‹ De la constitution française de l'an 1814Chapitre 5 sur 6 · scène^?i'“ cette 'horrible · texte numérisé non relu

scène^?i'“ cette 'horrible

scene. Plusieurs de ceux qui en furent les cri- ^nels apologistes, et qui auraient eu honte de me. parler alors , ont ensuite préconisé ma résis-

paniuÎ ■"--Wement

piété » ” accusera pas d’excès de

Une réunion assez bizarre de partisans du

ranL° d""* î l’“*‘ramontanisme , de- l’igno-

> e planteurs des colonies, de dissidens au serment et d’incrédules, compose la phalanl des ennemis de M. Grégoire, à laquelle on pourrait, comme dans l’Fvan'TÎ]#» o i* • ^ de lémon ^ appliquer Je nom

aelégwn(i), mais en exceptant de toutes ces

sibir cstimablfes et pai-

« klîSt “ comme

désordonnée' utiL?^’^^"'' ’i“ “t

norent leur é’tat M C T “?

primé „ T '*• Grégoire lui-même a im-

P me quelque part, que rien n’est pire au’une

(i)Marc. 5, 9. Luc. 8, 3ô et 5S.

avouer , mais noii sar^ douleur, que le plus méchant est encore le dernier, auque on peu associer les dévots, qui sont à la piété ce que a hcvre est à la santé.

En combinanl des hostilités contre nn hon.me don t la probité , les moeurs et la géiierosile d ame . dchenl la médisance , et à qm le public tient compte de quelques efforts pour servir a re ig,on , la liberté et les arts, quel sera le plan d al-

taqiie?' -, •

La police-du dernier gouvernement avait des

ressources auxquelles on ne peut recourir. Voulait-on , par exemple, obtenir du sénat une levée nouvelle de conscrits, pu quelque autre mesure désastreuse . on s’effôrçait d’intnmder certains sénateurs peu-^omplaisans pour la cour, en faisant débiter qu’ils étaient; ou que bientot ils seraient àVincennes. Le nom de M. Gvego>re Saurait toujours sur ces listes comme sur celles dL prétendues conspirations'. Celte tactique est un peu discréditée , vu surtout que la conspiration' très-réelle ourdie dernièrement dans toute la Frahce pdur 'demander qn’iV “‘P«

constitution, est justement appréciée.

. Quoique le Moniteur fût le seul journal avoue comme officiel , tous l’étaient jiar le-fait. ÎTou- ■jours ouverts aux inculpations contre les indt-

Viclus qu’on voulait pjpscrire, et jamais à leur

t ons. A Londres meme, dil-oti, un journal pavé oheremeau, s’écrivait sous la dictée de Part et es articles rédigés aux Tuileries s’imprimaient -r ies bords de la Tamise. L’artilleritles gt ttes jouait un grand rôle dans le gouverne-

Z'f r "" moyen dont se

el^e 1 régula eurs <le i’opi„io„, se sont dit : La liberté de la presse a été proclamée de " -ssi sous Napoléon et

“ ‘emps, une censure nouvelle

« en a remplacé une autre). Depuis celle i>ro- « clamation réitérée, on a interdit aux feuilles publiques de rendre compte des ouvrages relatifs a notre situation politique; mais incident ment nous y glisserons l’éloge de ceuxqui « prêchent notre doctrine (r). Parmi ces feuilles,

« sontb! à Paris, le

-ut beaucoup.dans les départemens; nous y

: f d- <liatribles‘ virulentes’ Zu-e.

^ des hommes estimables, que nous voulons « couvrir d’opprobre. N’avons-nous pas end

(i) V. dans le Journal des Débats i s m-n* , • cerne M. Bergasse.

« la ressource inépuisable des libelles, que nous #( ferons colporter dans toute laFritnce, avec <( recommandation expresse à nos affidés de les cc réimprimer ? Et si,, dans quelque ville , par « exemple à Cosne, à Rennes, etc. des patriotes « s’avisent de les brûler , ailleurs peut-elre les « lecteurs seront moins revêches. »

Laubardemont assurait que , dans une ligne la plus indifférente , il trouverait un corps de délit suffisant pour faire périr celui qui l’aurait écrite. A. plus forte raison dans les ouvrages assez nombreux d^un homme qu’absolument il faut perdre , trouverons-nous des matériaux suffisans pour le dénigrer : mutilons ses périodes, dénaturons ses idées , empoisonnons ses intentions. Vainement on nous assure que divers* écrits publiés 'SOUS son nom lui sont faussement attribués; que d’autres ont été imprimés sans son aveu ; que d’autres, enfin , ont été altérés , parce que trop occupé pour en corriger les épreuves , et surtout trop confiant , il chargeait de ce travail des commis de bureau dont la tête était effervescente à l’époqne où tous les potentats de l’Europe étaient ligués contre la France. Ces correcteurs infidèles y ont inséré des phrases qu’il ne sont pas de lui, que son cœur

xxij

et ses principes désavouent : mais que nous importe ?

