T. II, p
sure *. G. Delavigne franchit le dernier pas dans les Enfants d'Edouard, le 18 mai 1833; car, si l'on peut dans ce drame trouver encore un songe de tragédie -, toute la scène du début est gracieuse et vraie, et l'entrevue de Tyrrel et de Glocester ^ ressemble d'une façon frappante à celle de don Salluste et de César ^. Enfin, le poète qui subissait encore en 1823 les entraves de l'alexandrin prosaïque, comme celui-ci :
Je perçois les deniers d'un arrondissement ^,
a décidément adopté la liberté de l'hexamètre :
Vous êtes Décrié pour vos mœurs, écrasé pour vos dettes, Sans principes, sans frein s,
A. Soumet fit plus que Delavigne : il se sépara de la nouvelle école après avoir été rédacteur du Conservateur et de la Muse Française. Mais il subit malgré lui cette influence dont, du reste, il avait besoin. Dans sa tragédie de Clytemnestre, du 7 novembre 1822, le songe de la reine rappelait singulièrement celui d'Athalie \