POUCE
anglais.
Enfin, il nous reste seulement à ajouter que la mesure d’un objet devant être considérée comme faisant partie d’une observation, on y procédera en se conformant à toutes les règles déjà indiquées. Pour déterminer la grandeur des parties élémentaires, qui est sujette à varier considérablement, il faut faire une série de mesures et prendre la moyenne, ou indiquer le maximum et le minimum des nombres obtenus , ainsi que celui qui exprime la grandeur moyenne que l’on rencontre le plus souvent. Nous ne pouvons sans doute poser aucun précepte sur le nombre de mesures que doit prendre l’observateur pour trouver les dimensions d’un objet donné, pas plus qu’il ne nous est possible d’indiquer le nombre d’observations qu’il faut faire quand on se livre à l’examen général d’un corps.
(1) Voir à la fin du volume.
b. — Du dessin des objets.
La possibilité de dessiner les objets que nous examinons, nous offre non-seulement l’avantage de rendre la description plus intelligible à d’autres personnes, mais encore, elle nous force, en quelque sorte, d’observer avec plus de précision, parce que le dessin sert de contrôle et à l’observation et à sa description. Le micrographe fera donc bien de dessiner lui-même l’objet; une autre personne ne rendra pas toujours, dans son dessin, ce que l’on désirerait y trouver, et ceci n’est pas moins applicable au trait qu’au dessin terminé, lorsqu’un observateur veut faire usage d'un procédé particulier pour ombrer. Si, à l’aide du dessin, on mesure en même temps l’objet, il est indispensable que l’observateur trace au moins le contour de cet objet, à cause des variations que présentent les limites de la vision distincte. Il est d’autant moins permis de négliger ce précepte, que l’on a inventé plusieurs accessoires qui permettent même au commençant de dessiner la silhouette des objets facilement et avec promptitude. On peut ensuite terminer le dessin sans suivre aucune règle fixe, et ce soin peut, avec moins d'inconvénients, être laissé à une autre personne. On exécutera mieux le dessin en couleur, avec un pinceau de poils de chameau, parce que le crayon de mine de plomb s’efface et ne peut pas donner aux détails toute l’exactitude nécessaire.
Un dessin microscopique doit traduire la description des objets et, en même temps, être exécuté de manière que les personnes qui veulent répéter l’observation, soient conduites à les examiner de la même manière. En consé-
quence, les renseignements généraux que nous avons donnés ci-dessus ne sont pas suffisants ; nous devons aussi faire un choix éclairé des objets à reproduire; il ne faut pas choisir de préférence les formes les plus jolies et les plus distinguées ; on ne surchargera pas le dessin de détails inutiles et on évitera d’en donner plus que l’on ne peut raisonnablement espérer d’en voir distinguer par un autre observateur; le dessin doit être une copie vraie de la nature.
Pendant que vous regardez avec l’œil gauche dans le microscope disposé verticalement , placez sur la table, à côté de l’instrument, une feuille de papier que vous regarderez de l’œil droit, et au moyen de la double vue , vous parviendrez à projeter l’image de l’objet sur le papier et à la dessiner de cette manière en suivant simplement ses contours. Mais cette méthode, suivie par Hooke pour mesurer un objet, ainsi que nous l’avons déjà dit , fatigue les yeux. Bauer employait une méthode analogue; il plaçait dans l’oculaire un micromètre divisé en carrés et dessinait l'objet sur une feuille de papier qui portait des carrés de même grandeur que ceux du micromètre ; toutes les parties de l’image contenues dans les carrés du micromètre étaient tracées dans les carrés correspondants du papier.
Aujourd’hui, on fait usage de divers instruments pour dessiner les corps. Tous sont basés sur le même principe, savoir, la réflection simultanée de l’objet ou de son image et du papier, en sorte qu’à l’aide d’un miroir, l’objet ou son image semble appliqué sur le papier. Comme il est plus facile de dessiner sur une feuille disposée horizontalement que sur une feuille verticale, on place en général le microscope dans la position horizontale. Plus le papier sera
éloigné de l’oculaire, plus l’objet paraîtra grand, parce que son image semblera appliquée sur la feuille, et qu’en conséquence, ses dimensions dépendront de la distance de la surface sur laquelle elle est projetée. Il est donc encore nécessaire de dessiner l’objet à une certa-ine distance visuelle de 0,25ra et de placer à côté de lui l’échelle qui doit servir à le mesurer. Quant au choix des grossissements que l’on emploie pour dessiner les divers objets, nous renvoyons aux remarques de la page 83.
