CXIX
Ligne g. Fu requis J offrais li mareschaus de Champaigne que il alast à Andrenoble. Remarquez que , par inadvertance et malgré les textes manuscrits , les éditeurs précédens , Du Cange et Dom Brial eux-mêmes, mettent tous Joffrois de Villehardouin au nombre de ceux qui avoient suivi l'empereur. ( Voyez §, CXIII. )
§. cxxn.
Ligne 10. Et moût s'ahasti. Et moult se piqua. Ce mot ahastir a été pris dans un sens parfaitement analogue à celui de piquer. Avant de dire pique , on disoit haste , voilà la cause de l'antériorité de ahastir ou aatir sur piquer. On trouve un exemple décisif
3o4 NOTES
de cette acception dans le roman de Garin le Loberatn. Bernars de Naisil veut porter son neveu Fromont a armer chevalier le vallet Fromondin :
« Or esgardés, bians niés, Bernars a dit,
« Gom cil est bians et de bras et de pis !
« Car en faisons chevalier le matin,
« Il pnet moût bien grosses lances croissir
« Et guerroier ses mortes ennemis.
« Se tu vivois jusqu'au jor del juis,
« En meilleur point n'iert chavaliers tes fis. »
Et dit Fromons : « Merveilles avés dit.
« Il est trop Jones, ne le porroit softrir. »
— « Si fera , voir ; » dit Bernars de Naisil , « Vous estes vieus et chenus et floris,
« Reposés-vous et faites vos délia ;
« Et cil voudra la guerre à main tenir. »
Fromons l'oï , à pou n'enrage vis :
— « Sire Bernars, vous m'avës aati, « Que me clamés viellart et rasotti ;
« Encor puis bien sor mon cheval saillir, « Au grant estor demain vous en envi ; « Et cil qui pis, ou de moi ou de ti, « S'i fera , oncles, savés que je vos di ?
« Li espérons li soit coupés par mi « Près du talon , au branc d'acier forbi ! . . .
(Tome II, page i44)
Ou je me trompe grandement, .ou voilà de la poésie épique. Mais cela n'étant allemand, italien ni grec, qui peut y faire attention ?
Ligne 21. Qui estoit chanceliers. Ici tous les manuscrits lui donnent ce titre , et j'ai dû le lui conserver.
§. cxxiii.
Ligne 34* Je ne 9 s asséurrai. Je ne les ferai pas sûrs.
HOTES. 3o5