'Calomnions, et. quoiqu’il en guérîsse,

On en verra du moins; la cicatrice. ' ’

Sagit-il de liberté politique.? nous en ferons un séditieux.

Parle-t-on des. nègres? nous crierons que la.sociélé des Amis des Noirs , et lui surtout, ont voulu brusquer l’affranchissement général,, quoique ses écrits^déposent du contraire..- On assure qu’il a une conscience timorée, nous; le .déclarerons hypocrite ou hérétique’ La répétition des mensonges tiendra lieu de preuves. Les individus qui examinent, sont en SI petit nombre , comparativement à ceux qui

^surent I ]N’a-t-on pas cru long-temps sur la foi

de Voltaire , que Cavejrac avait fait l’éloge de

Ja.Saiiit-Barthelemi , quoique l’ouvrage de cet

eçclesiasüque démentît l’imputation jusqu’à l’éyjdence? , - ,

i Les hommes ont ordinairement plus de propension à jalouser, à haïr, qu’à aimer , puisque les succès qui élèvent un de leurs semblables , intere.ssent moins que les catastrophes qui le précipitent. L’amour-propre jouit , en voyant

XJLll}

humilier ceux dont on convoite les places , ou

donX on, conteste le mérite. ^ ■

Un général d’armée à qui on parlait avec mépris de ses espions, répondait : Trouvez moi un honnête homme qui veuille faire ce métier! Et cependant ce métier est encore moins avilissant que celui du libelliste , qui réunit le triple caractère de la calomnie , de la lâcheté ,*de la cruauté. Heureusement , par cette raison même, le poison se neutralise en ses mains, ; Un ' libelliste i ne peut flétrir. une réputation , qu’en donnant :des

éloges. 1 • ! ' ■ ^ ^

. Les faits récens sont, dit-on, le ^omaine de l’adulatipn ou de la satire. Ici on exalte jusqu’au ciel celui qu’aillcurs on précipite en enfer ,)quoiqû’il ne soit ni un saint, ni un démon. Citez-nous un homme public , qui ait échappé aux ipoignards de la calomnie. » Quand, on voit Bossuet accusé par Voltaire /de - s’être mariée et par Fénélon , d’avoir Tévéléuun secret non moins sacré que Ja, confession'. place- sur une ligne

très-inférieure'>pourrâit“il i se croire à 1 abri des atteintes? 1 i

^ Cependant’ ce' nialheur n’est pas sans compensation. N’est-ce rien,. que d’avoir un moyen sûr de discerner les vrais des faux amis , d’àîvoir un stimulant de plus pour se conduire de ma-

nière à faire rougir les imposteurs, si toutefois Ils en sont capables? Au surplus, quand, dans les evenemens particuliers de la vie , comme ans les révolutions des empires, on entrevoit nne main celeste qui dirige tout; quand, par -la les bornes de la vie, on rattache ses espérances a un ordre de choses où tout cri cessera ou toute larme sera essuyée, où la vérité triomphante resplendira de tout son lustre , les ataques des pervers n’empêchent pas d’incliner tranquil ement la tête sur son lit. Une conscience droite est un si doux oreiller !

M. Grégoire,* déchiré (faut-il dire avec fureur? celte expression est assurément très-mo-

rei^oublee epuise sur lui tous ses traits, si par-

iL'é T ^ “'“S® «“«rmenté,

menace de nouveaux tourmens par des êtres implacables qui se disent ministres d’un Dieu

n la plus feroce dont le dix-huitième siècle conserve le souvenir, il était si pur si respectable ce clergé sans lequel pcuMtrê le

i.hïï;l"r "IP».™»..

naître ce^ “econnu ou plutôt voulu méconnaître cette venté; mais l’histoire , dont il est

l’honorable créancier, ..

tardive, malgré les efforts de certains hommes

pour transmettre à la postérité

* 1 a 11 pn sera de ce sernicni

et leur vengeance (i). H en sera uc

comme de celui d’allégeance , que Jacques 1.

d’Angleterre exigea, en i6o6, des cal o ique

de ses étals. Rome lança ses foudres contre ar-

chiprêtre Blackwel et tous qui l’avaient prêté. Qu’e,sl-il arrive cependant ktque Bossuet, Holden, Beraut - Bercastel, el les universités catholiques ont reconnu que ce serment ne blessait aucunement la oi; etactuellement , au vu et su de Rome , les catholiques britanniques, sans scrupule, en prêtent

pL strict que celui qu’on frappait d aiiatheme

il y a deux siècles.

M. Grégoire, persécuté sous la Convention pour ses sentimens religieux , l’a ele sous Napoléon à cause de son aversion contre la tyran- L : serait-il destiné à l’être encore pour 1 une

Vov. le maadement du chapitre de Paris ao mai sll I I, qui aonne le locsiu coulre le cierge asser-

renll riam pacü non

Ué n’est pas réprimé, tenez pour cer am quil signal convenu d’une persécution nouvelle.

Page 1