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I. — Distribution géographique du cancer

Nous trouvons dans le mémoire de Vanden Corput (1) les indications suivantes :

« Le cancer est sinon inconnu, tout au moins très rare dans les contrées tropicales et dans les pays

chauds, spécialement en Egypte, où Hammon et Clot-Bey n’en ont guère, pendant un très long séjour, observé de cas parmi les indigènes. »

« Il en est de même d’après Polack, en Perse, et d’après Tobler en Syrie, Biger affirme qu’en Turquie même, le cancer est peu commun. »

« D’après Walshe, les tumeurs malignes seraient très rares dons l’Inde, et c’est ce qu’a confirmé le Dr Nerman-Chevers , ancien professeur de médecine à Calcutta. Elles sont également peu communes parmi les indigènes du Sénégal, et dans l’Afrique centrale, le Dr Livingstone a constaté leur absence, tandis qu’elles deviennent au contraire assez fréquentes à Alger et à Madère, où l’on vit à

l’européenne. »

« D’après Jourdanet, les productions malignes sont à peine connues dans les Terras calientes du Mexique, alors que dans les hautes régions de cette contrée,

(1) Vanden Corput. Étiologie du cancer. Académie de Belgique,

dont le climat correspond à celui de nos latitudes, comme à Puebla ou à Mexico, le cancer est aussi fréquent qu’en Europe. »

« Enfin, dans les autres régions tropicales et intertropicales de l’Amérique, dans la Guyane et dans certaines parties du Brésil, l’affection qui nous occupe est aussi à peine connue. »

Haviland (1) a montré que les habitants des pays élevés et secs sont peu sujets au cancer, ceux au contraire qui habitent le long des grandes rivières sujettes à des débordements périodiques, se trouvent dans de véritables foyers d’infection.

En Europe, les régions du Nord paraissent jouir d’une certaine immunité, en Islande, par exemple, la mortalité par le cancer, de 1827 à 1837, n’a été que de 37 cas sur 50,000 habitants, ce qui donne une mortalité annuelle de 0,07 p. 1000(2) et0,3°/ocles décès (3). Dans les îles Féroé, Panum n’a jamais entendu parler de cette affection.

En Angleterre, elle varie de 2,9 °/0 décès (Hirsch) à 2,2 °/0 décès (Moore).

Moore a même remarqué qu’en divisant l’Angleterre par une ligne oblique allant de Bristol à Saint- Pétersbourg, au sud-est de cette ligne, la mortalité est en excès, tandis qu’elle est moindre au sud-est; on obtenait ainsi en 1851 :

(1) Haviland. Journal of the Society of Art, XXVII, n° 1367.

(2) Hirsch. Handbuch der geograpliichen Pathologie. Erlangen, 1S69.

(3) Boudin. Traité de géographie et de statistique médicale, Paris,

0,0087 hommes et 0,026 femmes.

0,0068 hommes et 0,013 femmes.

En France, il est très difficile de donner des chiffres exacts.

A Lyon, la proportion des décès par cancer semble assez élevée; Marmy (1), pendant trois ans, de 1861 à 1863, trouva 127 décès par cancer sur 23,712 décès, ce qui donne 5,3 pour 1,000 décès.

Marc d’Espine, pour le canton de Genève, donne une mortalité de 1,1 pour 1 ,000 habitants ; c’est le cancer stomacal qui se serait montré le plus souvent, de 399 sur 889. .

En Asie, le cancer serait très peu fréquent, surtout en Syrie, en Perse (Henocque), et en Arabie (Duthil) (2); très rare aux Indes.

Thourel (3), pour 1863, trouve 2 cancers de l’estomac sur 22,269 entrées dans les hôpitaux.

L’Afrique semble jouir d’une grande immunité. D’après Bax, la maladie est rare en Algérie et au Sénégal; Duthil a remarqué que dans ces pays, le cancer est rare chez les indigènes.

A Sainte-Hélène, de 1826 à 1835, sur une population de 4,500 habitants, il y a eu 552 décès, dont 2 par cancer (Boudin).

