‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 235 sur 256 · T. Il, p · texte numérisé non relu

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A. Bien entendu, je ne veux pas du tout laisser entendre que V. Hugo a copié C. Delavigne. C'est une rencontre.

6. T. II, p. 322. C. Delavigne a un dernier mérite, mais qui lui est personnel : il est plus franc que les romantiques sur la valeur historique de son théâtre : « Ce que Montesquieu a dit des histoires, peut servir de préface à toutes les comédies historiques : les histoires sont des faits faux composés sur des faits vrais, ou bien à l'occasion des vrais. » T. II, p. 410.

7. Œuvres complètes (Imprimeurs-unis), 1845, Clytemnestre, a. I, se. iv

Sans doute, Pylade tutoie Oreste; c'est un progrès sur Androniaque; mais la source classique est décidément tarie : il n'a pu y puiser que des vers comme ceux-ci :

Ce forfait inouï manquait à nos climats, Et le soleil demain ne s'y lèvera pas! ^

Dans le Secret de la Confession, du 2 mai 1828, Soumet passe presque à l'ennemi, et imite Schiller; mais son Carlos prononce des stances -, et le décor, pour être plus compliqué que le salon tragique, est encore d'une simplicité un peu naïve : au cinquième acte « le théâtre représente la salle de justice du palais. Une lampe de fer est suspendue à la voûte. Cette décoratio7i, cViui aspect sombre, doit inspirer la terreur ».

Le souci du décor est poussé plus loin dans Une fête de Néron (28 décembre 1829). Ce n'est plus une tragédie, et ce n'est pas encore un drame. C'est la Suite de Britannicus. Mais déjà, dans cette œuvre bâtarde, Finfluence du romantisme se fait sentir : Locuste apparaît, pour satisfaire au vœu de Y. Hugo dans la préface de Cromwell •'.

11 aura beau ensuite protester contre les excès du drame, écrire dans la préface de Saiil, en 1831 : <( Lorsque tant de déplorables efforts se multiplient pour amoindrir l'art dramatique, on me pardonnera, j'espère, d'avoir cherché à rendre à Melpomène quel- (jues-unes de ses colossales proportions. » Il a beau rester fidèle au romantisme religieux et royaliste de

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