DES
Abbés de Los ] s'efforce de rétablir la concorde entre les
croisés, lu. Meurt, xci.
Du Gange et après lui dom Brîal et les autres éditeurs ont ici reconnu l'abbé de Sainte-Marie dépucela, ou Locedio, dans le diocèse de Verceil ; ils se sont trompés. L'abbé de Lucedo étoit bien, il est vrai, de la suite du marquis de Montferrat; il rat même l'un des douze arbitres chargés d'élire un empereur, après la prise de Constantânople : mais Villehardouin n'en a pas parlé. Il n'a cité que l'abbé de Sainte-Marie de Los, au diocèse de Tournay, à peu de distance de Lille. Dans la Chronique de Raoul de Coggeshall on lit, sous la date de iao3 :
«Mnlti nobiles et potentes viri crucem sumpserunt. Horum
a caput.... effectue est Bonifacius.... Hic autem.... quemdam abbatem « regionis su», scilicet abbatem de Luceiane, in comitatu assumptae « peregrinationis bumiliter expetiit et obtinuit.... Cornes etiam Bal- « devinas cum comitissa sua in comitatu suo obtinuerunt Abbatem « de Los. » (Eistor. de France , tome XVIII, page 93.)
Le Gallia ChrisUana nomme notre abbé Simon, « Ayant, » dit-il , « pris la croix sans le consentement de l'abbé de Gîteaux , il en fut « réprimandé dans le chapitre général; cependant, à la prière de Bau- « douin, on lui permit de suivre l'armée croisée. Il mourut le 8 juillet « iao4» » (Tome III, page 3o3.)
Achirs de Verduw , gendre de Renier de Trit ; l'abandonne
à Finepople. Surpris par les Grecs, il est livré à Johannis,
qui le fait mourir, cxxxix.
Le Ms. 9644 le nomme Chars de Fereli. Gela me fait penser qu'il devoit être le même que XA chardus de Berlidont parle Giilebert de
35o TABLE RAISONNEE.
Mous, sous l'année 1188. Gérard de Saint-Obert l'a voit cité devant le comte de Hainaul et le rédamoit comme étant réellement de condition serve. Tandis que l'aflàire se plaidoit à Moos, Robert de Beaurain, chevalier très renommé , parent du comte de Haînant et d'Achart, se leva , donna à Gérard de Saint-Obert un démenti formel et l'appela en dnel , dans le cas où il soutiendrait qu'Achat* et lui fussent de condition serve. Gérard soutint ses prétentions , et le combat , remis à un court délai, dut avoir lieu à Mons. Alors Gérard ayant vainement attendu son adversaire pendant le temps fixé , obtint des juges du camp gain de cause, et Robert de Beaurain fat obligé de demeurer le serf du vainqueur. Il est probable qu'Achars suivit la triste destinée de son parent ; mais à quelques années de là , une décision de Henri, roi des Romains, annula celle des juges du comte de Haraaut et rétablit les adversaires de Gérard de Saint- Obert dans la possession de leurs honneurs militaires. Au nombre de ces premiers juges du camp, nommés par Gillebert, on trouve Renier de Trit et Guillaume de Gomemes. Sans doute Renier de Trit , qui pourtant ne devoit pas encore être le beau-père cTAchars de Verdun , avoit été choisi par Robert de Beaurain.
Aghès , 611e de Boniface , roi de Salonique ; mariée à l'empereur Henri, clxviii. Est enceinte, clxxvu.
Elle étoit fille cVEléonore de Savoie, première femme du marquis de Mootferrat; et Guichenon s'est trompé dans son Histoire généalogique de la maison de Savoie , qnand il assure que Boniface n'eut d'Eléoaore aucun enfant. (Tome I« r , page ?{a. )
Aimeris m Villbkai (ou ViLLMoi) , se croise, ni. Meurt
à C. P., cxxvi.
Cette famille étoit illustrée dès le xi« siècle, comme on peut le voir d'après le témoignage d'Orderic Vital. Elle étoit de la province de Brie, et portoit d'argent à neuf merlettes de sable.
