De l'Allemagne, Didot, 1878, p
7. Comme Schlegel (11, 172), elle n'apprécie pas dans la tragédie le mérite de la difliculté vaincue.
__ 8. De V Allemagne, p. 181-199.
Lrt s'arrêtent les concessions et les théories claires. Le l'esté est confus et présente bien des contradictions : si elle admet qu'on doive présenter au théâtre dans un même caractère ce mélange de grandes qualités et de petits défauts qu'on voit dans la réalité; si elle écrit : « Le vulgaire dans la nature se mêle souvent au sul)lime, et quelquefois en relève l'effet^ », elle ne comprend pas eu revanche que cette opposition de passions puisse amener des oppositions de style, et ajoute : « Nous ne supporterions pas en France le mélange du ton populaire avec la dignité tragique \ » Elle n'admet même pas que l'on présente des caractères bas : « La haine et la perversité, dans une femme, sont au-dessous de l'art; il se dégrade en les peignant ". » D'un coté elle regrette que « la scène française soit la seule où les limites des deux genres, du comique et du tragique, soient très fortement prononcées ''■ » ; de l'autre, elle prétend que les spectateurs français n'admettraient pas le mélange : « C'est en vain qu'on les préviendrait qu'une scène comique est destinée à faire ressortir une situation tragique : ils se moqueraient de l'une sans attendre l'autre^'. » Elle trouve enfin le drame inférieur àla tragédie : <( Le drame est à la tragédie ce que les figures de cire sont aux statues; il y a trop de vérité et pas assez d'idéal ; c'est trop, si c'est de l'art, et jamais assez pour que ce soit de la nature ". »