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Lions 5. Car perdue avoit la vue. La première continuation de Guillaume de Tyr est ici plus exacte que Villehardouin : « Bien « eust ochoison de demorer se il voulsist, car il estoît de grant « eage et ne véoit à faines goûte , car il avoit eue une plaie en la « teste , par coi il avoit la vue aussi comme perdue , et nequedent « avoit-il les iex moult biaus en la teste. » (Fol. 184.)
Lions 1 1 . En un grant chapel de coton. Tous les manuscrits sont unanimes sur cette leçon , mais les textes de la première continuation de Guillaume de Tyr portent : « Yoiant tous, prist la crois « et le fist atachier à son chapiel de bonnet, por chou que plus de « gent le pussent voir. » (Fol. i840
Le chapel de bonnet justifie complètement la conjecture de Caseneuve, que bonnet, dans l'origine, se disoit d'un certain drap. J'ajouterai même que ce drap étoit une espèce de bourre de laine dont on se servoit particulièrement pour couvrir la tête. Ainsi le chapel de bonnet ou de coton étoit simplement le couvrc-ckûfbXsinc du doge ; et Dandolo fit attacher la croix sur le devant de son bonnet, comme aujourd'hui nous y plaçons une cocarde, ou mieux crncore comme les jeunes conscrits tracent sur leur chapeau le numéro qui détermine l'ordre de leur appel sous les drapeaux. — Coton a de même ici le sens de bourre de laine ou de soie.