DE LA CONSÉCRATION ÉPISCOPALK
soumis au chef de TEglise universelle, exerce dans un diocèse la plénitude de la puissance ecclésiastique » ; c'est le successeur authentique de ces premiers collaborateurs, de ces cuvepyoi auxquels les Apôtres ont communiqué le pouvoir spécial qui est inhérent à Tapostolat. Ab Apostolis instituti Episcopi in ecclesiis et successores eorum usque ad nos : tel est le cri de saint Iréiiée ; tel est le témoignage de toute Tantiquité chrétienne.
Il faut ici faire un bond de dix-huit siècles, et nous transporter, d'une façon vivante, dans une communauté chrétienne du premier âge de TEglise. Cette Communauté se compose de plusieurs éléments qu'il importe de distinguer l'un de l'autre. 11 y a tout d'abord le peuple chrétien, foule immense et variée, où l'esclave coudoie l'homme libre, où le dernier des mendiants est l'égal du plus riche . des patriciens. Ces jeunes gens au visage angélique, qui pénètrent dans les ergastules et dans les bouges les plus abjects, qui visitent les malades et portent aux pauvres le pain qui nourrit le corps avec les tendresses qui relèvent l'âme, ces consolateurs de toutes les misères sont les Diacres, qu'il faut seulement considérer comme les représentants et les messagers d'une autorité supérieure. Au dessus d'eux, les Anciens, les TrpeaêuTepot, ceux à qui il est donné de faire descendre Dieu sur l'autel dans la majesté des saints mystères, et de faire circuler dans tout ce peuple la vie des sacrements, les Prêtres enfin^ forment comme un Conseil qui administre et dirige la communauté ; mais les Prêtres, eux aussi, ne sont point placés au sommet de la hiérarchie. 11 y a quelqu'un devant qui ils inclinent leurs fronts, vers lequel ils tournent leurs yeux, dont ils attendent et exécutent les ordres : il
y a le surintendant, le surveillant, radministrateur général de la famille chrétienne, le successeur des apôtres, rinterprète de la révélation, le dépositaire sacré de l'autorité doctrinale, sacerdotale et disciplinaire ; il y a le Pontife, il y a TÉvêqUe*.
C'est lui, c'est l'Évêque qui exerce sacerdotalement la plénitude desjura ministerii^ la plénitude du « ministère » ; qui confère les sacrements de la Confirmation et de l'Ordre ; qui bénit les églises et sacre les rois.
C'est lui, c'est l'Evêque qui, humblement soumis au Pontife de Rome, exerce doctrinalement la plénitude des jura magisierii^ la plénitude du « magistère » ; qui confesse, maintient et propage la foi ; règle l'enseignement des écoles, censure les livres et combat les hérésies.
C'est lui, c'est l'Evêque qui exerce disciplinairement la plénitude de la juridiction, dans les limites de son diocèse ; et qui nous y apparaît à la fois comme un législateur, un administrateur et un juge ; c'est lui qui, en qualité de législateur, rédige et impose des règlements qui peuvent passer pour des lois, prend des décisions liturgiques sans violer le droit suprême du Pape, explique officiellement tout ce qui touche aux matières de la foi, et accorde des privilèges et des dispenses ; c'est lui qui, en qualité d'administrateur, tient la main à ce que les décrets des Papes et des Conciles soient régulièrement exécutés, qui convoque les synodes, gère les biens de son église, règle les affaires de corporations qui sont soumises à l'ordinaire, dispose des bénéfices qui lui sont réservés, ap-
1 . Nous n'avons guère fait que résumer ici, sous une forme plus animée, un excellent article de Buss dans le Dictionnaire encyclopédique dt la théologie catholique^ des docteurs Wetzer et Welte (trad. Goschler).
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prouve les prêtres qui ont charge d'âmes et favorise la correspondance des fidèles avec le chef de l'Église uni-
S-PATRIOVS S-MARTINVS S-REMICIVS S'W.EDARDVS
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