‹ De la conqueste de ConstantinobleChapitre 84 sur 110 · S. CLXII · texte numérisé non relu

S. CLXII

Ligne 2. Âus bretesches. Sur les échafauds en bois qui surmontent les murs. Ce mot a été formé de l'allemand bref; bretzehen, petite planche.

Lions 3. Quant il choisi. Quand il distingua, remarqua.

Ligne 6. Se il s'en doubta. S'il s'en prit garde , s'il ne les reconnut pas. On voit que cette manière de parler avoit autrefois un sens à peu prés contraire k celui que nous lui donnons aujourd'hui. Et il faut avouer que le sens ancien étoit pins naturel.

Ligne io. Turcoples. Cavaliers armés à la légère.

Licite io. La covine; l'état , la disposition.

Ligne 22. Qu'il estoit mors voirement. Aux récits d'Albéric et de Nicétas, que l'on peut voir dans les observations de Ûu Cange et qui se rapportent à la mort de l'empereur Baudouin , j'ajouterai la relation du second continuateur de Villehardouin :

m Henris fu puis baillis plus d'un an. Il fitisoit qnerre et cerchier, « et donna grant avoir à moines grés et à autre gent, né oncques « n'en pot oïr noveles ; fors tant que un homme vint à lui, si li dist « que il avoit veu deus homes qui avoient l'empereaor emblé, si m l'a voient mené en une fbrest, où il les mena. Celé forest est sur » le mer Ma jour. Comme il vindrent la , si descendirent de sor « ehevaus a terre. Cil alèrent desous un arbre où cil dist que il « avoit veu l'empereour et ne le trouvèrent mie. Mais il trouvèrent « relief de pain et d'oignons et de sel. Mais ne sorent qui i avoient « mengié. Cil lor jura que de sous cil arbre , avec soi deus homes , « avoit laissié l'emperaour. L'en cercha la forest, mais l'en n'i « trouva riens, et sont toutes les nouvelles que l'en put savoir de « l'emperaour Bauduin puis que il fu perdus. » (F°372.)

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