‹ De la conqueste de ConstantinobleChapitre 83 sur 110 · CLXI · texte numérisé non relu

CLXI

Ligne a. Furent tuit confis et comenié. Cet usage de recevoir la communion avant de donner une bataille étoit revenu avec les croisades. Au xi* siècle , il n'étoît pas en vigueur , et je n'en voudrais d'autre preuve que le passage suivant du pseudonyme Turpin , écrivain de la fin du xi* siècle : « Ce jour meisme s'estoit « Rollans confessés à un prestre , et avoit receu son Sauveur « avant qu'il alast en bataille ; que la coustume estoit telle que les « combateurs se confessoient et recevoient leur Créateur, par les « mains des prestres et des gens de religion qui en l'ost estoient « avant qu'ils se combatissent. Si estoit la coustume et belle et « bonne. » {Chroniques de Saint-Denis , nouvelle édition, in-fol. , page 429* ) Nous verrons un bel exemple de cette communion générale , dans la continuation de Henri de Valenciennes.

Ligne 4* d JoffroL Notre Villehardouin a presque toujours le poste le plus périlleux.

Ligne 34* H n'est pas facile , comme le remarque Du Cange , de déterminer la position des places nommées dans ce paragraphe. Rodestinc, le Franc et Mortac étoient sans doute dans la direction du royaume de Saloniqne , dont presque toutes les places appartenoient à Johannis. (Voyez la note du §. CLXIII.)

Page 1