NÉ A SOUCY EN 1501, MORT
A Soucy près de Sens , on voit un petit château
nommé Montard. Sa construction est modeste : c’est un simple bâtiment carré, flanqué de quatre tourelles aux clochetons pointus. Cette demeure de gentilhomme campagnard est aujourd’hui appelée généralement Maison de Jean Cousin.
En effet, ce fut là qu’il naquit en 1501 (1). Dès sa plus tendre enfance, il s’appliqua à l’étude et fut peintre, statuaire et architecte, comme ses contemporains Leonard et Michel- Ange , les grands artistes de l’Italie.
La grande quantité de vitraux qui ornent et ornaient les églises du diocèse de Sens , vitraux dont le style révèle une même origine , a dû faire penser que Sens était le siège de cette remarquable verrerie : ej la vocation de J. Cousin, qui sortit d’un village voisin pour suivre la carrière des arts, semble confirmer cette opinion.
En effet, déjà avant J. Cousin cette ville possédait des artistes en ce genre, ce qui est prouvé par les comptes de son chapitre , relevés avec grande exactitude par M. Quantin, archiviste de la préfecture de l’Yonne. Ils établissent que les vitraux décorant le portail du midi de la cathédrale, que l’on attribuait à J. Cousin, sont de Jacques Hympe et de son fils, et de Tassin Grassot, verriers de cette ville en 1 51 2-
Bien avant ce temps , la corporation des peintres sur verre jouissait de privilèges considérables (2). Ces pri-
(1) Cette'ldate’est due aux recherches de M. Chanley , amateur studieux de !a ville de Sens.
(2) Handicques de Blancourt, p. 36 et p. 43, dit : Les ouvriers qui travaillent à ce noble art sont tous gentilshommes , et ils n’en reçoivent aucun qu’ils ne le reconnaissent comme tel.
Ils ont obtenu de grands et de beaux privilèges au sujet de
viléges attirèrent dans cette carrière un grand nombre de jeunes gens doués d'instincts artistiques.
J. Cousin fit , sans doute , ses premières études dans une verrerie de cette ville, et il produisit dans cet art des œuvres inimitables. Mais son génie se trouvait trop à l’étroit, dans un genre dont les ressources sont bornées, et les effets systématiquement produits.il chercha alors dans la peinture à l’huile et dans la sculpture les moyens de lui donner tout son essor.
Malheureusement pour sa renommée , bien peu de ses œuvres sont arrivées jusqu’à nous, et bien peu de choses nous sont connues de sa vie privée. Nous savons seulement qu’il habitait Sens , qu’il s’y maria à Nicole Rousseau , fille de Lubin Rousseau, lieutenant général du bailliage de Sens en 1 487; qu’il vint se fixer à Paris où, selon Félibien, il fut le favori des rois Henri II, François II , Charles IX et Henri III.
Il s’élève , pour nous , un doute sur cette faveur. En effet nous ne voyons pas J. Cousin chargé de l’exécution de travaux importants, et certes, un artiste aussi habile aurait su faire servir cette faveur à l’accroissement de sa renommée, en réclamant sa part des splendides décorations qu’exécutaient des étrangers dans les palais de ces rois. Comment admettre que lui , favori , se soit résigné à peindre les vitraux de Saint-Gervais, quand cette faveur eût pu lui procurer l’ avantage de produire ses talents par des travaux plus dignes de lui?
cet art, mais le principal est celui de faire travailler, et de travailler eux-mêmes sans déroger à leur noblesse.
Ces lettres ont été confirmées par Henri II (6 juillet 1525), par Charles IX (1563). Voyez la collection des statuts et ordonnances et règlements de la communauté des maîtres de l’art, de peindre et graver de la ville de Paris. Chez Bouillerot. In-4°,
Il est probable que par la création de son Jugement dernier, il tenta d’atteindre ce but, en prouvant que lui , aussi , pouvait faire de la grande peinture. Mais il ne fut pas compris , ou bien ses envieux ne pouvant nier son savoir, attaquèrent son caractère en l’accusant de protestantisme, crime alors capital. Le chef-d’œuvre qu’il venait de produire semblait même appuyer leur calomnie; car on y voit des papes, des cardinaux en enfer. Mais notre grand peintre n’avait prétendu qu’y montrer l’équité du Jugement de Dieu.
