DE IA CONSÉCRATION ÉPISCOPALE
ger à toute affaire mondaine , à tout lucre honteux ? » Et enfin : « Voulez-vous, envers tous les pauvres, être sans cesse affable et bon ?» A toutes ces questions, l’Élu répond par un « Je le veux » énergique et profond, comme il répondra tout à l’heure, par un « Je le crois » sorti du fond de son entendement, à toutes les questions sur la foi. Volo , credo ; voilà deux mots incomparables. Le premier engage toute la volonté, et le second toute l’intelligence. Ils résument tout l’homme, et, en particulier, tout l’Évéque.
Il ne faut pas s’étonner si les questions sur la foi ont le caractère d’une absolue précision. Rien n’était plus nécessaire qu’une telle netteté, et il importait de condamner ici toutes les hérésies passées pour prévenir toutes les hérésies futures. C’est au sujet de l’Homme-Dieu que l’on entre dans les détails les plus circonstanciés, et ce Credo est plus long que tous les autres : Credis ilium esse Deum verum et hominem verum, proprium in utraque naturel atque perfectum ; non adoptivum ncc phantasmaticum , sed unicum et unum Filium Dei K ? Chaque mot rappelle ici une des erreurs condamnées par l’Eglise, une de ces erreurs dont il convient surtout de garantir les pasteurs, si l’on veut que le troupeau soit préservé : « Rejetez-vous et anathématisez-vous toute hérésie qui s’élève contre la sainte Eglise catholique ? » L’Elu s’écrie : « Je l’anathématise. » Huit fois, il réplique par son « Je le crois » aux questions pressantes du Consécrateur qui, satisfait enfin de tant de docilité et de bon vouloir, met fin à ce salutaire
1. « Crois-tu que Jésus est vrai Dieu et vrai Homme, conservant la propriété et la perfection de l’une et l’autre nature; crois-tu qu’il n'est pas fils adoptif ni homme seulement en apparence, mais qu’il est le fils unique de Dieu? »
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