CXXXIV
Ligne 5. Sihourdèrenl Michon, C'est-à-dire alors ils fortifièrent Modon. Il est parlé de cette guerre des François contre les Grecs de la Morée dans la Chronique de Morée, livre II ; mais tout s'y trouve confondu.
$. cxxxv.
Lions 2. Coronne. L'ancienne Coronée, aujourd'hui Coron, à huit lieues de Modon.
Ligne 6. La Calemate. Aujourd'hui Galamata , située à une demi-lieue de la mer, au fond du golfe de Coron. M. Pouqueville nous apprend qu'on trouve encore à peu de distance de cette ville les restes d'une forteresse bâtie par les croisés. Voyez d'ailleurs le récit succinct de la conquête de Morée par les Francs , dans le Voyait de la Grèce, tome V, p. 3 19 à 3a5.
Ligne g. A dont se tindreni plus li Grieu... Dans la précieuse Chronique métrique de Morée, dont par malheur M. Buchon ne nous a donné le texte que du premier livre , nous voyons que les Champenois firent avec les Grecs un traité à l'amiable qui semble devoir présenter de grandes analogies avec le système tant recherché du partage des Gaules entre les Francs et les Romains , lors de la conquête du v* siècle. Voici ce que dit la Chronique de Morée : « Les « principaux des Grecs envoyèrent à leurs amis une garantie du « Champenois , portant que ceux qui viendraient le reconnoître conte serveroient tout leur patrimoine , et qu'on leur accorderait même a quelque chose en sus , et que ceux qui seraient habiles et braves « parviendraient aux plus grands honneurs. — Alors les Grecs « commencèrent à reconnoître le Champenois. Les chefs de la « Morée se réunirent à Andravida, et firent un traité avec le Charom penois aux conditions suivantes : Les fils de familles nobles qui a avoient des privilèges dévoient les conserver en proportion de
NOTES. 3n
u leurs biens. Les hommages et les avantages militaires dévoient «* être répartis dans la même proportion. Le surplus appartenoit de u droit aux Francs. Quant aux habitans des campagnes , ils de- « voient rester sur le même pied qu'ils étoient sous la domination " grecque. On envoya alors six des principaux Grecs et six des « Francs pour faire le partage du pays et des terres privilégiées. » ( Chronique de Morée , livre II.)