémont, ainsi que pai navigateurs polaires, dans les régions arctiques, mais en» elle fournit aux productions de ces climats inhospital uri abri contre les vents âpres qui soufflent sur des cha déglacé éternelle. Dans leurs récits intéressans , ces n gateurs rapportent que, sous cet abri glacé, les plantes lent de terre et dissolvent la neige à quelques pouces a tour; puis, que la partie supérieure qui forme la toitur cette espèce de cellule, se gelant promptement de nouv»
[SeCt. XXVI. ] DISTRIBUTION DES PLANTES.
forme une feuille transparente de glace , qui admet les rayons du soleil et leur permet d’échauffer et de protéger la plante dans cette serre chaude naturelle, jusqu’à ce que le retour de l’été lui rende cette protection inutile.
La plus grande partie des 110,000 espèces de plantesconnues sont indigènes à l’Amérique équinoxiale^ Snr ce nombre, l’Europe en contient à peu près la moitié; l’Asie avec ses îles, un peu moins que l’Europ-.j ]a Nouvelle-Hollande, avec les îles de la mer PaciF que # moins encorfe. et 1 Afrique enfin, moins qu’a uc.-^ autrc tie du globe, d étendue égale. Entre les t , ne trouvc ( si cc
n est cependant sur les de |a merj dans Jes plaines
elevées J que très
herbes et le1" étende-
peu de plantes sociales, telles que les
bruyères , qui ailleurs couvrent de vastes es de terrain; à cet égard pourtant, les joncs du ^ekhon, de Candy, etc., font exception. Dans les régions équatoriales, où la chaleur est toujours intense, la distribution des plantes dépend de la température annuelle moyenne; tandis que dans les zones tempérées, la distribution est réglée en quelque sorte par la chaleur de l’été.. Quelques plantes exigent une chaleur douce , long-tempâ prolongée; d’autres prospèrent davantage dans les lieux soumis aux extrêmes de chaleur et de froid. Les limites de la température qui convient au blé sont très étendues; dansle Nord, il peut être cultivé jusqu’au 60e degré de latitude; mais dans la Zone torride , l’épi se forme rarement , par suite de l’exubérance de la végétation, lorsqu’il est semésur un sol élevé de moins de 4>5oo pieds ( 1,370“ environ ) àu-dessus du niveau de la mer ; et , quoique les circonstances locales entrent pour beaucoup dans la réussite de sa culture, on remarque cependant qu’en général il ne mûrit pas au-delà d’une hauteur de 10,800 pieds ( 3,2g4m environ J. Le colonel Sykes a reconnu que dans le Dekhan, le blé réussit à merveille, à une hauteur de 1,800 pieds
( 545'“ environ ) au-dessus du niveau entre les 3o* et 45e degrés de
récolte les meilleurs vins. A l’égard
à la latitude, en ce qui concer Ainsi, la richesse de la végétation tro| diminue à mesure qu’on s'élève sur les montagnes torride, où l’on voit se développer une succc de plantes semblables, quoique non identiques, à • que l’on rencontre dans les latitudes de tempén moyenne correspondante; -les forêts majestueuses pe; par degrés leur richesse; des arbustes chétifs leur s dent, jusqu’à ce qu’en fin le lichen lui-méinc soit a dans sa croissance par une neige éternelle. Sur le v de Ténériffe, l’on remarque cinq zones successives, chacune produit une famille distincte de plantes. Z,n inière est la région des vignes, la suivante celle des lau à laquelle succèdent celles des pins, de la bruyère de et de l’herbe ; toutes ces diverses produt couvrent, le long de la déclivité du pic, une etc de 1 1,200 pieds ( 3,4oom environ ) de hauteur perp culaire.