Non , il ne fut point favorisé , et s’il fut un moment distingué par un de nos souverains, ce serait par François Ier.
Sous ce règne deux bustes de ce prince furent coulés en bronze sur les modèles de J. Cousin; cet artiste exécuta aussi en marbre (1) le buste de Charles-Quint ainsi que son médaillon en bronze. Ce fut aussi à cette époque qu’il produisit l’admirable monument de l’amiral Chabot. Nous pouvons encore aujourd’hui apprécier toutes les beautés de la figure principale , dans notre Musée. Ce monument seul suffirait à la réputation d’un statuaire.
L’amiral est appuyé sur son casque dans l’attitude du repos, tenant dans la main le sifflet avec lequel il commandait la manœuvre. Cette figure, d’un beau sentiment de dessin , est pleine de noblesse et exécutée en albâtre.
On sait aussi , il est vrai , que J. Cousin travailla sous Henri II comme sculpteur, et, à ce qu’on suppose, comme peintre verrier au château d’Anet; mais dans ces travaux il ne figure qu’en seconde ligne (2).
(1) Voir la description chronologique des statues en marbre et eu bronze, etc., etc., réunies dans le musée impérial des monuments français (par Alexandre Lenoir).
(2) Au moment où nous écrivons, le bruit se répand qu’en
Sous ce règne et les suivants , toutes traces de son séjour dans la capitale disparaissent. Ce n’est plus qu’à Sens et dans les environs que nous rencontrons ses œuvres, ou au moins celles qui sont sorties de sa verrerie. Le sentiment de dessin que l’on y observe prouve qu’elles sont postérieures à son retour de la capitale, puisqu’on y reconnaît l’influence italienne, sentiment qui ne se remarque en aucune manière dans sa Pandore, dont nous parlerons tout à l’heure.
On voyait encore dans ce Musée des monuments français (détruit aujourd’hui) un tombeau composé de deux ligures en albâtre , exécutées de sa main. On y lisait l’inscription suivante :
A la mémoire de Jean Cousin , peintre et sculpteur , fondateur de l’Ecole française , mort en 1550.
Ce tombeau nous semble, quoique composé de ses œuvres , lui avoir été érigé longtemps après sa mort ; l’inscription même le prouve. D’abord de son temps Jean s’écrivait Jehan ; ensuite ce titre de fondateur de l’école française lui fut donné vraisemblablement par Félibien , car jusqu’à cet historien on ne rencontre aucun titre semblable, dans le peu de lignes consacrées, par les autres écrivains, à cet habile artiste. Nous le comprenons ; car pour que l’on accorde ce titre à un artiste il faut qu’il soit un des premiers qui ait paru dans le pays (et la France n’en était pas là du temps de J. Cousin); ou qu’il ait eu une école, ou qu’il ait été
restaurant la chapelle du château d’Anet, on a découvert plusieurs peintures à l’huile de Jean Cousin, et que ces peintures sont fort remarquables.
du moins entouré d’artistes dont il ait formé le goût.
J. Cousin ne jouit malheureusement d’aucun de ces avantages. Ce qui le prouve, c’est que lui-même dut se conformer, dans son Jugement dernier, au goût dominant, celui de l’Italie. Son atelier resta probablement vide; carie Primatice, maître Roux, étaient les hommes qui, eux, possédaient réellement l’école, et la dirigeaient selon les principes de leur pays, qui seuls étaient goûtés à cette époque.
Cette date de 1 550 même est discutable; car dans un manuscrit du temps , qui nous a été communiqué par M. Ch. de la Vernade, auteur d’une histoire de Sens, et propriétaire de documents qui lui ont été légués, nous trouvons qu’il faisait imprimer son livre de perspective en 1560.
Mais voici ce document. Il est précieux, car il nous révèle, outre des dates précises, l’estime dont J. Cousin était honoré par ses contemporains.
