CONCLUSIONS
Ce travail, basé sur douze observations inédites récentes de l'Hôtel-Dieu de Nantes, rappelle les signes cliniques de l’invagination intestinale, avant le stade d’occlusion, à la période où la thérapeutique a toutes chances de succès : crises douloureuses intermittentes, vomissements, pâleur, hémorragie intestinale, tumeur d’invagination.
La tumeur d’invagination constitue avec le melæna le signe essentiel de l’invagination intestinale.
C’est un signe quasi constant.
C’est un signe qu’il faut savoir rechercher dans les périodes d’accalmies entre les crises douloureuses, dans les flancs, l’épigastre, les fosses iliaques sous forme d’une tumeur cylindrique ou d’une masse résistante mal limitée.
C’est un signe souvent précoce.
C’est un signe de grande valeur. Sa présence affirme le diagnostic d’invagination intestinale. Son absence ne permet pas de le rejeter, mais le met en doute. Il faut confirmer ou infirmer le diagnostic par le contexte clinique; le lavement baryté sous écran, une surveillance attentive en milieu chirurgical,
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Appelé auprès d’un malade atteint de crises douloureuses intermittentes sans mucosités sanglantes sur les langes ou au toucher rectal, on doit chercher attentivement le boudin d’invagination par le palper. Si on le trouve, le diagnostic est fait, il faut pratiquer le lavement baryté et l'opération d’urgence.
Chez l'enfant présentant crises douloureuses, vomissements, hémorragies intestinales, on doit palper l'abdomen. Si l’on trouve le boudin d’invagination, le diagnostic est sûr et on pratique immédiatement le lavement baryté et l’opération. Si on ne le trouve pas, il faut, se basant sur la valeur hautement significative de l’hémorragie, faire un lavement baryté d'urgence. Ou bien le lavement montre qu'il s’agit bien d’invagination et l’on pratique le traitement d'urgence; ou bien la baryte, sans avoir montré d’images typiques d’invagination sur le trajet colique injecte en masse le grêle et alors seulement, on est autorisé à attendre sous surveillance attentive.
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