‹ De la consécration épiscopale d'après le pontifical romainChapitre 5 sur 19 · DE LA CONSÉCRATION KPISCOPALE · texte numérisé non relu

DE LA CONSÉCRATION KPISCOPALE

que enfin, à la consécration duquel nous allons maintenant assister. Sursum corda.

Supposons que ce rite admirable ait pour théâtre notre cathédrale de Paris, et entrons, recueillis, sous les voûtes de Notre-Dame.

Nous arrivons au moment où la fonction liturgique vient de commencer. L'Evéque consécrateur est assis gravement, au pied de Tautel, entre les deux Evéques assistants : tout prend je ne sais quel air de grandeur. Le plus ancien des Assistants, s'adressant au Consécrateur, lui a dit : « Révérendissime Père, la sainte Église catholique vous prie d'élever ce prêtre ici présent à la charge de l'épiscopat ; » puiis^ le Mandat pontifical a été lu à haute voix, et il est maintenant établi que Rome a parlé, que Rome agrée l'élection, et que Ton peut procéder en toute sûreté aux rites solennels de la consécration. Ce préambule, qui a une si grande importance au point de vue du droit, est imprégné déjà de je ne sais quelle grave etlumi-< neuse beauté.

Le Serment occupe dans toute la jurisprudence canonique une place qui est considérable et mérite de l'être. Sans aucun doute, tous les peuples dignes de ce nom ont connu et pratiqué l'usage du juramentum; mais c'est dans l'Église peut-être que cet usage a reçu son développement le plus solennel et le plus efficace. La dignité de l'être humain est renfermée dans le serment, qui est la forme la plus rigoureuse de la loyauté et de l'honneur. On demande donc au futur Evoque de prendre publiquement l'engagement de demeurer toujours soumis à l'apôtre Pierre et à

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