Les lignes qui vont suivre sont tirées d’une histoire manuscrite de la ville de Sens , copiée , corrigée et augmentée par P. Maulmiery, échevin de cette ville (1) en 1572. Le texte original est manuscrit lui-même et est de Taveau, procureur au bailliage du présidial de Sens, qui le commença le 1 5 septembre 1 572 sur l’ordre de Batiste Pierre , prévôt et maire de la même ville. On lit :
<( Jehan Cousin, natif d’un village nommé Soucy, en la banlieue de Sens , peintre fort gentil et excellent d’esprit, a monstré par les belles peintures qu’il a délaissées à la postérité, la subtilité de sa main, et a fait cognoistre que la France se peut vanter qu’elle ne cède en rien aux gentils esprits qui ont esté ès autres pays.
(1) M. de la Vernade est de la famille de cet échevin H Maulmiery.
Il a faict de beaux tableaux de peinture, très-ingénieux et artistes, qui sont admirés par tous les ouvriers experts en cet art , pour la perfection de l’ouvrage auquel rien ne deffault.
» Outre ce, il était entendu à la sculpture de marbre, comme le témoigne assez le monument du feu amiral Chabot, en la chapelle d’Orléans, au monastère des Célestins de Paris, qu’il afaicte et dressée (1), et montre l’ouvrage, l’excellence de l’ouvrier; il ne se contenta de faire paroistre ses ouvrages par la peinture et sculpture, mais encore il voulut communiquer à la postérité ce qu’il avait d’excellence en son art, et a laissé par escript un livre de la perspective, imprimé à Paris en l’an 1560, par Jehan Royer , qui est comme un directoire aux peintres pour pouvoir représenter en tableaux avec la géométrie toutes figures de palais, maisons, bâtiments et choses qui se peuvent voir sur terre, soit haultes ou basses par raccourcissement, selon l’éloignement de la vue ou distance, auquel livre il a mis les figures nécessaires pour l’intelligence qu’il avait lui-même pour traiter de sa main sur planches de bois.
)) Il a faict un autre livre, qui est aussy imprimé, des raccourcissements des membres humains en l’art de peinture.
» Il mourut plus riche de nom que de biens de fortune, qu’il a de toute sa vie négligés comme tous hommes de gentil esprit , faisant profession des arts et sciences, s’y sont peu arrestés. »
Presque tous les peintres verriers du temps de J. Cousin exécutaient leurs vitraux d’après des cartons que des artistes célèbres créaient pour cet usage.
(1) Ces deux mots qu’il a faicte et dressée sembleraient se rapporter à la chapelle, et mériteraient quelque attention*
Jean Cousin, lui, composa tous ceux qu’il a exécutés ou fait exécuter. Ses compositions sont grandes, majestueuses, admirables par le fini, le précieux des détails, quoique larges dans leur exécution.
Son dessin est vigoureux et bien senti, sa touche est ferme et enlevée. Les hachures , qui forment ordinairement dans ces sortes de peintures le modelé, sont chez lui touchées avec un à-propos, une adresse peutêtre inimitables.
Les productions connues de J. Cousin dans ce genre de peinture sont : à Paris, dans le chœur de l’église Saint-Gervais, le Martyre de saint Laurent, la Samaritaine et l’histoire du Paralytique. A Sens, pour l’église (1) des Cordeliers, il fit Jésus en croix, l’histoire du serpent d’airain, puis il représenta un miracle arrivé par l’intercession de la Vierge. Pour l’église Saint- Romain de la même ville, il exécuta son Jugement dernier. La démolition de cette église eut lieu en 93. Ce beau vitrail, chef-d’œuvre de ce genre, fut démonté et déposé intact avec le plus grand soin dans un lieu retiré de l’église cathédrale de cette ville. Aujourd’hui nous avons constaté qu’une partie des têtes en ont été enlevées, et si cette bqlle production de l’art français n’attire pas promptement l’attention protectrice de l’autorité , son sort sera de se perdre jusqu’au dernier morceau dans le lieu où elle est abandonnée aujourd’hui.
