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Chapitre V. — Qu’est-ce que la conscience? — Nul phéno

mène intérieur ne se conçoit sans la conscience. — Sensation non sentie ou pensée non pensée sont choses contradic-

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toires. — Perceptions imperceptibles de Leibniz. — Représen tations sans conscience de Kant. — Schelling, — llerbart. — De la philosophie de l'inconnu par le docteur Hartmann. — Idées et sensations sans conscience de .T. Murphy. — Est-il vrai que la conscience ne soit pas en proportion avec l’in tensité de la sensation on de la pensée? — Ne pas confondre la conscience avec la faculté de s’observer soi-méme. — Point de fait psychologique dont on puisse affirmer que l’intensité ne soit pas en proportion exacte avec celle de la conscience.

— Impossibilité d’assigner à la conscience un domaine dis-

tinct de celui des autres facultés. — Identité des divers étals de l’esprit et de la conscience que nous en avons 60

(Chapitre VI. — La conscience est-elle seulement la forme fondamentale de l'intelligence? — Doctrine d'Hamilton. — La conscience est la forme fondamentale de toutes les antres facultés, non moins que de l'intelligence elle-même. — Cha que faculté est sa propre représentation à elle-même, sans le concours d’une autre faculté, intelligence ou conscience. — La conscience n’est pas un nom général, une abstraction, mais l’élément générateur de toutes nos facultés. — Nul mode de l'esprit sans la conscience ; nulle conscience sans un mode déterminé de l’esprit. — Descartes loué d’avoir fait de la pensée l’essence de toutes les modifications de i’dme. — Comment l’unité de l’âme peut se concilier avec la pluralité des facultés. — Des comparaisons et des métaphores au sujet de la conscience. — La conscience par sa nature même doit atteindre l'étre et non pas seulement les phénomènes. — Op position entre la psychologie française et la psychologie an glaise contemporaine. 78

Chapitre VII. — La conscience ne nous révèle-t-elle que notre être propre? — Question de la connaissance immédiate ou médiate du monde extérieur. — Reid et Berkeley.

— Hamilton et Stuart Mill. — Part de la conscience et de l’induction dans la connaissance du monde extérieur. — De l’ordre de succession et de développement des facultés de l’àme. — Diverses opinions des psychologues. — Ordre

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vrai ou taux selon qu'un a uuc idee vraie ou fausse de la conscience. — Du contenu du premier lait de concicncc. La simultanéité de l’exercice des facultés est un fait ui teneur et non primitif. — Conclusion. — La conscience essence de toutes les facultés de l’Ame. — foutes les facultés modifications diverses de la conscience U 7

Chapitre VIII. — De la conscience morale. — Du progrès de la conscience morale. — Eu quels sens divers on peut entendre le progrès moral. — Querelle des anciens et des modernes en morale. — Rapport avec la querelle des anciens et des modernes dans les lettres. — Ancienneté, universalité, intérêt de la question. — Comment elle s’agite dans la famille, dans la société, dans l'état, entre les parus politiques et religieux. — Les pessimistes. — Déclamations des mécontents de tous fes régimes, contre la corruption du temps présent. — Les optimistes. — Partisans d'un progrès moral indéfini. — Distinction de ce qui est immuable et de ce qui est perfectible dans notre nature. — La notion môme du progrès suppose quelque chose qui ne change pas. — Deux genres de perfectionnement parmi les choses qui changent, l’un restreint à l’individu, l’autre s’étendant à l’espèce. — La vertu est du premier genre. — Seule l’intention fait le mérite. — Paix aux hommes de bonne volonté 113

Chapitre IX. — Du désaccord entre l’intention et l’action. — l.’une peut être bonne, l’autre étant mauvaise. — Du niveau moyen delà moralité à chaqueépoque. — La pureté et l’énergie de la volonté unique mesure de la vertu. — Tâche delà vertu essentiellement individuelle. — A chacun de l’accomplir tout entière pour son propre compte et par ses propres forces. — L'homme vertueux emporte avec lui toute sa vertu dans la tombe. — Le mérite diminue à proportion des facilités extérieures pour faire le bien et des empêchements pour faire le mal. — Egalité absolue, au regard de toutes les générations et de tous les individus, des conditions du mérité et du démérite. — Perfectibilité, non de la vertu.

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mais de la conformité extérieure dos actions avec l’ordre. — Difficulté croissante de mal faire par la contrainte morale des opinions et des coutumes et par la contrainte physique des lois, de la police de l’état. — Ne pas confondre le progrès social et politique avec le progrès de l'honnêteté et de la vertu 133

Chapitrk X. — La vertu doit-elle devenir un jour de nulle application et de nul usage par le perfectionnement du mécanisme social? — Progrès incessant de la morale, extinction de la pensée même du mal, d’après Perrault, Condorcet, Fichte, Herbert Spencer, etc. — Chimère et contradiction de ce prétendu progrès suprême. — Déchéance inévitable de l’individu et de la société sans la vertu, malgré tous les perfectionnements imaginés pour la rendre inutile. — Impossibilité de concevoir un état de l’humanité où il n’y ait plus de place pour la vertu. — Epreuves et souffrances inhérentes à notre nature même. — Les souffrances morales d’autant plus vives, la mort' d'autant plus cruelle, que ls vie matérielle est plus douce. — Nécessité de la force et de l’énergie morale en toute condition de la vie. en tout état de la société et du monde 147

Chapitre XI. — Rapports du progrès moral et du progrès intellectuel. * — Analyse de la doctrine de Thomas Buckle sur le progrès social. — Négation de l’influence de l’élément moival sur les progrès de la civilisation. — Immobilité et stérilité de l’élément moral. — Mobilité et fécondité de l’élé ment intellectuel. — L’homme, à la fois ignorant et puis sant, plus dangereux, s’il est honnête, que s’il ne l’est pas. — Exemple des persécuteurs et des fanatiques. — Les seuls progrès de l’intelligence, et non ceux de la morale, ont di minué les fléaux de la guerre et des persécutions reli gieuses. — Critique du système de Buckle. — Influence de l’élément moral. — Comment la vertu, quoique non progressive elle-même, est une condition du progrès social. — Quant aux lumières morales et aux actions légalement bonnes, elles sont progressives, comme l'intelligence d'où

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elles dépendent ou comme l’ordre extérieur dont elles font partie. — L’élément intellectuel lui-même ne pourrait se soutenir à une certaine hauteur sans l’élément moral. — Des appréhensions que peuvent faire naître certains progrès de l'intelligence et de la civilisation. — Point de progrès

social sans l’union des deux éléments, 159

Chapitrb XII. — Parallèle des deux querelles des anciens et des modernes en morale et en littérature. — Distinction de

Fontanelle entre le mérite d’un auteur et la perfection d’un ouvrage, — Même distinction entre le mérite moral de l’agent et ses œuvres. — Distinotion dans les beaux arts de l’inspiration purement individuelle et des procédés techniques transmissibles et perfectibles. — Distinction an alogue en morale. — La vertu ne croit pas, mais les actions légalement bonnes augmentent par l’effet de la civilisation. — Réfutation de la thèse de l’hérédité du génie. — Circonstances plus ou moins favorables aux œuvres du génie comme h celles de la vertu. *— La prétention des modernes h la supériorité de la vertu n’est pas mieux justifiée que la prétention à la supériorité du génie. — Dialogue de Fonteoelle sur cette question : si les anciens ont eu plus de vertu que les modernes. — Probabilité de la permanence dans le monde des mêmes proportions de bonté et de malice, — Pensée de Montesquieu. — Conclusion.,.,,... ....... 181

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