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de m’avoir donné la force de confesser Jésus- Christ. La séance finie , je me traîne chez moi; et persuadé que mon discour-s improvisé ne pouvait échapper à l’histoire , je m’empressai de le confier au papier. »
• Je déclare qu’en le prononçant , ) avais cru prononcer mon arrêt de mort. Pendant dix-huit mois, je me suis attendu à l’échafaud , et l’on conçoit que j’ai dû m’arranger, en conséquence.
Comment la gazette mûixxXée Feuille du salut public a-t-’elle pu dire que la Convention applaudit à ma résolution de rester évêque , tandis que des cris de rage s’élevèrent de toutes parts? Les persécuteurs se croyaient intéressés à ce que mon discours ne fût pas mentionné dans les gazettes , ou qu’il y fût dénaturé. Par là s’explique le silence affecté de quelques journalistes sur ce discours, et la manière dont plusieurs autres (même le Moniteur) le travestirent. Mais presque tous ils avouent que je refusai ma démission , et que je me déclarai intrépidement attache a la religion. Voilà, du moins, le» deux faits essentiels. Des récits infidèles avaient momentanément induit en erreur sur cet article le rédacteur des Nouvelles ecclésiastiques ^ ( M. Mouton), qui, détrompé, m’en témoigna ses regrets. Cet événement retentit jusque dans les contrée»
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étrangères, d’où je reçus des félicitations; et c[uoic|ue alors ^les calamites de la guerre eussent ajouté entre l’Angleterre et la France des barrières nouvelles à celles de l’Océan, dans VAnnual Register de 1795 fut inséré, à cette occasion un éloge de l’évêque de Blois , qui assurément ne s’y attendait pas (i). Il fut ensuite répété dans divers écrits, tels que les Biographical Anecdotes , et un autre ouvrage du même genre qui a paru en 1798(2). Plus de cinq cents témoins, encore vivans, attesteraient, au besoin , ma conduite dans celte circonstance . »
« Le soir meme de cette fameuse journée , une autre scène ' eut lieu au comité d’instruction publique. Des membres, débutant pcir une digression étrangère à l’objet de nos travaux, exprimèrent leurs regrets de ce qu’à la séance de la Convention j’avais, par mon discours, comprimé, disaient-ils, l’élan de l’opinion publique contre \e fanatisme ^ on se doute bien
quelle fut ma réponse. £e député F , dans
une autre séance du comité, m’apostrojibait par
(1) V, p. 201 et 202.
(2) y. Recueil anecdotes , etc., sur les Personnages les plus marquans de la révolution, in-8°, Paris, 1798.