(1) Marmy. Topographie et statistique du Rhône, 1866.

(2) Duthil. Cancer primitif du sein , th. de Paris, 1874.

(3) Thourel. Notes médicales sur un voyage en Cochinchine , th. de Paris, 1870.

En Amérique, le carcinome est rare dans les régions septentrionales et tropicales ; il semble que les noirs soient moins fréquemment atteints que les blancs, dans la proportion de 634 morts chez les nègres

contre 1,000 chez les blancs.

On voit par là que la répartition du cancer à la surface du globe est très variable , mais elle varie encore suivant les villes que 1 on considère ; c est même ce qui doit faire supposer que l’influence de la race est pour peu de chose dans ces différences : ainsi en France, sur 100,000 habitants, il meurt :

Au Havre . 71 personnes du cancer.

A Reims . 101 — —

A Paris . 104 — —

A Rouen . 127 — —

A Lyon . 163 — —

A Cormilles .... 203 — —

A X. (Ardennes). . 266 — —

A St-Sylvestre. . . 345 — —

A Oulchy . 1,400 — —

On peut voir par là que ce sont les grandes villes qui présentent la mortalité la moins élevée. Dans les agglomérations qui correspondent à des bourgs de 2 ou 3,000 habitants, on voit au contraire que la mortalité est très considérable, nous n’avons pu retrouver des résultats semblables, l’attention de nos confrères de la campagne n’ayant pas été attirée sur ce point.

Pour certains cancers, pour le cancroïde des lèvres par exemple, il est bien certain qu’il est plus fréquent

à la campagne que dans les villes. En Auvergne, on le rencontre surtout chez les montagnards, beaucoup moins dans la plaine; il est très rare chez les ouvriers des villes, qui fument cependant beaucoup (1).

Daniel Mollière, qui avait une grosse clientèle chirurgicale, faisait souvent remarquer qu’il n’opérait de cancroïdes des lèvres qu’à l’ Hôtel-Dieu, et que les malades qu’il opérait venaient toujours de la campagne.

M. l’agrégé M. Pollosson, dans une clinique faite à l’Hôtel-Dieu de Lyon, a confirmé le dire de M. Mollière; voici une phrase que nous extrayons de cette leçon (2) : « Je n’ai jamais opéré de cancroïdes de la lèvre chez les ouvriers habitant la Croix-Rousse. Toutes les fois que de semblables malades se sont présentés à moi, ils venaient de la campagne et avaient pu entrer dans mon service en tournant les règlements relatifs à l’admission des malades de l’hôpital de la Croix-Roüsse, mais en réalité ils avaient passé leur vie à la campagne. »

Le cancer est plus fréquent dans les classes pauvres de la société. Hofmeier, à Berlin, a noté chez les riches une proportion de 2,18 cancers pour 100 consultations dans sa clientèle privée, tandis qu’à l’hôpital cette proportion atteint 3,6 pour 100. Martin arrive au même résultat.

Si le cancer est plus fréquent chez les pauvres que chez les riches, s’il est plus fréquent dans les cam-

(1) Fleury. « Du cancer des lèvres, à Clermont. » Arch. gén. de médecine, 1876.

(2) Pollosson. Province médicale, 25 janv. 1890.

pagnes que dans les villes, l’influence du régime azoté n’est peut-être pas exacte. Verneuil pense, au contraire, que l’accroissement colossal du cancer et des tumeurs en g’énéral est en rapport avec 1 augmentation et l’abus de l’alimentation azotée.

Cette influence du régime avait été admise par quelques auteurs ; ainsi Leblanc (1) a soutenu que le cancer était beaucoup plus fréquent chez le cliien et le chat que chez les herbivores. Mais cette différence, qui existe véritablement, doit être expliquée par ce fait que le bœuf et le cheval atteignent rarement la limite d’âge normal, tandis que chez le chien il en est tout autrement; aussi, chez le chien le cancer est-il fréquent, mais il l’est surtout chez la chienne, dont les mamelles sont souvent atteintes par des dégénérescences cancéreuses. Weber (2) a cité le même fait pour les oiseaux ; le cancer est rare chez la poule, il est au contraire fréquent chez les perroquets, et cet auteur admet que la vie prolongée du perroquet est l’explication de ce fait.

