‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 6 sur 256 · LES THEORIES · texte numérisé non relu

LES THEORIES

explications de Corneille sur la Poétique d'Aristote, et démontre victorieusement que l'auteur tragique n'y a rien compris. Il est inutile de discuter pied à pied avec Lessing et de défendre le poète français contre le critique allemand. Ce serait imiter le défaut capital de Lessing et faire de la littérature une question de nationalité. Admettons même qu'il ait raison : à la traduction française « la tragédie est l'imitation de quelque action sérieuse employant la crainte et la pitié pour purifier les passions ' », préférons, s'il le faut, Tinterprétation de Lessing « pour purifier ces passions - ». Lessing est certainement meilleur philologue que notre poète -^ Il s'indigne de ce que, au lieu d'expliquer fidèlement Aristote, Corneille « énerve, émousse, dissèque, et fait évanouir une à une » les règles du critique grec ^', cela, sous prétexte « de n'être pas o])ligé de condamner beaucoup de poèmes que nous avons vu réussir sur nos théâtres ^ ». Mais que voulait donc Corneille? concilier la pratique de son théâtre avec les théories d'Aristote, et répondre aux pédants comme l'abbé d'Aubignac. Nous ne regrettons qu'une chose :

blenient que c'est « pour amuser les baleines delà critique allemande » (Dramatw'fjie, p. 377). Laissons le critique de Hambourg- vider avec ses compatriotes cette querelle d'Allemand.

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