Parmi les différents appareils que nous décrirons dans la suite de cet ouvrage, ceux dont on se sert le plus souvent sont : le miroir de Soemmering et le miroir perforé d’Amici [caméra lucida). Ils peuvent également être appliqués au microscope simple lorsque, dans ce but, on les modifie convenablement.
Le miroir de Soemmering est formé d’une plaque d'acier poli , ronde ou ovale, de A. à f de pouce de diamètre , tenant à une petite tige que l’on peut faire mouvoir en avant et en arrière sur l’oculaire. Il y a deux manières de placer le miroir pour s’en servir ; ou bien de façon que l’image de l’objet soit réfléchie tandis que l’on voit directement le papier, ou bien, que le papier soit réfléchi et que l'image soit vue directement. Dans le premier cas et avec le microscope horizontal , la face du miroir est dirigée obliquement vers l’oculaire, sous un angle d’environ 45° ; en regardant de haut en bas, on voit dans le miroir l’image de l’objet, mais on voit aussi le papier placé en dessous, et si l’on regarde en même temps à travers le miroir, l’image de l’objet semblera transportée sur le papier et l’on pourra suivre ses contours avec le crayon. Dans le second cas, au contraire, la surface du miroir se trouve en dessous,
tournée vers le papier, et quand on regarde horizontalement l’image de l’objet dans le microscope, le papier est réfléchi. Comme, dans tous les cas, on doit chercher à voir nettement l’image plutôt que le papier et la main qui dessine, la dernière position devra être préférée.
Il faut avoir acquis une certaine habitude pour se servir convenablement du miroir de Soemmering, surtout parce que l’image est renversée (1), de manière que la main doit se mouvoir dans une direction opposée à celle de l’image. Il n’en est pas de même du miroir perforé d’Amici (pl. 1 , fig. 14), qui consiste en un petit disque d’acier poli percé d’une ouverture circulaire d’environ ~ de pouce de diamètre ; ce petit miroir est fixé sur une plaque mobile attachée à l'oculaire et que l’on tourne obliquement en bas, vers le papier. Pour détruire le renversement signalé plus haut, un prisme est placé un peu au-dessous du miroir. Ici encore, l’image de l’objet est vue directement à travers l’ouverture du miroir, qui correspond au centre de l’oculaire, et le papier est réfléchi ainsi que la main. Quand on emploie ce miroir avec le microscope vertical, il faut dessiner sur un plan vertical ou bien employer un prisme pour réfléchir le papier placé horizontalement.
On peut remplacer le miroir de Soemmering par un très petit prisme, semblable à celui qu’Oberhauser adapte à son microscope. On se sert de cette chambre claire avec le microscope horizontal ; elle est composée d’un oculaire accompagné d’un prisme placé dans un coude ; au-dessus, est solidement fixée une plaque horizontale percée d’une
(1) Ceci n’est exact que dans le cas où Ton adopte la seconde position. C.-C.
ouverture circulaire sous laquelle on dispose le petit prisme. Quand l’observateur regarde verticalement de haut en bas, il voit en même temps et le papier, à travers le trou de la plaque, et l’image de l’objet réfléchie par le prisme. Le miroir perforé d’Amici est préférable , d’abord, parce que c’est le papier qui est réfléchi et non pas l’image de l’objet, ensuite parce qu’on peut l’adapter à un oculaire quelconque et le tourner de côté quand on ne s’en sert plus, sans qu’il soit besoin de changer l’oculaire pour continuer l’observation ; enfin, parce qu’on évite d’incliner la tête pour regarder en bas, et que toute la structure du microscope auquel s’applique ce miroir, présente plus- d’avantages.
