‹ De la conqueste de ConstantinobleChapitre 50 sur 110 · S- XCI · texte numérisé non relu

S- XCI

Ligne i . Endementiers, tandis. Ce mot , que l'on trouve mieux écrit , dementiers , offre la réunion de deux mots latins qui signifient la même chose 1 dùm intereà.

Ligne 16. Et dura li feus duijors et dui nuit.... et tenoit bien à' frons del feu.... demie-liue de terre. Variantes, n° 7974 : et dura set jours. Les n°* 4^5 ? 2 °7 et 687 Suppl. françois, portent la leçon que j'ai adoptée. Les éditions imprimées ont : et dura huit jorz.... et tenoit bien li frons del feu.... en de une lieue de terre. Tons les Mss. portent demie-lieue. Quant aux véritables auteurs de l'incendie , on les a toujours ignorés. Seulement , il est certain qu'il ne vint à l'esprit de personne d'en accuser les croisés. La querelle intestine s'éleva entre les Grecs et les Latins qui depuis le commencement du xn* siècle habitaient Gonstantinople. Villehardouin le dit assez clairement : Une meslée commença des Grieus et des Latins qui en Constantinoble estoient estagier. Le mot estagier répond ici à notre participe établis, logés. Le second continuateur de Guillaume de Tyr le confirme mieux encore : « Ne demora puis gaires après ce que il ot ensi lait , que il sort « grant mellée en Constantinoble de Grifons et de Latins , . qui i « manoient devant ce que Pestoire i alast ; dont li Grifon orent « grant paour que cil de l'ost ne s'en meslaissent , si boutèrent le « feu es maisons des Latins. » ( Fol. 368. )

Ligne 3o. Et puis fu-il grans mestiers aus pèlerins qu'il fussent ensi outre-passé. C'est-à-dire, plus tard, ils servirent aux pèlerins d'un renfort bien utile , quand il fallut une seconde fois conquérir Constantinople. Mais il y eut cela de fâcheux dans le départ des Latins , que les pèlerins n'eurent plus autant d'occasions de converser avec les Grecs et de s'en faire bien venir.

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