Près de l’équateur, le chêne prospère à la ha de 9,300 pieds ( 2,8oom environ) au-dessus du nivei la mer; et sur la chaîne élevée de l’Himalaya, rissent la primevère, la convallaire et la véronique; quoique semblables de noms, ces plantes cependar sont pas les mqpies que la primevère, le Iis de la v« ou la véronique qui ornent nos prairies ; car , hier l’herbier recueilli par M. Moorcroft, en allant de Net Daha et à Garlope, dans la Tartarie chinoise , élévations au moins aussi hautes que le Mont-B renferme une multitude de plantes européennes et alj les espèces sont généralement différentes, à la seule e: tion de la rhodiola rosea, qui est identique à l' espèce
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fleurit en Écosse. Ce n’est pas le seul cas qui offre un exemple de similitude de climat sans identité de productions ; l'on découvre souvent , sur toute l’étendue du globe, une cerlaiue analogie de structure et d’apparence entre des plantes , qui , tout en se trouvant dans les memes circonstances, ne sont pourtant pas identiquement semblables. L’on dit même qu’une distance de 25° de latitude occasionne un changement total, non seulement dans les productions végétales, mais aussi dans les êtres organisés. 11 est certain que depuis les rivages glacés des cercles polaires, jusqu’aux contrées brûlantes de la Zone torride, chaque région distincte de terre et d’eau possède une flore qui lui est particulière. Le globe a été divisé par les géographes botanistes en vingt-sept districts botaniques, dont les espèces végétales diffèrent presque totalement de l’un à l’autre; les limites de ces districts sont parfaitement déterminées, lorsqu’ils se trouvent séparés par une grande étendue d’océan, des chaînes de montagnes, des déserts sablonneux , des plaines salées , ou des mers intérieures. Un nombre considérable de plantes sont communes aux régions septentrionales de l’Asie, de l’Europe et de l’Amérique, là où ces continens se touchent presque; mais en se rapprochant du sud, les flores de ces trois grandes divisions du globe diffèrent de plus en plus, même dans les lieux situés sous les mêmes parallèles de latitude ; ce qui prouve que la température n’est pas l’unique cause de la diversité presque complète qui existe partout dans les espèces. Les flores de la Chine, de la Sibérie, de la Tartarie, du district européen qui comprend l’Europe centrale et les côtes de la Méditerranée , et celles enfin de la région orientale , qui renferme les contrées environnant la Mer-Noire et la mer Caspienne, toutes ces flores, disons-nous, présentent des caractères spécifiques différens. MM. de Humboldt et Bonpland ne trouvèrent dans l’Amérique équiuoxiale que vingt-quatre
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ram.
iiïSTniBUTidft DÉS PLANTES. [ îjefct. XI
espèces identiques à celles de l'ancien triohde; etM. B a trouvé que dans la Nouvelle-Hollande, entre le: et 35e parallèles de latitude sud , non seulement il une végétation particulière , mais encore , que pas seule espèce n’est commune aux extrémités orient: occidentale de ces mêmes parallèles ; et qu’en outre . tains genres sont presque entièrement limités à ces I Le nombre d’espèces communes à l’Australie et à l’Ei n’est que de 166 sur 4,100, et encore est-il bien pro que sur ce nombre quelques unes y ont été transporté* les colons. Celte proportion surpasse cependant celle > observe dans l’Afrique méridionale; et, ainsi que noi vons déjà dit, la proportion des espèces européenm encore moindre dans l’Amérique équinoxiale.
Les Iles participent de la végétation des continci plus voisins; mais lorsqu’elles sont très éloignées d£ leurs flores leur sont entièrement particulières. Le Aleütiennes, qui s’étendent entre l’Asie et l’Amérique ticipent de la végétation des parties septentrionales i deux continens, et peuvent avoir servi de canal de co nication. Dans les îles de Madère et de Ténériffe, < trouve les plantes du Portugal, de l’Espagne, des A< et de la côte nord de l’Afrique; de même que dai Canaries on rencontre un grand nombre de plantes côte africaine. Mais chacunedecesiles possède une flo n’existe nulle autre part; et Sainte-Hélène, seule, d au milieu de l’Atlantique, sur soixante-une espèces gènes qu’elle possède, n’en a que deux ou trois reco comme appartenant à quelque autre partie du mond
Il résulte des recherches de M. de Humboldt, qu les tropiques, les plantes monocotylédones , telles q herbes et les palmiers qui n’ont qu'un seul lobe sér sont par rapport à la famille des dicotylédones, q deux lobes séminaux, comme la plupart des espèces
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péennes , dans la proportion de i à 4 ; dans les zones tempérées, elles sont dans la proportion de i à 6; et dans les régions arctiques, où abondent les mousses et les lichens, qui forment le dernier ordre de la création végétale, la proportion est de r à 2. Dans les zones tempérées, les plantes annuelles monocotylédones et dicotylédones s’élèvent à un sixième de la totalité des plantes qui y croissent, sans compter les cryptogames 1 ; dans la Zone torride, elles en forment à peine la vingtième partie, et en Laponie, la trentième. A mesure qu’on approche de l’équateur, le nombre des plantes ligneuses excède celui des herbacées; en Amérique, il y a cent vingt espèces différentes d’arbres forestiers, tandis que sous les mêmes latitudes, en Europe, il n’y en a que trente-quatre.
Des lois semblables paraissent régler la distribution des plantes marines. M. Lamouroux a découvert que les groupes d’algues , ou plantes marines , recherchent des températures ou des zones de latitude particulières, quoique quelques genres cependant, mais en très petit nombre , soient répandus dans toutes les parties de l’Océan. Le bassin allant ique polaire présente vers le 4 0e degré de latitude nord une végétation bien tranchée. Les mers de l’Inde occidentale , comprenant le golfe du Mexique, la côte orientale de l’Amérique du Sud, l’océan Indien et ses golfes, les rivages de la Nouvelle-Hollande, et les îles voisines ont chacune leurs espèces distinctes. La Méditerranée possède une végétation qui lui est propre, et qui s’étend jusqu’à la Mer Noire; et les espèces de plantes marines qui croissent sur les côtes de la Syrie et dans le port d’ Alexandrie diffèrent presque entièrement de celles de Suez et de la mer Rouge, malgré la proximité de leur situation géographique. L’on a remarqué que les
* Note ao8.