Brunner adapte au microscope vertical une chambre claire formée d’un prisme devant lequel est fixée une plaque verticale percée d’un trou circulaire. Le papier qui doit recevoir le dessin est placé devant le microscope et on le voit immédiatement à travers l’ouverture, tandis que l’image de l’objet est réfléchie (1). Outre ce dernier défaut, l’usage de cet appareil présente encore l’inconvénient d’exiger que le papier soit placé devant le microscope, de manière à intercepter la lumière qui doit tomber sur le miroir réflecteur.
La chambre claire de Wollaston, dont l’idée a été utilisée dans les trois instruments ci-dessus mentionnés, consiste en un prisme rectangulaire dont l’hypothénuse est di-
(1) Cette disposition est à peu près semblable à celle de la chambre claire d’Amici. Voir le Manuel du Micrographe et le Traité sur les Chambres claires (1839).
rigée obliquement vers l’oculaire , mais qui est tronqué sous un angle de 135°, de manière à devenir quadrilatéral. On voit directement et horizontalement l’objet, en même temps que le papier est réfléchi d’une face sur l’autre. Pritchard se sert d’un prisme quadrilatéral à surfaces parallèles , fixé au microscope horizontal ; mais l’observateur étant obligé de regarder de haut en bas, il arrive encore que c’est l’image de l’objet qui est réfléchie et non le papier.
Lorsqu’on se sert de la chambre claire, l’œil doit être maintenu dans une position invariable et il faut avoir soin que la lumière projetée sur le papier ait à peu près la même intensité que celle qui éclaire l’image de l’objet dans le champ de vue, car, dans le cas contraire , un des deux objets paraîtra moins distinct. L’interposition de la main nous permet de modérer la lumière quand elle est trop vive sur le papier. Si l’objet n’est que faiblement éclairé, il est quelquefois avantageux de dessiner avec de la craie sur du papier noir, ou de tracer sur du papier blanc transparent posé sur un fond noir ; on peut encore employer des papiers de différentes couleurs.
Quand on voudra obtenir de très grands dessins, on pourra utiliser les images produites par le microscope solaire ou à gaz dont nous traiterons plus loin.
Enfin, nous dirons que, dans ces derniers temps, on a eu recours au daguerréotype pour reproduire des objets microscopiques ; mais le microscope simple (solaire) est seul applicable dans ce cas, puisqu’il n’y a que les rayons émanés de l’objet lui-même et non de son image, qui puissent être fixés sur la plaque d’argent. Les tentatives faites dans le but de graver l’image tracée sur la plaque et d’en tirer
des épreuves, n’ont pas encore été couronnées d’un entier succès. (Berres, Donné et Foucault) (1).
c. — Conservation des objets.
Plusieurs objets ne se conservent que peu de temps , et doivent en conséquence être préparés de nouveau, chaque fois qu’on veut les observer. Quelques-uns, a la vérité, se conservent, non pas à l’état de préparations microscopiques , mais par gros fragments dont on tire les préparations. Ceci a lieu pour les objets que l’on peut garder à l’état sec, dans l’alcool, la térébenthine, en un mot, dans des préservatifs communs. Toutefois, ce moyen est applicable seulement lorsque la structure ne s’altère pas. Quand l’objet est rare ou d’un prix élevé, ou bien lorsqu’il faut perdre chaque fois beaucoup de temps et prendre de grands soins pour le préparer ou pour faire voir distinctement sa structure, il devient souvent important de pouvoir conserver intacte la préparation microscopique de manière que, sans inconvénient, il soit toujours possible de la placer sous le microscope.
Lorsque la substance doit être conservée pendantquelques jours seulement et qu’elle est dans un fluide, on peut ajouter une plus grande quantité du même fluide aussitôt que l’évaporation devient sensible, ou placer dans un vase con-
(1) Les derniers procédés de gravure photographique sur acier, dus à M. Niepce de Saint-Victor, et la découverte de la litho-photographie par MM. Lemercier et Barreswill, ont réalisé toutes les espérances que l’on avait pu concevoir sur la reproduction par la gravure des images photos graphiées. (Voir mon Guide du Photographe et les Comptes-rendus Académiques. C.-G.
