‹ De la conqueste de ConstantinobleChapitre 18 sur 110 · XIX · texte numérisé non relu

XIX

Lions 5. Et leur jura seur sains que il à bonne foi tenroit les convenances. Du Cange dit ici que cette façon de parler marquait le serment solennel qui se faisoit sur les saints Évangiles et en levant la main. Je crois qu'alors on abaissoit plutôt la main sur la relique sacrée. Dans tous les cas, ou jurait phis fréquemment encore sur la châsse des saints , ou sur quelque précieuse relique que sur les saints Évangiles. La formule du serment commençoit par les mots : Si m'ait Diex; en latin , Sic me Deus adjuvet. Et voua pourquoi, dans nos anciens romans, on trouve si souvent si m'ait Diex, ou simplement m*aïst Diex.

Ligne 7. Qui estoit de quarente homes. C'est la leçon des Mss. 455 et 207. Les éditeurs précédens ont suivi celle des autres manuscrits : quarante-six. C'est évidemment une erreur.

Voyez la teneur du traité entre les barons croisés et les Vénitiens, dans Muratori, Rer. Ital. Scriptores, t. XII, p. 323, et dans le Recueil des Historiens de France, t. XVIII , p. 436.

Ligne 1a. Et il lefist moult volentiers. C'est-à-dire , si l'on s'en rapporte à l'auteur des Gesta Innocenta' III , sous la réserve que le traité ne mettrait aucun obstacle à la voie directe des croisés vers la Terra-Sainte. Cette défiance de la foi des Vénitiens aurait été parfaitement justifiée par l'événement x et ce qui la rend plus vraisemblable , c'est le rôle de mécontent opiniâtre que ne cessa de remplir dans l'armée le légat de Rome , comme on le verra bientôt.

NOTES. a5i

Page 1