‹ De La Constatation De La Tumeur D'Invagination Dans Le Diagnostic Des Invaginations IntestinalesChapitre 12 sur 34 · SR LUE · texte numérisé non relu

SR LUE

Guérison sans le moindre incident. Au neuvième jour, l'enfant est décousu et le dixième jour est ramené chez lui. Nous l’avons revu le 9 mars 1939 ; il se porte remarquablement bien,

OBVERVATION N° IV (Docteur Riou, inédite)

L'enfant H.., 6 mois, est envoyé à l’Hôtel-Dieu, le 2 janvier 1938 à 15 heures, par le Docteur Cauneau, de Chantonnay, pour invagination intestinale.

Cet enfant de romanichel, le dernier d’une famille de sept enfants, gros et gras, allaité au sein, n’avait jamais été malade jusqu'au 29 décembre 1937.

Ce jour-là, le petit garçon fut pris de douleurs abdominales intermittentes à type de coliques que séparaient des périodes de calme relatif. Au moment des crises, l’enfant vomissait. Il présenta dans la journée une hémorragie intestinale abondante. La mère consulte un vieux médecin qui prescrit une potion à donner à l’enfant par cuillerées à café ! ! !

La potion ne fut d’aucun secours. Les mêmes coliques, les mêmes vomissements reparurent les jours suivants. L'enfant présenta même trois hémorragies intestinales assez abondantes ; aussi le quatrième jour, la mère consulta le Dr Cauneau, de Chantonnay. Celui-ci diagnostiqua aussitôt rune invagination intestinale et prescrivit l'envoi immédiat en milieu chirurgical.

L'enfant, arrivé à Nantes le dimanche après-midi 2 janvier vers 3 heures. L'état général de cet enfant est des plus alarmants. Le facies est d’une pâleur effrayante; les traits sont tirés, les ailes du nez battent rapidement, la température est à 39°2. Le pouls est défaillant ; le toucher rectal ramène des mucosités sanglantes caractéris-

tiques.

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