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mers basses produisent des plantes différentes de celles qui croissent dans les mers plus froides et plus profondes; et, de même que dans la végétation terreslre, c’est vers l’équateur que les algues sont le plus nombreuses. On doit croire, en effet, qu’il y en a des quantités prodigieuses, si l’on en juge par la zone à laquelle on a donné les noms de mer herbeuse , ou mer de Varech ; cette zone, qui bien S>>. certainement doit sa formation aux mers tropiques , est poussée par une force étrangère au Gulf-Stream , vers de plus hautes latitudes, où l’herbe s’accumule en telles quan- Kf tités, que les anciens navigateurs portugais, Colomb et Lérius, comparaient la mer à d’immenses prairies inondées, dans lesquelles, la marche de leurs vaisseaux se trouvait entravée , au grand effroi des matelots. Dans son journal particulier, M. de Humboldt raconte que le banc d'algues le plus étendu de cette zone est situé dans l'Atlantique septentrional , un peu à l’ouest du méridien de Payai, l’une des Açores, et entre les a5' et 36* degrés de latitude. Les vaisseaux, qui, de Moute-Viédo, ou du Capde-Bonne-Espérance, retournent en Europe, traversent ce banc à peu près à une distance égale des Antilles et des Canaries. Un autre banc plus petit se trouve entre les 2a* et 2G* degrés de latitude nord , à quatre-vingts lieues environ à l’ouest du méridien des Iles Bahama; eu général , on le traverse en allant des Caïques aux Bermudes. Ces masses consistent principalement en une ou deux especes de sargasses, — plantes quj constituent le genre le plus étendu de l'ordre des fucoïdes.
Quelques unes des plantes marines parviennent à la longueur énorme de plusieurs centaines de pieds, et toutes sont extrêmement colorées, quoiqu’uu grand nombre d’entre elles croissent dans une obscurité totale, ou presque totale, au fond des gouffres de l’Océan; la lumière, au reste, ne parait pas être la seule cause d’où dépende la
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couleur des végétaux, puisque M. de Humboldt a rencontré des plantes vertes qui croissaient dans une obscurité complète au fond d’une des mines de Freyberg.
Il parait que, soit dans les cavernes obscures et tranquilles de l’Océan, soit sur les rivages alternativement couverts et abandonnés par ses vagues , sur la cime élevée des montagnes, sur le sol uni des plaines, dans les régions glacées du nord, dans les pontrées enfin où règne la douce influence du midi, la variété des espèces est une loi générale du règne végétal, que ta variété des climats ne saurait expliquer. Cependant , la similitude dés espèces , sinon leur identité, est telle j sous les mêmes lignes isothermes, que si le nombre d’espèces appartenant à l’une des grandes familles des plantes était connu pour un point quelconque du globe , le nombre entier des phanérogames, ou plantes plus parfaites, et même le nombre d’espèces qui composent les autres familles végétales, pourrait être déterminé avec une très grande exactitude.
Diverses opinions ont été émises sur la distribution primitive des plantes à la surface du globe ; mais, depuis que la géographie botanique est devenue une science régulière, on a conclu, d'après les phénomènes observés, que la création végétale devait avoir eu lieu dans un certain nombre de centres, bien distincts, dont chacun est devenu comme la souche d'un certain nombre d’espèces particulières, qui dans l’origine se sont groupées autour de ces centres, sans se répandre ailleurs. Les bruyères appartiennent exclusivement à l’ancien monde; aucun rosier indigène n’a jamais été découvert dans le nouveau; et tout l’hémisphère sud est privé de cette odorante et magnifique plante. Le fait dont il vient d’être question se trouve encore mieux confirmé par les multitudes de plantes dont l’existence est entièrement locale et isolée, et qui croissent d’elles-mémes dans certains lieux déterminés, et jamais ail-
XiiOilized
DISTRIBUTION DBS ANIMAUX. [SeCt. X:
leurs; tel est par exemple le cèdre du Liban, qu’on n mais trouvé à l’état indigène autre part que sur cette tagne.
