CARACTÈRES ANATOMIQUES
On sait que, lorsqu'on examine une goutte de sang frais entre lame et lamelle, le globule rouge, de profil, se présente sous la forme de petites baguettes courtes, relativement épaisses, arrondies aux extrémités, amincies au centre; au contraire ovalaire, dans une position intermédiaire et circulaire s’il est appliqué au fond de la préparation. Là, on peut encore, par une mise au point attentive, reconnaître au centre une tache, à bords
estompés, qui paraît être tantôt claire, tantôt foncée, suivant l'élévation de l’objectif. Cette image ne correspond pas à une structure, mais à une simple dépression. C’est, en effet, l'aspect que prennent les corps concaves dans un milieu moins réfringent qu'eux.
Dans nos sangs conservés, les globules rouges de forme sphérique sont presque toujours observés et parfois on en rencontre de crénelés, de fissurés et d’étoilés ;
Ces formes ne sont nullement l’apanage de profondes altérations, comme nous le verrons ultérieurement. Même dans les sangs frais, à côté du type général précédemment décrit, on observe des hématies en forme de sphère, de calotte, de cupule et de cloche, dont la vitalité est indéniable.
Il ne faut donc pas être trop rigoureux sur la morphologie du globule rouge et quelques altérations, si elles ne sont pas trop accentuées, peuvent être admises.
Les colorations électives et les examens ultramieroscopiques n'offrent qu'un minime intérêt.
Le phénomène, bien connu, de la mise en piles de monnaie des globules rouges, propre au sang fraîchement cueilli, n’est pas à considérer, ear il n’y a là qu'un simple effet de tension superficielle et non un acte vital.
CARACTÈRES ORGANOLEPTIQUES Q
Ces caractères nous intéressent peu: en effet, la coloration, due aux stades différents d'oxygénation de l’hémoglobine (rouge vermeil pour lhémoglobine oxygénée, rouge foncé pour l’hémoglobine réduite), ne permel aucune estimation. L’odeur et la saveur n'ont rien non plus de bien caractéristique,