Pour le château de Florigny, à trois lieues de Sens, il exécuta la Sibylle qui montre à Auguste la Vierge tenant son fils dans ses bras et cet empereur prosterné qui l’adore.
Beaucoup d’autres vitraux lui sont encore attribués
(1) Cette église est aujourd’hui détruite et ses vitraux sans doute dispersés. Sa démolition fut ordonnée en 93,
dans plusieurs églises du diocèse. Nous n’en parlerons pas, car nous ne les trouvons cités nulle part, et leur grande élévation ne nous a pas permis de les juger. Cependant nous croyons devoir faire remarquer de grandes figures de saints qui se trouvent sur les côtés du portail nord de la cathédrale de Sens. Quoiqu’il y ait bien longtemps que nous les ayons vues de près, cependant elles nous ont laissé une impression assez vive pour que nous osions affirmer qu’elles sont de ce grand maître.
Comme peinture à l’huile on ne connaît de J. Cousin que deux de ses productions : la Pandore et le Jugement dernier.
Félibien cite pourtant encore des portraits dans la ville de Sens, mais ils en ont disparu depuis longtemps.
On peut voir dans cette ville l’un de ces tableaux, la Pandore, grâce à mon vieil ami M. Langlois, qui la retrouva à Montard servant de porte au charbonnier de la cuisine. Il fut chargé par le propriétaire feu M. de Bonnaire de remettre ce tableau en état. Voilà comment il est arrivé jusqu’à nous.
La Pandore est , selon nous , un tableau qui offre le plus grand intérêt , car il fut certainement créé avant le séjour de J. Cousin à Paris. Eloigné de toute influence étrangère, il l’exécuta dans le style vrai des artistes français de son temps.
Une femme nonchalamment étendue sur le sol d’une grotte entre les ouvertures de laquelle s’aperçoit un paysage maritime. Telle est la composition de ce tableau sur le haut duquel on lit cette légende :
j Eva prima Pandora.
Cette peinture est peu colorée , mais elle est d’une
grande finesse de tons. Sa pâte est la même que celle de Clouët ; elle est obtenue par les mêmes moyens. Son dessin a de la distinction et une grande simplicité dans les contours , comme dans les formes. Les extrémités y sont fines, élégantes. Il a dans son ensemble de grands rapports avec celui de Jean Goujon.
On peut reprocher à cette peinture tout harmonieuse qu’elle soit , peut-être de la sécheresse. Mais si on se reporte au temps où elle fut faite , on admirera qu’elle soit l’œuvre d’un simple peintre de province au commencement du xvifc siècle !
Plus tard, au sein de la capitale , J. Cousin voit les œuvres italiennes. Sa couleur acquiert de la vigueur; son modèle de la fermeté. Mais ce qu’il gagne de ce côté lui fait peut-être perdre de cette naïve simplicité qui fait le principal charme de sa Pandore.
Quoi qu’il en soit, son Jugement dernier est une des belles compositions qui honorent notre école. L’entente générale de ce tableau est admirable , son effet saisissant.
Malgré la prodigieuse quantité de figures qui animent le terrible spectacle qu’il nous présente , aucune confusion ne s’y fait remarquer. Tout s’y distribue avec sagesse. — Le Ciel aux justes, les châtiments à l’impie ; un riant palais pour les uns ; pour les autres, une ville désolée sur laquelle a passé la vengeance céleste. Toutes les figures qui composent les groupes de ce chef-d’œuvre se marient avec un art infini. Chacune d’elles est bien juste dans l’action de la scène qu’elle représente.
La terreur du réprouvé , la joie du génie du mal qui le torture fait un contraste bien senti avec le calme et la noblesse de l’ange consolateur qui protège l’homme de bien.
Tout est rendu dans ce magnifique tableau avec un sentiment élevé. J. Cousin a prouvé dans cette œuvre capitale qu’il n’était inférieur dans aucune des connaissances qui constituent la science dans l’art.