tenant le même fluide, la lame de verre tout entière sur laquelle se trouve l’objet. Si ce dernier est recouvert d’une lame de verre mince, on entoure celle-ci d’un petit cercle de cire ou d’huile pour empêcher l’évaporation. Ce dernier moyen n’est pas toujours applicable; par exemple, dans de telles conditions , des infusoires périraient faute d’air. Il sera donc mieux de les conserver dans de petits tubes d’épreuve contenant quelque végétal appliqué contre leurs parois , parce que les animalcules se dirigent volontiers vers ce point afin d’y chercher la lumière. Lorsqu’on peut noircir tout le verre, à l’exception d’une petite portion, on est certain d’y rencontrer les animalcules, que l’on enlèvera au moyen d’une petite pipette ou d’une plume à pointe déliée.
Quand, au contraire, l’objet doit être conservé pendant un plus long temps, on le renferme entre deux lames de verre scellées avec de la cire à cacheter. S’il est nécessaire d’ajouter du liquide au moment de l’observation, on devra conserver entre les lames une ouverture par laquelle la capillarité fera pénétrer le liquide. De cette manière, on peut conserver plusieurs substances végétales, telles que des os, des dents, et, en général, les corps durs qui ne sont pas altérés quand on les garde à l’état sec. Le plus grand nombre des substances dures et sèches, peuvent encore être conservées dans du vernis, du baume de Canada ou de la gomme arabique, dans lesquels on les laisse sécher sur une lame de verre ; cependant la gomme se fendille aisément, ce qui trouble l’observation, ou bien elle se détache de la lame de verre, de manière que l’on peut perdre la préparation si elle n’est pas recouverte d’un verre mince. On trouve moins d’avantage à conserver les objets prépa-
rés dans du miel ou dans un sirop, parce que l’évaporation donne parfois lieu à la formation de cristaux.
On conserve plusieurs objets qui existent dans un liquide et dont on ne se sert que pour la démonstration, en les étendant sur une lame de verre en une mince couche que l’on fait sécher rapidement. On peut ainsi préparer les globules du sang et les spermatozoaires. Il est mieux de conserver l’objet dans le liquide où il a été observé. L’objet préparé est alors placé entre deux lames de verre liées ensemble avec un fil et plongées dans un vase contenant le fluide conservateur. Mais comme les lames ne sont pas fermées sur les bords, la préparation peut aisément s’échapper. Il est encore difficile de garder les préparations en bon état, quand on en réunit plusieurs dans un même vase. On a donc eu recours à un autre procédé, en fermant hermétiquement les lames de verre. On choisit une lame de verre large que l’on peint en noir, à l’exception d’un petit point sur lequel on place l’objet dans un fluide, puis on le recouvre d’une lame mince. On opère le scellement au moyen d’un vernis siccatif de copal ou d’asphalte étendu sur les bords de la lame mince. Mais ce moyen entraîne une grande perte de temps ; les lames très minces sont d’un prix élevé et les préparations sont souvent altérées par les changements de température.
Je suis donc une autre méthode pour conserver des préparations hermétiquement closes. Ainsi, par exemple, je prends des lames de verre de grandeur convenable, toutes d’égales dimensions (un pouce et un tiers sur deux.) L’objet préparé est posé sur le milieu de la lame et recouvert d’un autre verre après qu’on y a ajouté une petite quantité de fluide. Les lames supérieures doivent être assez
minces pour que la distance focale de l’objectif permette leur emploi. Quand l’objet ne doit être vu que par sa face supérieure, l’épaisseur de la plaque inférieure est indifférente. Il en est de même pour la plaque supérieure lorsqu’on ne veut observer le corps qu’avec un faible grossissement. On réunit alors les verres avec de la cire à cacheter noire ordinaire , mais il faut avoir soin de ne pas employer de la cire qui puisse être dissoute par le fluide dans lequel on veut conserver l’objet. Ainsi, il est arrivé qu’ayant employé de la cire parfumée pour des préparations conservées dans la térébenthine, j’ai trouvé que celle-ci avait dissout le corps odoriférant et que la préparation était devenue bourbeuse. 11 faut une certaine habitude pour sceller les lames. On ferme d’abord les quatre bords des lames, à l’exception d’une petite ouverture, en y faisant couler de la cire fondue que l’on comprime fortement contre le verre afin qu’il en pénètre une couche mince entre les deux lames ; on rend les bords lisses en les pressant sur un corps poli et l’on enlève la cire surabondante avec un couteau. Alors on introduit par la petite ouverture , le fluide dans lequel l’objet doit être conservé. Les lames sont ensuite placées l’ouverture en haut, pour que les bulles d’air s’élèvent et s’échappent ; enfin on ferme la petite ouverture.
