De la contagion du cancer
L'iclée de notre travail nous a été donnée, en novembre dernier, par M. le professeur Poncet, qui souvent dans son enseignement avait émis l’hypothèse de la contagion des lésions cancéreuses . N ous nous sommes attaché à donner un état actuel de la question aussi complet que possible et à réunir a un dossier les arguments qui peuvent être invoqués en faveur de l’une ou de l'autre hypothèse ; mais le peu de temps qui nous séparait du moment où nous devions passer notre thèse, l’impossibilité dans laquelle nous nous sommes trouvé de nous procurer du cancer d’origine animale, nous ont empêché de nous livrer a V expérimentation : ces expériences ont du reste été tentées dans ces derniers temps par des observateurs si exercés que, pour un certain nombre de points tout au moins, il est inutile de les reproduire.
Pour rendre notre travail plus complet, M. le professeur Poncet, dans le numéro du Lyon Médical du 10 janvier 1892, a fait publier une note encourageant les praticiens à nous envoyer les observations de contagion du cancer qu’ils auraient pu observer ; on verra à la fin de ce travail que quelques médecins ont bien voulu
nous répondre, nous les envemercions. Le\ tteidee a été très heureusement reprise et rendue plus retentissante par MM. les professeurs Verneuil et Duplay , qui, en mars 1802, ont fondé la Ligue contre le cancer.
Arrivé au terme de nos études médicales, nous prions tous nos maîtres a la Faculté et dans les hôpitaux d'accepter V expression de notre reconnaissance pour la bienveillance avec laquelle ils nous ont toujours accueilli pendant tout le temps où nous avons suivi leur enseignement.
M. le professeur Poncet, qui a dirigé nos premiers pas dans la carrière chirurgicale , nous a fait l'honneur d'accepter la présidence de notre thèse, qu'il daigne agréer V assurance de toute notre gratitude.
Nous prions notre maître, M. le professeur Ollier, dont par deux fois nous avons eu l'honneur d'étre l’interne, de croire a notre admiration pour son enseignement et ses travaux.
M. le professeur Fochier a eu pour nous trop de bontés pour que nous puissions l'omettre parmi les maîtres auxquels nous sommes lié par la reconnaissance; qu'il daigne nous compter parmi ses élèves les plus attachés.
Nous devons à M. l’agrégé Bouveret et a nos collègues d’internat tous nos remer ciments , en souvenir du mois de mars 1891.
Que nos amis de l'internat reçoivent V assurance de notre plus complet dévoûment , et qu'ils nous permettent de citer parmi eux notre collègue Louis Dor, dont l amitié nous est si précieuse .