Revue de Paris, t. XIV, p. 13o
± Préface, p. 39.
' 3. Ibid., p. 72.
4. C'est ainsi que M. de Rémusat résume l'opinion courante des romantiques dans la Revue française, t. XIV, p. 137.
ti. Liv. cit., t. IV, p. 367.
tout tenir compte de la personnalité de l'écrivain, de ses qualités et de ses défauts? Sinon, ne s'expose-t-on pas à cette raillerie d'un romantique : « Une des maladies de la critique, c'est de ne vouloir d'un poète que les qualités qu'il n'a pas. Que de critiques se désolent de ne pas pouvoir cueillir les raisins aux pêchers M » La critique doit être un enseignement : elle est féconde quand elle s'adresse au public, stérile quand elle s'adresse à l'auteur, quand elle le morigène et lui fait la leçon.
G. Planche, pour ne prendre que cet exemple, fit la leçon à y. Hugo.
G. Planche a été fort malmené par les disciples du maître ^, avec quelque raison; esprit très solide, mais tout d'une pièce, il s'était mépris du tout au tout sur le rôle du critique : et, prenant fort mal à propos le ton d'un pédagogue, il avait corrigé comme un devoir les drames de Y. Hugo; l'indocilité de l'élève excita l'indignation du professeur.
Tandis que les autres protestaient au nom de la morale ^, G. Planche s'indignait au nom du goût, de son goût à lui. V. Hugo, au Heu de croire le critique, préférait-il le jugement de ses amis? « Le poète qui se résout à l'apothéose, qui se réfugie dans la divinité, ne relève pas de la critique qui le plaint sans le juger K »