CHAPITRE Vil
La conscience ne nous révèle-t-elle que notre être propre ?
— Question de la connaissance immédiate ou médiate du monde extérieur. — Reid et Berkeley. — Hamilton et Stuart Mill. — Part de la conscience et de l'induction dans la connaissance du monde extérieur. — De l'ordre de succession et de développement des facultés de l'âme. — Diverses opinions des psychologues, -r- Ordre vrai ou faux selon qu'on a une idée vraie ou fausse de la conscience. — Du contenu du premier fait de concience. La simultanéité de l'exercice des facultés est un fait ultérieur et non primitif.
— Conclusion. — La conscience essence de toutes les facultés de l'âme. — Toutes les facultés modifications diverses de la conscience.
Il nous paraît impossible de séparer dans la conscience l'être du phénomène de n'admettre que des pensées sans un être qui pense, sans un moi qui les produise, en qui elles se succèdent, en qui elles laissent une trace qui est la condition nécessaire de la mémoire. Mais n'y a-t-il rien de plus dans le témoignage de la conscience , n'y découvronsnous pas aussi uneautro réalité qui nous est donnée en même temps que la nôtre, propre ? En d'autres termes il s'agit de savoir si nous avons, ou si nous n'avons pas, une perception immédiate du monde extérieur, ou plutôt de quelque chose qui n'est pas