‹ De la conqueste de ConstantinobleChapitre 52 sur 110 · XCIII · texte numérisé non relu

XCIII

Ligne 7. Reprover leur servisc. C'est-à-dire , réclamer le paiement de leur service.

Ligne 22. Quifeme estait au père et marastre au fil, et estoit suer le roi de Hongrie. On ne sauroit dire combien l'esprit et l'imagination des croisés furent frappés de tous ces détails de la cour de Constantinople. Pour moi > je ne doute pas qu'ils ne soient devenus a quelque temps de là l'origine d'une foule de cadres romanesques. C'est vers la même époque que le Dolopatos, ou Roman des Sept sages, pénétra dans l'Occident , et les principaux personnages en sont, comme on sait , l'empereur , son fils et sa marastre , belle dame , si non bonne durement. Vers le milieu du xiii* siècle , se répand également le charmant roman de Flore et Blanche/leur. Blanchefleur est fille de l'empereur de Constantin nople , et femme du roi de Hongrie» N'y a-t-il pas même quelque rapport entre le nom de la femme d'Isaac l'Ange , Marguerite, et celui de Blanchefleur? Un peu plus tard , la chanson de geste de Berte as grans pies nous présente cette princesse comme la fille du roi de Hongrie; mais, sans la prise de Constantinople, je pense que la reine Berte n'auroit pu se glorifier d'une origine aussi illustre.

Ligne 28. Qui plus estoit sages et bien emparlés que nus des autres. On ne peut trop admirer ici , comme en plusieurs autres endroits , la modestie de Villehardouin. Quenes de Béthune étoit sans doute bien emparlés , mais, dans l'armée des croisés , Villehardouin passoit au moins pour son égal en sagesse et en éloquence. La Chronique de Morée donne même la palme à Joffroi.

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