FORCE DE LA FOUDRE
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lies, trouvé à Paderborn , avait 4<> p. ( 12 m. environ ) de longueur. Leurs ramifications se terminent généralement au-dessous du sable, dans des étangs ou des sources d’eau que l’on suppose déterminer le cours du fluide électrique. Il ne peut y avoir de doutes que le sol et les matières qu’il recouvre doivent influencer sa direction , puisque l’expérience a prouvé que les lieux qui ont été frappés par la foudre, le sont souvent ensuite plusieurs fois encore. Nous citerons, comme exemple de ce fait, le bâtiment d’une école du Lammer-muir, dans le Lothian oriental, qui a été frappé par trois fois différentes. " l.
L’atmosphère, de tous temps électrique positivement, le devient d’une manière très intense à l’approche de la pluie, de la neige, du vent, de la grêle, ou du grésil; mais cette intensité varie ensuite, et les transitions qu’elle éprouve sont très rapides à l’approche d’un orage accompagné de tonnerre. Un conducteur isolé laisse alors échapper de telles quantités d’étipcelles, qu’il est dangereux de s’en approcher, ainsi que l’éprouva a St-Pétersbourg , d’une manière si fatale, le professeur Richman : il fut frappé de mort par un globe de feu qui s'élança subitement de l’extrémité d’un conducteur, tandis qu’il s'occupait à faire des expériences sur l’électricité atmosphérique. L’on ne peut citer nul exemple qu’une baguette conductrice, en agissant sur un nuage électrique, ait jamais déchargé silencieusement son électricité; cependant elle peut amortir le coup, ou le rendre inoffensif. Sir John Leslie pensait que l’efficacité des conducteurs dépend de la rapidité avec laquelle ils transmettent l’énergie électrique; or, le cuivre transmettant le fluide vingt fois plus vite que le fer, qui lui-inéme le conduit quatre cent millions de fois plus rapidement que l’eau, laquelle le transmet plusieurs milliers de fois plus vile qne la pierre sèche, il s’ensuit que les conducteurs de cuivre sont ceux qui fournissent la meilleure protection, surtout'
[Sect. xxvii.] vitesse de l’êlbctricit^. SMS"
s’ils présentent ud« large surface , puisque le fluide électrique se transmet principalement sur l’extérieur des corps.
Le but d’un conducteur étant de conduire l’électricité en cas d’explosion, et non de provoquer cette explosion, il doit saillir très peu au-dessus du bâtiment , si tant est qu’il doive saillir. -, ’
La vitesse de l’électricité est telle, que le mouvement' le plus rapide que Peu puisse produire par l’art ne peut en aucune manière lui être comparé. Si la lumière d’un éclair vient à se répandre sur Une roue qui tourne avec une vitesse suffisante pour rendre ses rais invisibles, ces rais deviennent aussi distincts , pendant un instant , que si la roue était dans un état de repos absolu. Ce fait que en considérant que quelque rapide que puisse être !«• mouvement de rotation, la lumière a paru et disparu avant que la roue ait eu le temps de parcourir un espace sensible. Cette belle expérience est due au professeur Whealstone, ainsi que la suivante, qui n’est pas moins frappante. — Un rayon solaire étant un mélange de lumière bleue, jaune et rouge, il arrive qu’un disque de carton , divisé en trois secteurs, l’un peint en bleu, l’autre en jaune, et le troisième en rouge, parait blanc- quâ^jfb%B* . le fait tourner trés vite, — ce qui est dû à la rapidité avec laquelle se succèdent les impressions des couleurs produites sur la rétine. Mais à l’instant où il est éclairé par une étincelle électrique, il Semble être en repos, et chacune . des trois couleurs devient parfaitement distincte. Le professeur Wheatstone est parvenu de la manière la plus ingénieuse à mesurer cette vitesse prodigieuse du fluide électrique; et, quoique ses expériences ne puissent pas encore lui permettre de déterminer sa vitesse absolue* toujours au moins lui ont-elles permis d’établir qu’elle surpasse de beaucoup la vitesse de la lumière. .
( Un fil de cuivre isolé, d’un demi-mille (8o4 mètres en-
VITESSE DE l/BLECTRICîTlS. [SeCt. XXVM.J
viron) de longueur, est disposé de telle sorte que son centre et ses deux extrémités se terminent dans le diamètre horizontal d*un petit disque de métal fixé sur le mur d’une chambreehscure. Quand on fait passer par le fil une étincelle électrique, on croit la voir tout à la fois aux trois points. A ro pieds (3 mètres à peu près) de distance environ, on place un jaetit miroir disposé do manière à ce rju’il puisse, en accomplissant mie révolution sur lui-même, réfléchir ces trois étincelles. Par suite de l’extrême rapidité de l’électricité, il est évident que si les trois étincelles sont simultanées, elles doivent être réfléchies et disparaître avant que le miroir ait parcouru un espace sensible, qnelque rapide que « puisse être sa rotation; de plus, on doit les voir sur une . ligne droite. Mais si elles ne sont pas transmises simultanément au disque, — si l’une, par exemple, l’est un peu plus tard que les deux autres , — le miroir a le temps de parcourir un petit arc de sa révolution dans l’intervalle qui sépare la réflexion des deux étincelles simultanées et celle de l’autre étincelle. Toutefois, la seule indication de ce petit mouvement du miroir consiste en ce que cette dernière n’est pus réfléchie sur la même ligne droite que les deux autres, mais un peu au-dessus ou un peu au-dessous; car la réflexion des trois étincelles parait toujours simultanée, le temps qui s’écoule entre les deux réflexions étant trop court pour pouvoir être apprécié.
La distance du miroir au disque, et le nombre de révolutions qu’il fait par seconde étant connus, on peut calculer la différence des deux réflexions, et par suite, déterminer le temps qui s’écoule entre elles. Et comme la longueur de la partie du til par laquelle a passé l’électricité est une longueur donnée, on peut en déduire sa vitesse.
Connaissant le nombre de vibrations nécessaire par seconde pour produire une note musicale quelconque, le nombre de révolutions accomplies par le miroir, dans an