On a, du reste, cité des observations de cancer de la rate, de la verge chez le cheval, et cela en dehors des tumeurs mélaniques, qui paraissent ne pas devoir être rangées parmi les véritables néoplasies.

Vanden Corput cite cependant un fait qui démontrerait l’influence du régime dans le développement du cancer : le Dr de Breyne aurait remarqué l’excessive rareté, sinon l’absence absolue, des

(1) Leblanc. Clinique vétérinaire, août 1843 (2 Société de médecine pratique, 3 mai 1888.

tumeurs cancéreuses chez les trappistes et chez les carmélites, les religieux de ces deux ordres ayant des règles très sévères au point de vue de l’alimentation et suivant un régime très peu azoté, alors que chez les augustines, qui vivent beaucoup mieux, les sœurs meurent souvent de cancer et surtout de cancer du sein.

En résumé, le cancer présente une répartition très inégale suivant les continents, suivant les agglomérations humaines que l’on considère : les habitants des villes seraient moins atteints que ceux des campagnes, les riches moins atteints que les pauvres, d’où l’on peut conclure que l’influence que le régime exerce sur le cancer n’est pas très considérable, si toutefois elle existe.

Nous avons vu que Verneuil expliquait par l’augmentation et l’abus de l’alimentation azotée l’accroissement colossal des décès par cancer; or cet accroissement existe-t-il ?

Ce fait semblait évident pour l’Angleterre tout au moins, où, d’après les statistiques de Moore (1), on constate que, de 1851 à 1861, raccroisement moyen des cas de cancers est de 200 par an sur une moyenne de 5,000 à 7,000 décès. Les statistiques de Hirsch arrivent au même résultat pour la période qui s’étend de 1848 à 1855 : le chiffre moyen des cancers était en 1848 de 4825, et en 1855 de 6,016.

Vanden Corput cite les chiffres suivants pour l’Angleterre ; le chiffre moyen des décès par cancer a été :

(1) Moore. Loc. cit.

Entre 1842 et 1847 de .

— 1849 et 1853 de .

En 1858 de . 1,147

En 1859 de . 1,165

Entre 1861 et 1870 de ... . 8,688 — 1871 et 1880 de ... . 11,133

D’après ces chiffres, cet accroissement serait formidable, mais il doit être expliqué par les conditions nouvelles dans lesquelles se font les statistiques actuellement ; les diagnostics se font d’une façon plus exacte peut-être, mais les résultats sont surtout centralisés d’une façon plus complète ; de plus, la population a augmenté, et dans aucune de ces statistiques, il n’en a été tenu compte.

Nedopil (1) rapporte une statistique allemande, qui elle aussi semble prouver un accroissement régulier :

Hommes. Femmes.

En 1875 . 198 . 550

En 1877 . 213 270

En 1878 . 225 307

En 1879 . 240 325

Grâce à l’obligeance de M. J. Drivon, médecin des hôpitaux, qui a bien voulu nous faire profiter de ses longues recherches statistiques, et nous permettre de copier des courbes graphiques représentant les résultats qu’il a obtenus, nous pouvons donner pour Lyon tout au moins les résultats de la statistique

(1) Nedopil. Loc. cit.

depuis 1875. Pour Paris, M. Drivon n’a pu trouver les chiffres de mortalité par le cancer que depuis 1888, et encore ces résultats sont-ils bien incertains; la mortalité par tumeur est divisée en deux catégories, l’une par tumeurs malignes, l’autre par tumeurs bénignes; or, les tumeurs bénignes qui entraînent la mort sont rares, et à l’exception des fibromes utérins, doivent être considérées pour le plus grand nombre comme des tumeurs malignes, ou des tumeurs dégénérées. C’est pourquoi nous devons additionner les deux chiffres ; or, voici les résultats obtenus :

