DUE A LA RÉFLEXION. EVALUATION I)E LEUR NOMBRE
En examinant la constitution de la terre et des fluides qui l’entourent, divers objets se sont présentés à notre attention. Quelques uns, autant toutefois que nos eorfnaissances nous permettent d’en juger, sont limités à la planète que nous habitons, et quelques autres sont communs à la terre et aux autres corps de notre système. Mais un éther infiniment subtil remplit probablement toute la création visible, et envoie, sous forme de lumière, des vibrations qui peuvent avoir été excitées dans les limites les plus reculées de l’univers, des milliers d’années avant que nous ayons été appelés à la vie. L’existence d’un tel milieu, quoique d’abord hypothétique, a été presque prouvée ensuite par la théorie ondulatoire de la lumière; mais ce n’est que depuis peu d’années qu’elle a été mise entièrement en évidence par le mouvement des comètes, et par son action sur les vapeurs dont ces corps sont princ:palement composés. L’on a souvent imaginé qu’indépendamment des effets de chaleur et d électricité , les queues des comètes répandaient de nouvelles substances dans notre atmosphère. Il est possible que la terre puisse attirer quelque chose de cette matière nébuleuse , les
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[Sect. XXXV.] NO* INFL. DES COM. PAR RAPP. A LA T. 4 H
■vapeurs qui forment les queues des comités et qui sont élevées par la chaleur du soleil, quand celles-ci sont dans leur penhelie, étant disséminées à travers l’espace dans leur passage à leur aphélie; jusqu’ici, toutefois, celte matière n a produit aucun effet, et les saisons n'ont jamais été influencées par ces corps. Il est extrêmement probable que si jamais des queues dp comètes ont passé sur la terre, ses habilans ont pu, non seulement ne pas les voir, mais encore même ne pas soupçonner leur présence.
Le passage des comètes n’a jamais troublé d’une manière sensible la stabilité du système solaire; leur noyau n’étant en général qu’une masse de vapeurs, est si rare’ et leur passage si rapide, quelles n’ont pas le temps d’acquenr une lorce vive sulfisante pour produire une action sensible. M. Duséjour a prouvé que sous les circonstances les plustavovablcs, une comète ne peut rester pendant plus de deux heures et demie à une distance de la terre moindre que 10, 5oo lieues (*X(t 1,400 lieues françaises). La comète de 1770 passa à six fois environ la disiaucéde la luneà la terre, sans meme affecter nos marées; et comme la lune na aucune influence sensible sur l'équilibre de l’atmosphère, une comète doit eu avoir encore moins. Suivant Laplace, I action de la terre sur la comète de 1770 augmenta de plus de deux jours la période de sa révolution • or donc, si les comètes avaient une énergie perturbatrice quelconque, la réaction de la comète devrait avoir au"menté la longueur de notre année. Si la masse de cette comète avait été égale à la masse de la terre, son action perturbatrice aurait augmenté la longueur de l’année sidérale de a h. 53 m.; mais comme les calculs de Delambrc,
( ) It est ici qusstion de lieues anglaises , dont 1 = trois milles , ou 4^2^,941/ mètres. Les nombres qui suivent les indications en lieues anglaises, expriment des lieues françaises de a5 au degré, dont 1 = 4444 mètres. (jyole ju traducteur.) *
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412 ORBITES UES COMÈTES. [SeCl. XXXV.]
faits d'après les observations solaires de Greenwich , montrent que la longueur de l’année n’a pas même été augmentée d'une fraction deseconde, il en résulte que sa masse ne peut avoir égalé la 5ooo° partie de celle de la terre. Ceci explique comment la même comète a traversé deux fois le système des satellites de Jupiter sans troubler les mouvemens de ces lunes. M. Duséjour a calculé qu’une comète, d’une masse égale à celle de la terre, passant à la distance de 13, 1 5o lieues (i3,9.oo environ ; de notre planète, changerait de 2° l’obliquité de l’écliptique, et porterait à 367 j* *6 h. 5 m. la longueur de l’année. Ainsi, l’action principale des comètes se réduirait à altérer le calendrier, lors même qu’elles seraient assez denses pour affecter la terre.
Les comètes traversent toutes les parties des deux ; l’inclinaison de leurs orbites varie à l’infini par rapport au plan de l’éciiptique; et, différentes en cela des planètes, le mouvement du plus grand nombre de celles qui ont paru, a été rétrograde, c’est-à-dire, de l’est à l’ouest. Elles ne sont visibles que près de leur périhélie ; alors, leur vitesse est telle, que son carré est égal à deux fois le carré de la vitesse d’un corps qui se mouvrait dans un cercle à la même distance; conséquemment, elles ne restent que très peu de temps dans les orbites planétaires. Comme toutes les sections coniques de la même distance focale coïncident sensiblement pour un petit arc situé de chaque côté de l’extrémité de leur axe, il est difficile de déterminer dans lesquelles de ces courbes les comètes se meuvent, d’après les observations faites, ainsi qu’elles doivent l’être nécessairement, à leur périhélie. Il est probable qu’elles se meuvent toutes dans des ellipses extrêmement excentriques; quoique la plupart du temps, ce soit la courbe parabolique qui coïncide le mieux avec leurs mouvemens observés. Quelques uns de ees corps, mais c’est le petit nombre, semblent décrire des hyperboles; dans ce cas, ils ne sont
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