Aimés Buffois, connétable de Salonique; consulté, cout. xxi. Prêt à mettre à la voile , xxxi. Fait hommage à l'empereur, au parlement de Vavenique; conservé dans son emploi, cont. xxxin. Consulté par l'empereur sur l'opportunité du voyage de Négrepont , xxxv.
Peu de temps après les derniers événemens racontés par Henry de
Valeociennes, Aimé Buftois fut surpris et mis cruellement à mort par Michalis; comme nous l'apprend Innocent III dans sa lettre à Thomas Morosini , patriarche de Constantinople (lib. XIII, ep. 184) •* « Michalitins.... spreto... juramento qaod imperatori et Eustachio fra- « tri ejus, cui idem Michalitius filiam suam primogenitam tradiderat « in uxorem, praestiterat, A. imperii comestabulum, cum mititibus et « aliis usque centum , in dolo capiens, quosdam flageUavit ex ipsis , « quosdam retrusit in carcerem, et quibusdam nequiter interfectis, « comestabulum ipsum cum tribus aliis et capellano suo (quod est « horribile dictu ), suspendit in cruce. »
Alabs de Kieri ; l'un de ceux qui firent le mieux au pont de Larse , cont. xxx.
Alirs Maquekiel, i'un des six messagers de Venise; choisi par le comte de Flandre, ix. Se sépare, avec Joffrois de Villehardouin , des quatre autres messagers, pour revenir en France, xx. L'un des chevaliers auxquels l'empereur Henri parle avant la bataille de Finepople , cowt.
Cette famille, originaire de Flandre, existoit encore auxvu* siècle, et sans doute n'est pas éteinte. Mais les petits-neveux de notre Alard ont cru devoir ajouter à leur véritable nom de famille une particule, persuadés à tort qu'ils ne pouvoient être vraiment nobles s'ils ne s'ap-» pelaient pas messieurs nt Sfaquerel.
Alexis (Alexis III , l'Ange , dit Comnène) , frère de Kirsac. Surprend son frère, lui arrache les yeux et usurpe sur lui l'empire de Constantinople, Enferme Alexis, fils de Kirsac, xlii. Les croisés prennent port devant son palais de Calcédoine, lxii, puis devant son palais de lo Scutarie. Il s avance en face d'eux. Son megheduc rencontre une partie de l'armée et prend la fuite , lxiv. Envoie un message aux barons, lxv. La crainte qu'il inspire dans C. P. empêche le peuple de manifester ses dispositions en faveur du jeune Alexis, lxviii. Attend les croisés, puis prend la fuite , lxx. Deux prisonniers croisés sont amenés de-
35* TABLE RAISONNfiE
vant lai, lxxvi. S'avance vers les Vénitiens. Sort de la ville, lxxx. Ses dispositions, lxxxi. Joint les croisés. Se retire, lxxxi i. Rentre dans la ville $ puis s'enfuit, lxxxiii. Suite de son évasion, lxxxi v. Sa fille s'éloigne avec Morchufles. Il se réfugie à Messinoble , cxiu. Y reçoit Morchufles, auquel il donne sa fille en mariage : lui fait crever les yeux. Effet de cette trahison sur l'esprit des croisés, cxvi. S'enfuit de Messinoble, cxvi. Fait prisonnier par le roi de Salonique, qui l'envoie à Montferrat, cxxvu.
Alexis ne resta pas long-temps à Montferrat. Il parvint à s'échapper de prison ; mais étant passé dans l'Asîe-Mineure , il fut pris par Thodres li Ascres (Théodore Lascaris), qui le fit enfermer dans un monastère , où il termina sa vie.
