Dramaturgie, p
U. Corneille, l. 1, p. (33.
c'est qu'au lieu de perdre son temps à comprendre l'incompréhensible, Corneille n'ait pas répondu à ses adversaires :
Je prétends Qu'Aristote n'a point d'autorité céans.
Au fond, c'est bien ce qu'il pense, et ce qu'il insinue dans son Discours de la tragédie ^
Gomme Corneille, Racine eut beau voir la vérité, et dire « la principale règle est de plaire et de toucher; toutes les autres ne sont faites que pour parvenir à cette première ^ », en réalité il fit comme son siècle, et accepta les théories des anciens. C'était un premier pas dans la voie des conventions peu nécessaires. Si ces règles en effet étaient fatales, imposées par la nécessité de la raison, pas n'était besoin de les promulguer : ceux qui ne s'y seraient pas conformés n'auraient pu faire des pièces viables. On habitua donc le spectateur à exiger des tragédies une régularité inutile; il y fallut même du temps : en 1657, l'abbé d'Aubignac remarque que « cette règle de l'unité de lieu commence maintenant à passer pour certaine - » .