‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 180 sur 256 · Drame, t. Il, p · texte numérisé non relu

Drame, t. Il, p

des remords, parce qu'elle lui cache un secret, bien innocent \ pure amourette d'enfant :

Comme il est noble et fier, Bérarde! et qu'à clieval il doit avoir bon air! -

Blanche en est encore aux candeurs du début : elle rêve son inconnu tout semblable à elle-même :

J'y songe nuit et jour! De son coté, vois-tu, L'amour qu'il a pour moi l'absorbe. Je suis sûre, Que toujours dans son âme il porte ma figure. C'est un homme ainsi fait, oh ! cela se voit bien '.

Et, après une scène où la pauvre enfant n'a guère rien à se reprocher, ce cri du cœur :

Ah ! vous me tromperez, car je trompe mon père * !

A quoi sert, pourrait-on se demander, ce début virginal, presque enfantin? A provoquer le contraste, toujours recherché par le poète, entre la jeune fille, frêle, timide, presque enfant encore^ et l'héroïne du dénouement, contraste rappelé, pour que le spectateur n'en ignore, par Blanche elle-même :

Moi qui naguère Ignorant l'avenir, le monde et les douleurs, Pauvre fille, vivais cachée avec les fleurs, Me voir soudain jetée en des choses si sombres s.

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