En 1888 . 2,643

En 1889 . : . 2,582

En 1890 . 2,601

En 1891 . 2,738

Pour Lvon, les résultats sont très intéressants à étudier. La mortalité absolue pour le cancer augmente d’une façon très nette. Voici les chiffres par année ;

En faisant une courbe, on obtient celle que nous avons figurée dans le tableau ci-joint, et qui montre une ascension assez régulière de la moyenne de la mortalité absolue par le cancer.

Si maintenant on fait une courbe de la mortalité par cancer rapportée à 10,000 décès, le graphique est peu modifié ; en effet, la mortalité est annuellement d’environ ce chiffre. En prenant alors la moyenne par période de cinq années, on voit que la mortalité moyenne augmente d’une façon régulière, ainsi :

De 1875 à 1879, elle est de . . . 539

De 1880 à 1884, — ... 589

De 1885 à 1889, — ... 643

L’augmentation paraît donc évidente.

Mais si on cherche la proportion des individus qui meurent de cancer sur 100,000 habitants, le résultat est très différent.

La population de Lyon de 1876 à 1891 a augmenté de 93,000 habitants, elle est passée de 323,417 habitants à 416,000; or, si pour chacune de ces périodes, on prend la population moyenne et qu’on cherche le rapport, on trouve que :

De 1875 à 1879, il est mort 163 individus du cancer sur 100,000. De 1880 à 1884, — 156 — —

De 1885 à 1889, — 160 — —

tf)

Ces chiffres sont sensiblement égaux; par conséquent si la mortalité absolue augmente, la mortalité sur 100,000 habitants reste stationnaire.

Il est une autre constatation curieuse, c’est que le chiffre des décès n’a pas subi à Lyon un accroissement parallèle à celui de la population; l’interprétation de ce fait nous paraît être la suivante : ce n’est pas la population autochtone de Lyon qui s’accroît, c’est l’immigration d’individus valides qui augmente le nombre des habitants; or, la mortalité de ces derniers est très faible, car la mortalité infantile correspondant à leur génération a fait sentir son influence sur les statistiques d’autres régions. Quand à leur mortalité sénile, elle n’agira, pour modifier la mortalité de la ville, que dans quelques années.

IL — Traumatisme.

L’étude de l’influence du traumatisme sur le développement du cancer, doit être faite à deux points de vue : nous considérerons le traumatisme agissant par choc direct, soit pour amener la formation d’une plaie, soit simplement pour provoquer une contusion des tissus, nous verrons que le traumatisme agit non plus par son intensité même, mais par la répétition de son action, pour provoquer du côté de la peau des lésions irritatives d’abord simples, auxquelles succèdent des lésions cancéreuses; dans ce chapitre, nous montrerons quelle est l’influence des lésions cutanées sur le développement du cancer.

Les malades ont toujours clans leur histoire un traumatisme, un choc à invoquer comme cause étiologique de leur cancer, et cela surtout lorsqu’il s’agit d’un cancer du testicule, du sein et en général de. tous les points du corps découverts et exposés très fréquemment à des chocs ; mais si l’on continue l’interrogatoire et qu’on puisse obtenir du malade des détails exacts, on se convainc que dans la plupart des cas le traumatisme a été insignifiant quant à son intensité ; on doit même admettre qu’au moment où la contusion s’est produite, la tumeur existait déjà ; une malade présente dans l’épaule quelques douleurs vagues qu’elle ne sait où localiser et qui persistent depuis quelque temps, elle reçoit un choc sur le sein ; ce choc, qui à l’état normal n’aurait été suivi d’aucune souffrance, provoque au contraire une sensation douloureuse très pénible avec des irradiations dans l’épaule ; la malade étonnée par cette douleur palpe son sein et y trouve une tumeur qui a déjà un volume considérable. Pour la malade, qui ne s’était pas aperçue de sa tumeur avant cette contusion, le choc est la cause de sa tumeur; or il n’en est rien, le choc a révélé la présence d’une tumeur passée inaperçue jusqu’alors, il ne l’a pas causée.