Le choix du fluide dans lequel il faut conserver l’objet, dépend de la nature de celui dans lequel on l’observe. J’ai reconnu toute l’efficacité de l’alcool dilué, de l’acide chromique très étendu et surtout de la térébenthine; mais celle-ci rend parfois l’objet trop transparent, et, comme nous l’avons déjà dit, ne saurait être employée quand il contient des parties grasses. L’acide chromique peut, au
bout de quelque temps, donner aux corps une coloration trop foncée ; l’alcool se dilate sous l’influence d’une élévation de température; il en résulte que la cire se crève, que le fluide s’évapore et que la préparation est perdue si on ne la surveille pas. Il est donc convenable, pour les préparations conservées dans l’alcool étendu ou dans l’acide chromique, de laisser pénétrer une petite bulle d’air avant de sceller complètement les verres. Je possède des préparations hermétiquement closes, qui ont été conservées dans ces liquides durant des années, et, dans ce nombre, celles qui sont environnées de térébenthine ont été exposées, sans altération, à des changements de température considérables.
Si l’on craint que le verre supérieur n’exerce une trop forte pression, on peut placer préalablement sur le bord de la lame inférieure, une bandelette de papier ou un cheveu délié, que l’on cache ensuite au moyen de la cire introduite entre les lames. Il est quelquefois difficile de chasser l’air. En général, on se débarrasse, des bulles avec assez de facilité ; on les expulse quelquefois par la chaleur, si la préparation peut supporter une haute température. Au surplus, une petite bulle d’air ne nuit pas quand elle ne se loge pas sur la préparation. Je place une étiquette entre les deux lames, de manière qu’elle ne peut s’égarer qu’avec la pièce préparée. Enfin, on peint au vernis noir les bords des verres ; il n’est pas nécessaire de les encadrer. Quelques personnes ont employé, en guise de préservatifs , de l'huile, des solutions de potasse caustique, du sel commun, de l’alun, du chlorure de chaux, du sublimé corrosif, l’arsenic et le sucre, mais cette dernière substance entre facilement en fermentation. L’eau distillée présente
des inconvénients, parce que, à la longue, il s'y développe une multitude de corpuscules qui troublent l’observation. Quand le corps est très épais, on peut se servir d’un verre de montre recouvert d’un second verre semblable ou plan; toutefois l’observation pourrait être entravée par la convexité du verre, et cette remarque est également applicable aux verres dans lesquels on a creusé des cavités et dont le poli n’est pas toujours parfait. Afin de conserver des objets plus épais, on peut couper, au diamant, des bagues sur un tube de verre cylindrique, les fixer sur une lame avec quelque ciment et les couvrir d’un disque de même diamètre. Au lieu de cire à cacheter noire ordinaire, on a fait usage d’une épaisse préparation d’asphalte qui, toutefois, devient visqueuse sous l’influence de la chaleur. On peut encore se servir de la résine damar ou du copal, soit isolément, soit à l’état de mélange avec du blanc de plomb ou du cinabre. Une composition formée de cire et de résine a aussi été recommandée. Les objets que l’on veut conserver dans un acide (par exemple, des cheveux dans l’acide sulfurique), doivent être renfermés dans une substance inattaquable par les acides. Les corps opaques secs (les préparations injectées), seront coupés en petites portions de grandeur convenable, puis fixés sur un petit morceau de bois plan ou mieux sur une lame de verre, de façon qu’on puisse les observer avec un miroir de Lieberkuhn. On les enduit de vernis et on les abrite contre la poussière au moyen d’une lame de verre mince.
. CHAPITRE IY.