‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 58 sur 256 · De rAllemagne, p · texte numérisé non relu

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Ce livre manque d'idées fécondes. Mme de Staël constate les défauts sans indiquer les remèdes topiques : elle voit, par exemple, les inconvénients de l'alexandrin \ et conclut : « Il serait donc à désirer qu'on pût sortir de l'enceinte que les hémistiches et les rimes ont tracée autour de l'art ^. » C'est revenir à la tragédie en })rose.

Mme de Staël ne devine pas le grand mouvement qui va changer le but de l'artiste, et répudier la théorie de l'art pour l'art : elle ne veut pas que le théâtre vise à être utile ^. En somme, il ne devait rester de ce livre qu'une bonne idée — « En faisant connaître un théâtre fondé sur des principes très différents des nôtres, je ne prétends assurément ni que ces principes soient meilleurs, ni surtout qu'on doive les adopter en France ; mais des combinaisons étrangères peuvent exciter des idées nouvelles '' », — et une bonne intention : Mme de Staël désire qu'on trouve des pièces « qui puissent ébranler à la fois l'imagination des hommes de tous les rangs ■' ».

Avec Manzoni, la discussion change de caractère; jusqu'à lui elle avait été dogmatique et théorique : fallait-il croire ou non aux unités? Manzoni se demande si elles sont bonnes pour le public, et pour l'auteur. Dans la préface du Comte de Carmagnola, et surtout dans la « Lettre à M. Chauvet sur les Unités », Manzoni, tout en s'inspirant souvent de Schlegel, expose des théories originales.

Il se plaint qu'on gâte à plaisir l'esprit du pubhc,

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