Dans d’autres cas, rares il est vrai, le traumatisme agirait en provoquant une plaie à laquelle succéderait un cancer; ces faits signalés par les partisans de la nature parasitaire du cancer peuvent être expliqués par une altération, par un bouleversement des cellules et la greffe des tissus épidermiques dans le derme.

Tel est le cas rapporté par Hulke (1); un homme tient sa pipe entre les dents, il reçoit un choc qui fait pénétrer violemment la pipe entre ses dents, et le tuyau vient blesser la muqueuse du palais ; quelque temps après ce traumatisme, au niveau du point contus, apparaît un épithélioma.

De même pour le cas de Ghristiani (2) : un malade reçoit sur le front un coup de pierre ; la plaie insignifiante se cicatrise, et trois semaines après apparaît au niveau de la cicatrice une tumeur petite, d’aspect papillaire, à villosités très dures ; cette petite tumeur paraissait sortir de la peau par un orifice taillé à l’emporte-pièce. Pour Christiani, cette tumeur serait due au développement atypique d’un débris de peau détaché par la pierre, ce débris a été repoussé contre l’os et s’est développé d’une façon anormale ; l’examen histologique a montré qu’il s’agissait d’un épithélioma (3).

Gross (4) donne la même interprétation de certaines tumeurs épithéliales siégeant principalement au pouce et les considère comme le résultat de greffes épidermiques profondes à la suite de blessures ayant

(1) Hulke. Med. Times and Gaz., 8 février 1873.

(2) Revue de chirurgie, 1892, n° 1.

(3) Au moment de mettre sous presse, dans la séance du 29 juin 1892, M. l'agrégé Gangolphe a fait présenter par son interne, M. Jeannin, à la Société des Sciences médicales de Lyon, un malade âgé de 15 ans qu’il a opéré en octobre dernier pour un cancroïde de la lèvre supérieure, lequel avait débuté huit mois auparavant à la suite d’un coup de griffe de chat. Le malade n’a aucun antécédent cancéreux dans sa famille et l’examen histologique a montré qu’il s’agissait d’un épithélioma lobulé.

(4) Gross. « Des tumeurs perlées des doigts. » Bul. mèd. de l’Est.

entraîné des lambeaux d’épiderme cutanés dans las tissus sous-jacents.

C’est peut-être une explication de ce genre qui s’applique aux faits que nous avons signalés à propos de l’influence du sexe sur le développement du cancer : l’utérus, le sein, pendant l’accouchement, pendant la lactation, sont par suite de leurs fonctions le siège de traumatismes très fréquents. De même dans le tableau suivant, on peut voir que le cancer se localise sur le tube digestif en des points tels que les lèvres, la langue, où des chocs, des blessures, des brûlures sont très fréquents ; dans le reste du tube digestif, le cancer se localise avec prédilection au cardia, au pylore, dans les points rétrécis de ces organes où la circulation des matières alimentaires provoque un traumatisme peu intense, mais très souvent répété par les corps étrangers divers qui peuvent être entraînés par la déglutition.

Sur les 3,114 cancers signalés dans ce tableau, nous trouvons 1,106 cancers à localisation primitive sur le tube digestif ; ce chiffre pourrait meme être augmenté d’une grande partie des 277 cancers que nous voyons figurer sous la rubrique de cancers du foie; nous savons en effet que le cancer primitif de cet organe est très rare, et que le plus souvent ce sont les noyaux secondaires de généralisation qu’on observe dans cet organe. Il en est de même pour le poumon et pour les os. Dans quel organe le cancer a-t-il sa manifestation primitive ? Cela est difficile à dire , néanmoins, nous pouvons supposer que pour les cancers du foie, c’est l’estomac qui doit être incriminé;

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