Perspective linéaire et aérienne ; anatomie , difficulté des raccourcis , tout est vaincu et obtenu simplement et sans efforts.
Le seul reproche que l’on puisse faire à ce maître , serait d’avoir plus cherché les formes et les couleurs italiennes que celles de la nature. Peut-être aussi, lorsque parut son tableau , ce défaut contribua-t-il à son succès.
Il paraît que ce chef-d’œuvre fut regardé comme assez précieux pour éveiller de coupables convoitises, car Félibien rapporte que lorsqu'il était placé dans l’église des Minimes du bois de Yincennes , un voleur d’une espèce peu ordinaire parvint à couper la toile , et que la venue fortuite d’un des religieux empêcha la consommation de ce vol sacrilège. Les bons pères, pour mettre le chef-d’œuvre à l’abri de nouvelles tentatives, le placèrent dans la sacristie.
Comme travaux d’architecture nous ne connaissons de J. Cousin que sa maison de Sens. M. Quantin rapporte cependant qu’il aurait donné le plan de plusieurs chapelles et qu’il en aurait peint les vitraux, mais sans entrer dans de plus grands détails.
Sa maison offre un escalier qui suffit pour prouver son savoir en ce genre.
La légèreté , l’élégance de sa cage svelte et élancée , la cambrure pleine de grâce des volutes , les détails de sculpture fins et de bon goût , rendent ce morceau d’architecture digne du plus haut intérêt.
Voici la description qu’en donne M. de la Yernade : « Dans l’état primitif de l’escalier, un perron demi-
circulaire conduisait , au moyen de quatre marches en pierre, à trois portes ogivales, y formant trois entrées qui devaient produire le plus merveilleux effet.
« Le mauvais goût d’un propriétaire a fait disparaître l’entrée de ce petit chef-d’œuvre , en sciant à la hauteur de la première volute les deux colonnettes qui formaient les montants des trois portes. Mais bientôt l’ignorant reconnut son erreur, lorsque l’escalier menaça de l’écraser. La sottise et le mauvais goût remplacèrent ces colonnettes élégantes et d’une extrême légèreté par une ignoble potence arc-boutée dans le mur.
» Cet escalier se développe en deux volutes , présentant, comme la base, trois ouvertures ogivales, allant se terminer en une espèce de dôme de charpente d’une exquise élégance et du plus délicieux effet.
» Les courbures des ogives sont formées par des arcs en bois fleuronnés extérieurement , et chaque montant, aussi en bois, est d’une seule pièce de la base au couronnement circulaire figurant des colonnettes sur lesquelles courent des feuilles allongées ou superposées et des fleurs de lis symétriquement placées. Ces colonnettes ainsi ornementées représentent parfaitement la hampe recouverte de velours fleurdelisé de l’oriflamme. Ces sculptures sont remarquables par leur netteté et leurs finesses.
» Les marches de l’escalier en pierre se roulent autour d’un noyau en bois d’une légèreté merveilleuse , aussi d'une seule pièce, et qui , s’élevant plus haut que le couronnement, va s’encastrer dans le centre de la charpente du toit. Autour de ce noyau se trouve sculp tée en spirale, sur la rampe, une corde d’un bon effet.
» Deux murailles à hauteur d’appui forment gale ries sur la cour, à chacune des volutes ; le plein de ces galeries est en maçonnerie , mais il y a tout lieu de croire que primitivement elles étaient à jour.
» Le tout est surmonté par un toit rapide, quadrangulaire, élancé et gracieux, recouvert en ardoises et terminé par deux aiguillettes revêtues de plomb et rattachées l’une à l’autre par une ornementation rappelant vaguement la fleur de lis. »
Tels sont les ouvrages , en petit nombre , il est vrai , qui existent encore de J. Cousin , mais qui suffisent pour prouver son grand savoir, et les services qu’il eût pu rendre à notre école si la protection des grands lui eût été réellement accordée.
P. de Jode a gravé le Jugement dernier en douze feuilles. Léonard Galter a gravé d’après lui (1581) les Cy dopes forgeant la foudre ; et Stephanus le Serpent d'airain.