La même loi existe dans la distribution de la cré animale. Le zoophite *, qui occupe le dernier rang l’échelle des êtres animés, est répandu avec une abonc prodigieuse dans les mers de la Zone torride; chaqc pèce toutefois étant limitée au district le plus favora! .son existence. Les coquillages diminuent de grande de beauté à mesure qu’on s’éloigne de l’équateur; et, tant que nos connaissances actuelles nous permettenl juger, chaque mer est peuplée par une espèce partiel de poissons, et chaque bassin de l’Océan, par certaine bus qu’on ne retrouve pas ailleurs. MM. Peron et Le J assurent, que de tous les milliers d’animaux marins < ont examinés, il n’est pas un seul individu des région ridionales qu’on ne puisse distinguer, par des carat essentiels, des espèces analogues qui habitent les merj tentrionales. Les reptiles ne sont pas exempts de la l< nérale. Ainsi, l’ordre des sauriens’ comprend des es fort différentes entre elles, dans les quatre parties du me et, quoique les pays chauds abondent en serpens venin les espèces y sont différentes d’une contrée à une autr leur nombre décroît, ainsi que la malignité de leur v avec la température. La distribution des insectes sui cessairement celle des végétaux dont ils se nourrissen l’on remarque , en général, que chaque plante est pci d’espèces qui lui sont propres. Les oiseaux mêmes, m la puissante faculté locomotive dont les a doués la na ont un district propre à chaque espèce. L’émeu est 1: à l’Australie, le condor n’abandonne jamais les Aude le grand aigle les Alpes; et, si quelques espèces sont i
; Rote aog. — »Rote ato.
'SeCt.XXVI.] IDENTITÉ D’ESP. DES DIV. RACES IIÜM. 321 ï
munes à tous les pays , du moins le nombre en est très borné. Les quadrupèdes sont distribués de la même manière, partout où la domination de l’homme n’a pas encore fait sentir son influence perturbatrice. Ceux qui sont indigènes à un continent ne sont pas semblables aux espèces correspondantes d’un autre continent; et, si l’on en excepte quelques espèces de chauves-souris, aucun animal à sang chaud n’est indigène à l’archipel polynésien , ni a aucune des îles situées sur les bords de la partie centrale de la mer Pacifique.
Quand on passe en revue la variété infinie d’êtres organisés qui peuplent la surface du globe, rien ne frappe davantage que les distinctions qui caractérisent les différentes races du genre humain, depuis la peau d’ébène des habitans de la Zone torride , jusqu’à la belle complexion,et au teint vif et coloré des peuples delà Suède — différence qui existait dès les temps les plus reculés de l’histoire ; caron voit, dans les saintes écritures, l’Africain représenté comme étant aussi noir qu’il l’est aujourd’hui : cette vérité, d’ailleurs, se trouve confirmée par les peintures égyptiennes les plus anciennes. Cependant, quand on vient à comparer les principales circonstances de l’économie animale oudu caractère physiquedesdiverses tribusdu genre humain, il semble que les différentes races soient identiquesd’espèce. L’on a souvent tenté de rapporter les diverses tribus à une origine commune, en comparant les nombreuseslangues qui ont été , ou qui sont encore en usage. Quelquesunes de ces langues, quoique offrant une analogie remarquable dans les lois de leur grammaire, n’ont que peu ou point de mots qui leur soient communs. Les dialectes parlés par les nations aborigènes d’Amérique en fournissent l’exemple; et la recherche qu’on remarque dans la construction grammaticale des langues des sauvages américains porte à croire qu’originairement elles doivent avoir été.
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330 CONSID. TiftBES DE LA COMP. DES LANG. [SeCt. XXI
parlées par une race d'hommes beaucoup plus civilü Quel i|ues Langues qui n’out que peu, ou même point tout de ressemblance dans leur structure, ont pourtant plus grands rapports dans leurs vocabulaires; tels sont dialectes syriens. En somme, l’on peut conclure que peuples dont les langues oifrent les rapports dont m veuous de parler, sont tous sortis de La même souche; m la probabilité d’une origine commune est beaucoup p grande parmi les nations indo-européennes , dont les h gués, telles que lesanscrii, le grec, le latin, l’allemand, et ont une analogie frappante, et dans la structure et daus mots. Il est beaucoup de laugues daus lesquelles l’ou peut découvrir la moindre ressemblance; mais il est p< sible qu’à la longue le temps ait effacé les traces leur ideutité primitive. Toutes les recherches qui ont < faites sur ce sujet portent à croire que, bien que la dist bution des êtres organisés ne suive pas la direction c lignes isothermes, la température exerce néanmoins u tres grande influence sur leur développement physiqi La chaleur de l’air est si iutiiuemeul liée avec son ét électrique, que l’électricité doit exercer aussi quclq influence sur la distribution des plantes et des animaux la surface du globe; d'autant plus surtout quelle part avoir une grande part aux fonctions de l’existence anima et végétale. Elle est la cause unique de plusieurs phéni mènes atmosphériques et terrestres, et joue un des rôl les plus imporlans daus l'économie de la nature.