Alexis (Alexis IV, le jeune), fils de Sursac; retenu longtemps en prison par son oncle Alexis. S'enfuit à Ancône; puis va trouver le roi d'Allemagne, Philippe, son beaufrère. Se rend près des croisés à Venise, xlii. Envoie au marquis de Montferrat des messagers ; retourne près du roi d'Allemagne, xliii. Rejoint le duc de Venise et le marquis de Montferrat. Monte sur les vaisseaux du duc de Venise , lvi. Se réunit aux barons qui ne veulent pas retourner à Brandis, liv. Débarque à André, lx. Se montre inutilement au peuple de C. P., lxviii. Mande au marquis de Montferrat la restauration de son père , lxxxiv. Est couronné. Paie une partie de ce qu'il doit aux croisés. Les prie de prolonger leur séjour , lxxxviii. Sort de C. P. pour conquérir son empire, lxxxix. Succès presque complet de l'expédition , xc. Troubles à C. P. durant son absence, xci. Revient à C. P. Change à l'égard des croisés, xcn. Reçoit leurs envoyés, xcm. S'indigne des discours qu'ils lui tiennent, xcv. Son ingratitude. Est
trahi et mis en prison par Morchufles, xcvn. Étranglé,
XGTIII.
Alixandres de Vilebs ; l'un des Allemands qui joignent les
croisés à Venise , xliv.
Sons le nom d'Allemands, le chroniqueur réunit les Brabançons, les Wallons et les gens d'outre le Rhin. La famille de Vilers étoit de Brabant.
Aitomeu ou Droihs oe Bbàubjlin •, se croise , vi. Se sépare de ceux qui poursuivoient les Blas , clxi.
Aussi nommé Drius et Drues. Chevalier de Hainaut; de la même famille que Robert , dont il est parlé à l'article Achars de Verdun.
Andris d'Urbiise ou Andbieu d'Ubbqise j l'un des deux croisés qui les premiers montent sur une tour de C. P., cit. L'un des chevaliers qui gardoient Larouse. Atteint par les Blas, clvi. Tué, clvii.
Andris Vilairbs, Vénitien $ l'un de ceux qui vont secourir Régnier de Trit , clxi.
Ansiaumes de Biaumont ; l'un des quatre François surpris par les traîtres Lombards , cou t. xxiv .
Axsiaus de Caeu ou An seaus de Caieu \ se croise , vu. Est de la troisième bataille, lxix. Accompagne Henri d'Anjo à Landromite, cxxxn. Chargé de la garde de Visoi, avec cent quarante chevaliers , clv, clix. Est de la quatrième bataille dans la chevauchée d'Andrenoble. Va secourir Régnier de Trit, clxi. L'un de ceux qui vont secourir Lespigal, clxvii. Revient en Europe au secours de l'empereur, clxix. Va secourir Esquise , clxxiii. L'un de ceux qui s'engagent dans les monts de Blaquie, clxxvii. L'un de ceux qui soutiennent le choc des Blas devant Phinepople , cont. iv. Envoyé vers le comte de Blandras , xix. Chargé de surveiller le comte de Blandras, xxiii. Le ramène à Salonique et le livre à l'empereur, xxiv.
L'un des trente qui vont au secours de Rolland Pice , xxvii. Chargé de conduire trente chevaliers vers le Val de Venisce, xxvm. Passe le pont de Larse après Quenes de Béthune , xxxi. Conduit les secours et les deniers de l'empereur deSalonique à Lamiro. Essaie inutilement de faire la paix des Lombards avec l'empereur, xxxn. Consulté par l'empereur sur le voyage de Négrepont, xxxv. Anseau de Caieu , l'un des pins braves chevaliers de l'expédition , TÎvoit encore en 1222 ; il épousa alors l'une des filles de Théodore Lascaris (Thodres li Ascres), comme nous l'apprend Albéric des Trois Fontaines. Cet historien remarque qu' Anseau de Caieu étoit originaire du Ponthieu.
Aksiâus de Courceles, neveu de Joffroi le maréchal, envoyé par lui vers Macra. Apprend , à son retour, la déroute d'Andrenoble. Se réunit aux restes de l'armée à Rodestoc, cxlix.
Ansiaus de Rémi , home lige de Tierri de Los. Blâmé de sa conduite devant Nicomie. Se retire au moutier Sainte- ' Sophie. Dépêche un message à l'empereur, clxxiv.
Archevêque de Salonique $ consulté par l'empereur Henri,